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Archive de l’auteur admin

monde, univers

Pause méditation du 26 octobre 2020

Une méditation proposée par notre frÚre Raphaël.

« Aimer le monde Â»

Comment pouvons-nous ne pas aimer le monde si ce monde est un don que le PĂšre a fait au Fils et qu’il a crĂ©Ă© pour Lui, le Lui remettant, et le Lui destinant ? Comment pouvons-nous ne pas aimer le monde, si Dieu lui-mĂȘme l’a aimĂ© au point de lui donner son Fils bien-aimĂ© ?
Comment pouvons-nous ne pas aimer le monde, si ce monde est la matiĂšre par laquelle nous devons construire le Royaume de Dieu ?

Les anciens auteurs chrétiens disaient : « En Dieu il y a un abßme de paternité », car le PÚre regarde toujours miséricordieusement notre monde avec toutes ses peines, ses péchés et sa perdition et donne son fils premier-né afin que le monde soit sauvé et renouvelé.
Le regard du pĂšre doit devenir notre regard sur le monde et sur ce qui s’y passe, mĂȘme le mal, « car le Dieu Tout-Puissant (
), puisqu’il est souverainement bon, ne laisserait jamais un mal quelconque exister dans ses Ɠuvres s’il n’Ă©tait assez puissant et bon pour faire sortir le bien du mal lui-mĂȘme. » Saint Augustin.

« Nous savons d’autre part que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. » Rm 8,28

Donc, dans le monde, pour un cƓur qui aime Dieu, rien ne s’oppose Ă  Lui, si ce n’est le pĂ©chĂ©, commis et poursuivi consciemment en tant qu’objectif.
Lorsque quelqu’un dĂ©cide dĂ©libĂ©rĂ©ment de faire le mal, il se place contre Dieu et contre le monde. Il n’y a rien dans le monde qui soit un obstacle Ă  notre rapport avec Dieu, si ce n’est le mal volontairement accompli. Et mĂȘme ce mal – une fois commis – devient pour Dieu l’occasion d’en tirer du bien.
Un chrĂ©tien sait que le mal existe, mais il ne se laisse jamais arrĂȘtĂ© par lui.

Prier dans le monde de Antonio-Maria Sicardi, o.c.d.
hors-sĂ©rie Vives Flammes, Éditions du Carmel, 2015.

taizé, priÚre, aimer

Pause méditation du 19 octobre 2020

Une mĂ©ditation proposĂ©e par notre sƓur Élisabeth.

« Se dire prĂȘt Ă  aimer beaucoup de gens tout en refusant de les aimer tous, montre qu’on n’a pas compris de quelle nature est cet amour dont JĂ©sus parle.
L’amour proposĂ© par l’Évangile est sĂ»rement exigeant mais se rĂ©alise toujours au niveau oĂč chacun se trouve et non pas comme un idĂ©al qu’on gĂ©nĂ©ralise. Chaque ĂȘtre humain porte une aspiration Ă  l’amour. Quelles que soient ses capacitĂ©s, quelle que soit son histoire, au fond de son ĂȘtre se trouve inscrite une conscience de l’amour. MĂȘme celui qui est Ă©garĂ© garde en lui une attente, le dĂ©sir de rencontrer le vĂ©ritable amour et de pouvoir aimer. »
Extrait d’une mĂ©ditation de frĂšre François de la CommunautĂ© de TaizĂ©.

PĂšre, aide-nous, s’il te plaĂźt, Ă  vivre et Ă  donner cet amour vĂ©ritable.

Donne-nous, Seigneur, un cƓur nouveau,
Mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau.


Élisabeth

amour inconditionnel, coeur

Pause méditation du 12 octobre 2020

Une mĂ©ditation proposĂ©e par notre sƓur CĂ©line.

L’insensĂ© de l’amour

On pourra dire ce qu’on veut,
l’amour n’a pas de sens


Venir Ă  ce monde (non pas naĂźtre)
tout en attendre
pour croĂźtre (non pas grandir)
pour entrevoir l’Autre (non pas rencontrer).

On pourra dire ce qu’on veut,
l’amour n’a pas de sens


Embrasser un·e autre, une carriÚre,
tout en attendre
pour croĂźtre (non pas grandir)
pour entrevoir la vie (non pas la comprendre).

On pourra dire ce qu’on veut,
l’amour n’a pas de sens


Être accueilli·e un jour,
sans Ă©tiquette ni case Ă  remplir,
sans passeport ni certificat d’origine,
au delà des limites acceptées
au delà des images froissées.

Juste pour ĂȘtre.

On dira ce qu’on veut,
l’amour n’a de sens que lorsqu’il est inconditionnel.


CĂ©line

merci

Pause méditation du 5 octobre 2020

Le premier lundi de chaque mois, nous entrons dans la poésie de notre frÚre Philippe.

19

Étonne-toi chaque jour
d’ĂȘtre encore lĂ , vivant


N’oublie pas les heures de plĂ©nitude
lumineuse et paisible,
que les mots ne pouvaient traduire


TrĂ©sor encore intact aujourd’hui,
Respiration de l’infini
au creux de ton corps


Mais ne relĂąche pas ta vigilance :
faible et fragile comme tu es,
c’est toujours le moment d’Ă©chapper Ă  la peur,
Ă  l’engourdissement,
Ă  l’Ă©troitesse de tes pensĂ©es


C’est toujours le moment
d’accueillir un Secours et de remercier


Il y a toujours Ă  redescendre
tout au fond de toi-mĂȘme
à la rencontre du Mystùre


C’est Lui qui, chaque fois,
renouvelle la confiance,
ton regard sur ta vie, sur le monde

Lui qui rĂ©veille en toi la joie d’aimer



Philippe

beauté humanité Jésus

Pause méditation du 28 septembre 2020

Une méditation proposée par notre frÚre Raphaël.

« Dieu doit toujours rester pour nous en chantier. »

Dire d’un homme qu’il est Dieu n’a pas en soi grand intĂ©rĂȘt.

Il en va diffĂ©remment lorsque nous confessons que l’homme qui est Dieu est un homme crucifiĂ©. Nous avons Ă  confesser et penser Dieu Ă  partir du CrucifiĂ©. On peut essayer de dĂ©douaner Dieu de la souffrance de JĂ©sus en faisant de l’humanitĂ© de JĂ©sus le seul lieu de sa souffrance, en empĂȘchant que cette question ne dĂ©borde ce cadre. Mais nous pouvons aller plus loin : penser que la souffrance de JĂ©sus affecte, change, bouleverse ce que nous savons de la rĂ©alitĂ© mĂȘme de Dieu. En JĂ©sus, c’est Dieu lui-mĂȘme qui est engagĂ© dans la souffrance. La Croix ne nous contraint-elle pas Ă  changer notre reprĂ©sentation de Dieu ?

Au cours des premiers siĂšcles de l’histoire de l’Église, plusieurs croyants ont estimĂ© que JĂ©sus ne pouvait pas ĂȘtre Dieu Ă©gal au PĂšre. Cette thĂšse pouvait ĂȘtre soutenue Ă  partir des limites dont tĂ©moigne la vie historique de JĂ©sus : celui-ci ignore, par exemple, le jour du Jugement, JĂ©sus se fatigue, JĂ©sus connaĂźt l’angoisse. Tous ces aspects de la vie du Christ sont jugĂ©s incompatibles avec l’affirmation de sa divinitĂ©. La foi de l’Église n’a pas retenu ce point de vue. Ce qui est en jeu dans ce dĂ©bat est plus la nature de Dieu que l’humanitĂ© de JĂ©sus. Lorsqu’on dit de Dieu qu’il est infini, incommensurable, immuable, sans commencement ni origine, etc., on comprend ces affirmations de telle sorte que Dieu ne peut pas entrer dans nos limites humaines.

Or, pour la foi chrĂ©tienne, ĂȘtre limitĂ©, souffrant, affectĂ© par l’ignorance et l’angoisse, tous ces modes humains d’exister n’ont pas Ă©tĂ© jugĂ©s incompatibles avec le fait d’ĂȘtre Dieu puisque nous confessons de JĂ©sus qu’il est Dieu Fils de Dieu. Autrement dit, il ne faut pas partir de notre idĂ©e de Dieu, qu’elle soit philosophique ou mĂȘme issue de l’Ancien Testament, pour dĂ©clarer que JĂ©sus est Dieu, Fils de Dieu, mais il nous faut rĂ©inventer notre idĂ©e de Dieu Ă  partir de l’humanitĂ© de JĂ©sus, et donc aussi de l’humanitĂ© crucifiĂ©e de JĂ©sus. Il nous faut perpĂ©tuellement remettre en cause nos reprĂ©sentations de Dieu Ă  partir de JĂ©sus. Dieu doit toujours rester pour nous en chantier.


Alain Durand
in Dieu choisit le dernier
Éditions du Cerf, 2010.

méditation, patience

Pause méditation du 21 septembre 2020

Une mĂ©ditation proposĂ©e par notre sƓur Loan.

« Qu’il vous soit fait selon votre Foi. »
Matthieu 9, 29

Toute histoire humaine commence bien par : Il Ă©tait une Foi(s)

Ne dit-on pas que la Foi VĂ©ritable soulĂšve et transporte les montagnes ?
Alors j’imagine que la mauvaise foi fait facilement une montagne d’un trou de souris.

Combien de fois Seigneur j’ai doutĂ© de toi, moult fois, et Ă  force de redouter cela finissait par devenir redoutable.

Combien de fois Seigneur j’ai cru que tu m’avais abandonnĂ©e, alors que c’est en m’abandonnant dans tes bras que j’ai retrouvĂ© l’abondance de la VIE.

Combien de fois Seigneur j’ai cru que tu ne m’entendais pas alors que c’Ă©tait moi qui n’Ă©tais pas Ă  l’Ă©coute de ta parole.

Combien de fois Seigneur j’ai laissĂ© mes cinq sens (ouĂŻe, vue, odorat, toucher, goĂ»t) s’altĂ©rer en raison de mon sixiĂšme sens qui est mon Ă©tat d’esprit dĂ©plorable quand je me juge et juge mon prochain
 plutĂŽt que de mĂ©diter ta parole : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugĂ©s » Matthieu 7, 1.

C’est pourtant bien toi qui nous a donnĂ© la Foi et aimĂ©s le premier.

Béni sois-tu pour ta Patience infinie envers notre humanité si pauvre parfois.
Loué sois-tu pour ta Miséricorde face à nos tribulations dans le monde.
Je te rends grĂące pour un jour Ă  la fois, pour ce bonheur d’avoir rĂ©veillĂ© mon Ăąme d’enfant qui se rĂ©jouit de vivre en ton Amour infiniment bon.

Je t’aime JĂ©sus le Christ.
Sororellement et fraternellement.

Je vous embrasse chaleureusement,
votre sƓur Loan.



photo Zorka Hereford

Pause méditation du 14 septembre 2020

Une mĂ©ditation proposĂ©e par notre sƓur Marie-AgnĂšs.

Les entrailles de Dieu

Je te loue, Seigneur, de n’avoir jamais donnĂ© de justification
au mal mais d’avoir, en lieu et place de tout discours, exposĂ©
tes entrailles Ă  la souffrance humaine

Je te loue, toi le Dieu incarnĂ©, de t’ĂȘtre affranchi des prisons
de nos théologies pour venir vivre
dans les limites que pose un corps, le vertige de l’insĂ©curitĂ©

Je te loue, toi le Dieu d’ici et de maintenant,
de supporter la déchirure de la vraie compassion de laisser
Ă  nos douleurs l’espace pour s’exprimer
sans nous pousser pour ton confort,
dans les bras d’une consolation prĂ©fabriquĂ©e

Je te loue, toi le Dieu de la dĂ©licatesse, d’avoir pour nos blessures
le respect d’un blessĂ©
et d’ouvrir, dans le mĂȘme temps, le cercueil
des jours oĂč nous voulons nous enfermer.

Marion Muller Colard

eau sous le sable

Pause méditation du 7 septembre 2020

En cette rentrĂ©e, nous reprenons notre cheminement mĂ©ditatif avec les propositions de nos frĂšres et sƓurs. Le premier lundi de chaque mois, nous entrons dans la poĂ©sie de notre frĂšre Philippe.

18

De nouveau angoissé, désespéré ?
C’est la Vie en toi, le Grand Vivant
qui crie pour que tu Le délivres,
Et tu L’as oubliĂ© !

Écoute-Le te murmurer :
« S’il te plaĂźt, aie pitiĂ© de Moi,
demande vite de l’aide !
Ne Me laisse pas longtemps dans cet Ă©tat,
ce désert sans chemin


Si tu ne veux pour toi,
fais-le pour Moi

Je ne veux pas mourir !

Ma soif est grande
quand tu laisses ta fatigue
et la peur t’envahir


Il y a de l’eau sous le sable
pour nous désaltérer,
nous réjouir et nous rassurer

Alors ne te lasse pas de creuser !

Fais-le pour Moi qui t’ai crĂ©Ă©
et portĂ© jusqu’ici dans Mes bras
 »


Philippe

Un Ă©tĂ© spirituel avec… Autrement, Dieu · 18

Depuis le 15 juillet, au rythme d’un Ă©pisode tous les trois jours, vous avez dĂ©couvert sur communion-bethanie.org des extraits de Autrement, Dieu du pĂšre RaphaĂ«l Buyse pour nourrir votre Ă©tĂ© spirituel.

Cette aventure a pris fin le 1er septembre et reste consultable sur notre site jusqu’Ă  la fin du mois.

Et puis ce matin, une surprise…
Un message du pÚre Raphaël Buyse spécialement pour vous.


Le « feuilleton de l’étĂ© » se termine ici


Il reste Ă  poursuivre la marche.
Et à « partir vers ce qui arrive ».
L’évangile n’attend pas. L’humanitĂ© non plus.
Ne pas nous attarder.
Changer de point d’appui. En risquant s’il le faut quelques pas de cĂŽtĂ©.

PÚre Raphaël Buyse

Il reste Ă  dĂ©couvrir jour aprĂšs jour le goĂ»t d’une Parole qui donne envie d’aimer pleinement le monde d’aujourd’hui jusque dans des incohĂ©rences et ses tĂątonnements.

Il reste Ă  croire, inconditionnellement, que chaque ĂȘtre humain, dans son histoire singuliĂšre, est saluĂ© par JĂ©sus-Christ et sauvĂ© par le PĂšre de toute vie.

Il reste Ă  nous tenir avec d’autres dans une foi humble et joyeuse, nous exposant au Souffle du Vivant qui renverse, Ă©lĂšve et comble : Marie de Nazareth l’avait compris.

Il reste Ă  accueillir Ă  joie nouvelle cette parole entendue il y a longtemps, parole des origines : un « je veux que tu sois », un « je veux que tu vives », toujours Ă  l’ordre du jour de Dieu.

L’ailleurs oĂč l’homme de Nazareth nous donne rendez-vous n’est pas « un autre lieu » que celui oĂč la vie nous place. C’est une « autre » façon d’ĂȘtre et de regarder la vie.

Je vous souhaite une bonne rentrée.

PÚre Raphaël Buyse
auteur de Autrement, Dieu


















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ou en ligne via La Procure
Autrement, Dieu
PÚre Raphaël Buyse
Éditions Bayard, collection J’y crois.

Du mĂȘme auteur, paru le 2 septembre 2020…

« Tu m’as demandĂ© un jour, Samuel, “c’est quoi, la vie ?” Tu venais de traverser une lourde Ă©preuve, mais tu gardais en toi le dĂ©sir profond de rebondir, de ne plus rien gĂącher et d’ĂȘtre heureux, enfin. J’ai voulu te parler de Madeleine DelbrĂȘl

Une femme Ă©tonnante qui mit en acte sa foi dans les rues d’Ivry-sur-Seine au siĂšcle dernier. Une assistante sociale. Une mystique. Bien plus que cela en fait. Son expĂ©rience spirituelle marquĂ©e par un amour profond de l’Ă©vangile et de ses contemporains est une source d’inspiration pour vivre et dĂ©couvrir que toute vie est prise, bĂ©nie, rompue et appelĂ©e Ă  ĂȘtre donnĂ©e. Ce qu’est la vie pour Madeleine DelbrĂȘl ? L’entrĂ©e d’“une foule immense dans notre cƓur”. Laisse-moi te raconter, Samuel

»

A découvrir chez votre libraire,
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Toute cette foule dans notre cƓur
PÚre Raphaël Buyse
Éditions Bayard.

PrĂȘtre du diocĂšse de Lille, RaphaĂ«l Buyse est membre de la FraternitĂ© diocĂ©saine des parvis.



La Communion BĂ©thanie tient Ă  remercier tout spĂ©cialement le pĂšre RaphaĂ«l Buyse et les Éditions Bayard.

Un été spirituel avec
Autrement, Dieu, une série proposée par la Communion Béthanie disponible sur le site communion-bethanie.org du 15 juillet au 30 septembre 2020.

Message de rentrĂ©e – Écouter le mouvement de la vie

« Être Ă  l’Ă©coute », c’Ă©tait mon engagement lors de mon entrĂ©e dans le Temps de Nazareth, le 9 dĂ©cembre 2018. C’Ă©tait le service auquel je me sentais appelĂ©e alors auprĂšs de mes sƓurs et de mes frĂšres en Communion BĂ©thanie et dans le monde.

« Être Ă  l’Ă©coute », c’est plus que jamais ma vocation singuliĂšre, au sortir de ce temps si particulier, aprĂšs des mois d’existence pas comme les autres, Ă  ceci prĂšs que je parlerais plus volontiers aujourd’hui de « l’Ă©coute du mouvement de la vie Â».

Laissez-moi, en cette rentrée, tenter de vous emmener avec moi dans cette mise en mouvement


Nous avons connu
 l’obligation de rĂ©duire nos dĂ©placements, de renoncer Ă  certaines de nos activitĂ©s. Nous avons dĂ» nous habituer Ă  ne rien pouvoir programmer, ni anticiper.
Lorsque les conditions le permettaient pourtant, ralentir notre rythme de vie nous a conduits à redécouvrir le silence extérieur et à goûter au silence intérieur.
La Vie alors s’est faite MaĂźtre dans l’apprentissage de l’accueil de l’inattendu, dans le consentement Ă  ne pas savoir, Ă  ne pas pouvoir, Ă  nous laisser faire par les circonstances
 et Ă  accueillir ce qui est.

Chacun, chacune, nous avons pu entendre l’invitation simple Ă  vivre, au jour le jour, instant aprĂšs instant, dans le prĂ©sent, en proximitĂ© avec nos trĂšs proches, avec nous-mĂȘmes et avec le Vivant. Invitation Ă  ĂȘtre lĂ , simplement, Ă  goĂ»ter chaque jour la Vie ĂȘtre en nous. Sans vouloir la possĂ©der, la contrĂŽler. S’enraciner dans ce que nous portons de plus prĂ©cieux au plus profond de nous-mĂȘmes, le Souffle du Vivant. Et nous mettre Ă  Son Ă©coute.

Le chemin pour cela, nous le connaissons : nous retirer Ă  l’intĂ©rieur de nous-mĂȘmes et nous rendre prĂ©sent Ă  Sa prĂ©sence, dans le silence.
Accueillir le présent de Sa présence à chaque instant présent.
Nous rendre pleinement disponible, corps et ùme, attentifs à la Présence lumineuse du Souffle.

De lĂ , consentir (et non se soumettre ou subir) au non-savoir, au non-pouvoir, au non-comprendre dans l’immĂ©diat.
Nous laisser dĂ©samarrer et dĂ©pouiller de l’inessentiel.

Puis, suivre le mouvement de la Vie ! Trouver l’Ă©quilibre entre l’intĂ©rieur et l’extĂ©rieur, l’immobilitĂ© et la mobilitĂ©, la solitude et la relation.

Parfois, la route dĂ©bouche sur l’un de ces carrefours de l’existence oĂč la Vie parle. Qui sait si le temps que nous venons de vivre dans l’immobilitĂ© du confinement ou encore ce temps de rentrĂ©e, n’en sont pas, de ces carrefours ?
Alors quoi ? Sinon s’y tenir un instant et risquer ensuite des pas nouveaux ?
Marcher Sa parole en Sa présence.
Vibrer la lumiĂšre que nous sommes.
Se laisser mettre en actes par le Souffle du Vivant.
Ne pas empĂȘcher la musique que l’on porte au fond de soi de rĂ©sonner : Ă©couter le chant que nous recevons de la Source, les vibrations qui nous relient Ă  tous les ĂȘtres vivants, et offrir au monde, aux autres, sa note particuliĂšre, sa couleur singuliĂšre, parce qu’unique et essentiel Ă  la co-Ă©criture de la Symphonie de la Vie Ă  laquelle nous convie le Vivant.

C’est permettre la Vie en soi et autour de soi qui fait de nous des passeurs et des passeuses de Vie.

Nous avons je crois la responsabilité de nourrir quotidiennement notre cƓur et nos sens de beautĂ©, de lumiĂšre, d’amour et le choix du mouvement.

Ainsi

Marchant sur le chemin vers la Vie, en FraternitĂ©, en SororitĂ©, avec nos fragilitĂ©s, nos fractures, nos doutes, nos ombres, et en mĂȘme temps nos forces, nos dĂ©couvertes, nos couleurs, nos espĂ©rances ;

Marchant au rythme du Souffle du Vivant, dans l’accueil confiant de l’inattendu, de l’imprĂ©vu, qui peut parfois ĂȘtre chaotique, mais toujours abritant des braises qui ne demandent qu’Ă  reprendre vie ;
Vivant un monachisme intĂ©riorisĂ©, un monachisme du cƓur, dans la contemplation de JĂ©sus ;

Vivant la prĂ©sence de Dieu en plein monde ;
GoĂ»terons-nous Ă  toutes les promesses de nos chemins d’engagement ou d’amitiĂ© en Communion BĂ©thanie et dans nos communautĂ©s respectives !

Une trÚs bonne rentrée à toutes et à tous !

LĂŠtitia,
votre sƓur en Communion BĂ©thanie.

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