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Pause méditation estivale du 12 juillet 2021

amandier

Pause méditation estivale du 12 juillet 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière de l’amandier
Jérémie 1, 5-12

Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant même que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Et je dis : Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant !

Le Seigneur reprit : Ne dis pas « Je suis un enfant ! » Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai ; tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras. Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche. Il me dit : Voici, je mets dans ta bouche mes paroles ! Vois : aujourd’hui, je te donne autorité sur les nations et les royaumes, pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter.

La parole du Seigneur me fut adressée : Que vois-tu, Jérémie ? Je dis : C’est une branche d’amandier que je vois. Le Seigneur me dit : Tu as bien vu, car je veille sur ma parole pour l’accomplir.


La prière de l’amandier, ce n’est pas d’abord veiller de toutes nos forces (ce qui est le plus sûr moyen de s’endormir), mais entrer dans la veille de Dieu. C’est lui le premier veilleur. C’est lui qui, aujourd’hui encore, veille sur sa parole pour l’accomplir. C’est lui qui se choisit des prophètes n’ayant rien demandé, ne sachant pas parler. C’est lui qui met ses paroles dans leur bouche. Ceux qui, parmi nous, ont été baptisés et configurés au Christ, sont devenus membres d’un peuple de prêtres, de prophètes et de rois.

Tous nous pouvons un jour être amenés à dire cette parole que Dieu a déposée en nous.

Entrer dans la veille de Dieu, c’est lui donner nos bouches pour qu’il y dépose sa parole. C’est devenir des instruments de veille. Devenir avec lui veilleurs, enracinés dans sa veille à lui. Fleurir l’hiver, quand il fait froid encore. Annoncer un printemps auquel personne ne croit.

Donner notre corps à notre Dieu pour qu’il fasse de nos vies des crèches.

Le laisser naître en nous et entre nous, comme un petit enfant tout nu, et sans défense, et veiller sur cette naissance, éblouis comme les jeunes parents le sont. Mais c’est veiller sans crainte, car ce nouveau-né porte le nom de la grande veille de Dieu, l’accomplissement de sa Parole,

« Dieu-avec-nous. »


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

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