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Pause méditation

cailloux, construction, Dieu, équilibre, arche

Pause méditation estivale du 3 août 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« J’ai vu la misère de mon peuple. »
Exode 3, 7

On aimerait que vivre
aille de soi.

Que les cailloux fondent
et que l’amour réponde !

On voudrait aller
dans ses journées

le coeur accordé
et les gestes libres

dans la simple tranquillité
d’être ce que l’on est.

Quelquefois il est vrai,
le miracle s’accomplit.

Pour certains d’ailleurs
plus que pour d’autres.

On perdrait son temps
à questionner cette inégalité.

Regarder plutôt
vers cette clarté d’en haut

qui ne s’habitue pas
à nos obscurités.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides

Pause méditation estivale du 27 juillet 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Me voici. »
Exode 3, 4

On sait si peu
le nom de Dieu,

seulement qu’il est
la question

et parfois une parole
au bout du silence.

On veut parler
et ce n’est déjà plus lui
que les mots emmènent.

Mais on parle
et c’est une trace.

Un jour pourtant,
on risque un
« Me voici. » .

C’est donc
que la rencontre a eu lieu

et que l’on consent enfin
à tutoyer le mystère !


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides



Photo de fdecomite, Traces dans le sable de l’exposition de robots au PASS (Mons, Belgique).

Pause méditation estivale du 20 juillet 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Moïse, Moïse ! »
Exode 3, 4

Seuls les familiers du désert
entendent,
car leur oreille est creusée
par le silence.

Ils ont appris
à se tenir proches
de ce qui les brûle
sans s’y consumer.

Pour recueillir
au fond d’eux-mêmes
la parole
d’avant le commencement

qui les place
dans l’infini de l’amour
en prononçant
leur nom.

Écouter son nom
est un avènement.

Comme une naissance
parmi les vivants.

Il n’est plus basse misère
que de jamais être nommé.

Beaucoup d’ailleurs
en meurent.

Mais on peut affiner son ouïe
et aller plus profond

chercher cette voix
incommensurable
qui porte à rebondir
sur l’ombre ou l’amertume.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides

Pause méditation estivale du 13 juillet 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »
Exode 3, 3

Risquer un détour
par ce qui interroge.

S’exposer à la question,
avant d’exiger la réponse.

La vie fait des signes
qu’il faut lire à genoux,

dans l’humilité de ceux
qui savent s’incliner.

Avancer lentement,
en accueillant ce qui vient,

la caresse
ou l’aiguillon !

Se savoir terreux
et prendre plaisir à cette racine.

La rencontre n’a lieu
que si l’on se baisse

pour dénouer
ses sandales.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides

Pause méditation estivale du 6 juillet 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Je vais faire un détour. »
Exode 3, 3

S’étonner, détonner,
quitter la tonalité courante.

Et prendre le temps
des détours
qui rafraîchissent
le regard…

On peut partir
loin,
se laisser griser
par des saveurs d’ailleurs,

mais
on peut rester
et faire en soi
le chemin.

Là où se tiennent
les résistances
et les broussailles
très anciennes.

On va et on vient
dans sa vie.

Des allées et venues
qui nous tiennent,
nous maintiennent.

Mais si l’urgence cesse ?
Si le temps s’impose soudain
comme une page
blanche ?

S’y dessine alors
l’incontournable appel
à marcher pieds nus
dans le souffle des jours.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides

Pause méditation du 29 juin 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« La joie réside dans une mémoire de l’éternité.
Nous sommes vivants. Réels. »

La joie est un regard divin posé sur le monde,
tout comme un regard divin posé sur le monde
est toujours un regard joyeux…
Tout être est porté par la vie.
Tout être est donc, à ce titre,
porté par un élan d’éternité,
le souffle de ce qui est
étant antérieur à tout ce qui est.

Quand on ne voit plus que soi,
on tend à oublier ce souffle.
On ne finit par ne plus voir qu’une vie
allant irréductiblement vers la mort
et donc vers l’échec.

La joie réside dans une mémoire de l’éternité.
Nous sommes vivants. Réels.
Pourquoi la vie qui nous a rendu ainsi vivantes et réels
devrait-elle nous abandonner ?
Le réel peut-il cesser d’être réel ?


Bertrand Vergely

Pause méditation du 22 juin 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Ce temps n’a pas disparu.
Il est en toi, indestructible. »

Il fut un temps où la nature fortifiait l’homme, l’instruisait, guérissait ses blessures et lui procurait la force de vivre.

Il était empli de compassion et d’amour maternel pour la terre.
Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature se dessèche et devient dur.

Ce temps n’a pas disparu.
Il est en toi, indestructible.
Il suffit de modifier ton regard sur les choses, de faire taire le vacarme du monde et de retrouver la parole du cœur.

Aujourd’hui, les vastes solitudes ont été peuplées par des villes puissantes.
Mais les étoiles restent à la même place dans le ciel et le soleil se lève toujours.

Apprends à contempler ce qui ne change pas, autour de toi, mais aussi à l’intérieur de toi-même, et tu retrouveras l’unité perdue, la sagesse de l’esprit et la santé du corps…


Sagesse amérindienne

Pause méditation du 15 juin 2020

Une méditation proposée par notre sœur Loan.

« Offre à Dieu un sacrifice de louange,
Et acquitte-toi de tes vœux envers le Très-Haut.
Invoque-moi alors au jour de la détresse :
Je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Psaume 50 (49), 14-15.


Loué sois-tu Seigneur pour tous ces signes que tu m’as donnés et dévoilés, alors que je ne te le demandais pas.
Béni sois-tu Seigneur pour tous ces signes que tu m’as donnés et révélés, lorsque je te l’ai demandé.
Je te rends Grâce pour toutes les fois où j’ai fait l’expérience que c’est bien à l’heure la plus sombre de la nuit, que pointe la Lumière de l’aube.
C’est bien toi qui me guides lorsque je suis perdu.e.
Merci du libre arbitre que tu me laisses lorsque je n’en fais qu’à ma tête en te désobéissant.
Merci de ta patience lorsque je reste inconsciemment dans mes erreurs.
Merci pour tes inspirations qui réjouissent mon âme d’enfant.
Merci de m’éclairer sur ta Sainte Trinité.
Toi qui es la VIE, tu m’enseignes que l’avis de la VIE est plus important que mon avis ou celui de l’autre.
Oui, tu es le Tiers Divin, le tiers de la relation qui m’apprend à développer des relations harmonieuses avec mon prochain.
Oui c’est bon de te rendre gloire à chaque instant, pour un jour à la Foi.s.

Je t’aime mon Seigneur et cela me fait du bien, c’est beau et c’est bon…

C’est bien toi le Bon Dieu.


Votre sœur Loan

Pause méditation du 8 juin 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Apprends-moi la bienveillance qui voit le bien avant tout »

Seigneur,
Apprends-moi la douceur,
cette vertu aimable dans les peines
comme dans les joies,
dans l’amitié blessée
comme dans la fidélité heureuse.

Ouvre-moi les yeux,
Ouvre-moi le coeur,
pour que je puisse voir et aimer
tous ceux et celles, que je rencontre,
et qui auraient besoin
de mon amitié, de mon sourire.

Inspire-moi la douce parole
qui ranime, qui relève, qui console
qui encourage, qui fortifie.

Aide-moi à fermer les yeux
devant toute ingratitude,
à donner sans recevoir,
à m’oublier moi-même
pour ne penser qu’au bonheur des autres,
à garder pour moi mes chagrins
et mes soucis pour ne pas en faire un fardeau pour autrui.

Apprends-moi la bienveillance qui voit le bien avant tout,
la patience qui sait attendre et pardonner,
la prévenance attentive qui court au-devant
des désirs et devance les demandes.

Fais que mon influence entraîne
à la vérité, à la bonté et à la beauté,
ceux et celles qui font route avec moi sur le chemin.
Que ma vie, unie à la tienne, témoigne de ton bonheur.


Auteur·e inconnu·e

Pause méditation du 1er juin 2020

Les premiers lundis du mois, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.


17

Parfois, sans en avoir l’air,
un grand calme se fait…
Il arrive on ne sait d’où,
d’un Au-delà de toi
soudain revenu…

Ce n’est pas à toi que tu le dois !
Alors ne va pas trop vite te rassurer
quand la Vie te gâte,
ni te féliciter pour tout cela :
n’oublie pas ta fragilité !

Le courage, la paix, la joie de vivre
échappent à ton emprise…
Alors pour continuer à les recevoir,
n’arrête pas de remercier la Vie,
bien conscient que tu Lui dois tout !

Ainsi disponible, malléable dans ses Mains,
tu laisseras œuvrer en toi
ce mystérieux Amour qui sauve de la détresse…


Philippe

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