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Archive de l’étiquette Pause méditation

Pause méditation du 18 novembre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Céline.

DU SILENCE ET DES MOTS (MAUX)

ne lis pas ceci, ma sœur, mon frère,

si tu es (pré) occupé·e
si tu n’as pas 5 minutes devant toi
si tu lis entre deux autres messages

ne lis pas ceci, ma sœur, mon frère,

si tu ne peux fermer les yeux
et, dans le même temps, ouvrir ton cœur
si tu ne peux retrouver ton souffle ;

lis ceci,

si tu peux faire silence
écouter sans faire de bruit
te faire petit·e et presque te faire oublier

lis ceci,

tout doucement,

pour faire silence,

respirer profondément,

sentir chaque recoin de ton corps,

apaiser le tumulte de ton esprit,

entendre les mots à maux et te résoudre à la prière silencieuse pour aimer vraiment.

Céline

Bernard Ugeux

Pause méditation du 11 novembre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

Accueillir la fragilité… La sienne, celle des autres.

De ceux qui nous la montrent, nous la confient. De celle, celui qui la cache ou qui en a honte mais que nous devinons parce que nous sommes proches de lui.

Accueillir notre propre fragilité. Donc la reconnaître, ne pas la nier ni la fuir, ni faire semblant d’être plus fort. Mais essayer de l’apprivoiser, de ne pas la juger ni de la craindre, mais de l’identifier, peut-être même de la nommer.

« Traverser la fragilité », ne pas s’y enfermer mais parcourir un exode, sachant qu’on ne s’en libère jamais totalement…
« Vivre avec » non pas avec une tare mais une limite et une chance à la fois. Car notre fragilité est aussi une brèche qui peut nous ouvrir à l’autre, quand elle ne nous enferme pas sur nous-mêmes.

Elle nous révèle alors que, de par notre humanité, nous ne pouvons pas nous en sortir seul.
Elle peut aussi être une invitation à aller à la rencontre de la fragilité de notre semblable.

Bernard Ugeux, extrait de « Traverser nos fragilités »


Pause méditation du 4 novembre 2019

Les premiers lundis du mois, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.

-12-

Ô Toi La Vie, T’ai-je bien entendue ?
Suis-je bien réveillé ?
Ai-je bien répondu ?

J’écoute … et c’est toujours la même Voix :
« Pourquoi avoir peur ?
Si Je n’étais pas là
en permanence au fond de toi,
tu cesserais aussitôt d’exister …

Nous sommes Un depuis toujours …
Je suis le sang de tes veines,
Je suis tes larmes,
le chant de ton corps quand tu aimes,
l’âme de l’autre que tu viens de croiser …

Nous sommes Un depuis toujours,
mais il est si facile de M’oublier …

Alors je t’en prie, lâche ton fardeau,
sans quoi tu ne pourras pas M’accueillir …
et puis laisse-Moi faire …

Je suis là pour t’apaiser …
ton devenir, c’est Mon affaire,
depuis toujours ! »

Philippe

Pause méditation du 28 octobre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

Tous les jours,
accueillir, offrir la grâce d’un sourire,
la confiance d’une main tendue,
l’appel d’une parole, le don d’une présence,
la force tendre d’une étreinte,
la nouveauté d’une rencontre…
et tous les jours devenir humain…

Tous les jours,
choisir de gagner la paix au cœur même des conflits
où vérité et justice sont en cause.
Oser pleurer parfois
de la souffrance qui nous étreint,
de la misère de l’autre,
de l’insensé du monde…

Tous les jours,
oser traverser nos larmes jusqu’à irriguer nos sols trop secs
et les terrains pierreux du monde.
Vouloir y croire, envers et contre tout,
et savoir deviner les premiers signes de toute relèvement.
Et tous les jours redevenir humain.

Tous les jours,
risquer l’aventure d’être soi-même, être fragile et passionné,
jardinier de la vie en nous ensemencée,
un, unique, parmi d’autres et avec eux,
risquer l’aventure de la rencontre,
êtres manquants et solidaires, jardiniers de la vie
les uns par les autres fécondée,
tendus vers l’accomplissement de tous et de chacun,
Et tous les jours, ensemble, créer de l’Homme.

Auteur inconnu, lu sur le site 

Pause méditation du 21 octobre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Françoise.

Écouterons-nous l’appel venu du temps de l’Évangile : « N’éteignez pas l’Esprit » ?
Pénétrés par le souffle de l’Esprit Saint,
comprendrons-nous qu’il nous travaille,
nous sort de l’obscurité,
et nous porte vers la lumière ?
 
Jamais dans l’Évangile, le Christ n’invite à la tristesse ou à la morosité.
Tout au contraire, il rend accessibles une paisible joie
et même une jubilation dans l’Esprit-Saint.
 
Frère Roger – En tout la paix du cœur

Pause méditation du 14 octobre 2019

Une méditation

Toi mon frère, toi ma sœur,
Sais-tu que tu es l’ami de Dieu ?
Il te précède et t’accompagne.
Dans ta peur, Il est une danse.
Dans ton désert, Il est espérance.
Dans tes joies, Il est sourire.
Dans ton attente, Il est le désir.
Dans ta peine, il sèche tes larmes.
Dans ton combat, il te désarme.
Dans tes projets, Il est chemin.
Dans tes nuits, Il est le matin.

Antoine Nouis

Pause méditation du 7 octobre 2019

Les premiers lundis du mois, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.

-11-

Une autre journée commence …
et toujours en toi ces remous,
cet enfant apeuré, inconsolé …
 
Alors prends le temps de te poser …
accompagne lentement ta respiration …

La voix qui cherche à t’effrayer
ou à te flatter,
ne l’écoute pas !

Laisse tout ressenti, toute pensée
se dissoudre lentement …

Un Secours est possible :
laisse-Le revenir …

…goûte à présent le Silence,
laisse-Le agir au fond de toi dans le secret …

…et regarde : déjà peu à peu
le calme revient …
cadeau gratuit …
Courant de Vie renouvelé,
délivrance …
force pour aimer …

Philippe

Pause méditation du 30 septembre 2019

Une méditation.

La peur

On dit qu’avant d’entrer dans la mer une rivière tremble de peur. Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru, depuis les sommets des montagnes, la longue route sinueuse qui traverse des forêts et des villages et devant elle, elle voit un océan si vaste, qu’y pénétrer ne parait rien d’autre que devoir disparaître à jamais.

Mais il n’y a pas d’autre moyen. La rivière ne peut pas revenir en arrière. Personne ne peut revenir en arrière. Revenir en arrière est impossible dans l’existence.

La rivière a besoin de prendre le risque d’entrer dans l’océan parce que c’est alors seulement que la peur disparaîtra, parce que c’est là que la rivière saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan.

Khalil Gibran (voir sur Wikipédia)
Source : COOPBELSUD

Pause méditation du 23 septembre 2019

Une méditation.

Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise,
si tu crois qu’être différents est une richesse et non un danger,
si, pour toi, l’étranger est un frère qui t’est proposé,
si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas,
si tu partages son pain et que tu sais joindre un morceau de ton cœur,
si tu sais accepter qu’un autre te rende service,
si la colère est pour toi une faiblesse et non une preuve de force,
si tu refuses de battre la coulpe sur la poitrine des autres,
si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance,
si tu préfères être lésé que de faire du tord à quelqu’un,
si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge,
si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros,
si tu crois que l’amour est la seule force de dissuasion,
si tu crois que la paix est possible,
alors la paix viendra.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

Pause méditation du 16 septembre 2019

Une méditation-prière.

Il y a des jours, Seigneur, où je ne sais plus rien.
Je ne sais plus ce que je suis, qui je suis.
Je ne sais plus pourquoi je suis là et où je vais.
 
Oh! Ce n’est rien, Seigneur, presque rien,
juste un peu de lassitude,
comme un ciel de nuit dans le midi de ma vie.
 
Alors, j’ai envie d’ouvrir une fenêtre,
une fenêtre sur l’ailleurs,
sur l’ailleurs de moi,
sur l’ailleurs de mon quotidien.
 
Apprends-moi, Seigneur,
à ouvrir le sens de ma vie, comme une route.
Pas une route facile, je le sais.
 
Il y aura toujours, malgré moi, de temps en temps,
la soif, la fatigue et la faim.
Mais, je sais aussi, qu’il y aura toujours au fond de moi,
cette force qui me fait tenir debout,
car, j’en suis sûr, le soir venu, tu seras là, à l’étape.
Alors, peut-être qu’autour d’une table,
en rompant le pain avec d’autres,
je trouverai un sens à ma vie.
 
Robert Riber

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