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Pause méditation

Pause méditation du 13 septembre 2021

Une méditation proposée par notre sœur Céline.

Qu’attends tu ?

…Mais à cet endroit, en ce moment, l’humanité c’est nous,
que ça nous plaise ou non.
Profitons-en, avant qu’il soit trop tard.
Représentons dignement
pour une fois
l’engeance où le malheur nous a fourré…

Extrait de En attendant Godot, de Samuel Beckett.

Aujourd’hui et maintenant,
lève-toi, ne dors pas,
enlève la corde qui te retiens au cou,
ne te plains pas,

Malgré le mystère de Godot
et son attente absurde,

Relève ton pantalon et vas-y !

Céline

Pause méditation du 6 septembre 2021

Une méditation de rentrée proposée par notre frère Patrick pour clore celles de l’été.

Prière de la vigne
Isaïe 5, 1-7

Je veux chanter pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile.

Il en retourna la terre, en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.

Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne !

Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux raisins pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?

Eh bien, je vais vous apprendre ce que je ferai de ma vigne : enlever sa clôture pour qu’elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu’elle soit piétinée.

J’en ferai une pente désolée : elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie.

La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici le crime ; il en attendait la justice, et voici les cris.

… La prière de la vigne tient en elle à la fois le cri du sang versé et la jubilation de la fête. Elle est la prière du mystère pascal par excellence. Le maître de la vigne, devant la conduite insensée des vignerons homicides, pensait qu’ils épargneraient son fils. Mt 21, 33-43, 45-46. Mais le fils est mort dans la vigne, et son sang versé s’est mêlé aux raisins qui avaient été abandonnés sans soin.

Là s’arrête l’image. Le Christ, en aimant nos vies plus que la sienne, a versé son sang une fois pour toutes. La prière de la vigne, qui peut être une prière de larmes et de sang, est emportée par la prière du Fils unique. Lui seul peut transformer le pire en don. A l’heure de sa mort, il dit à son Père, en parlant des siens qui l’ont trahi : Ils ont gardé ta parole. […] Ils ont cru que tu m’as envoyé. […] Garde-les unis dans ton nom que tu m’as donné. Jn 17

Voilà le véritable fruit de la vigne : le Christ ouvre un avenir inouï, un avenir de fête à ceux qui n’avaient pas d’avenir. Cet avenir commence aujourd’hui.


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

Pause méditation estivale du 30 août 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière du sycomore
Luc 19, 2-6

Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.
Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.

… Le sycomore est une sorte de double de Zachée, son frère de sève en quelque sorte. Et voilà que Zachée va les sauver tous deux. Car Jésus vient, et Zachée a compris que le regard de cet homme-là ne s’arrête pas aux apparences.

Alors, il court et monte dans le sycomore, et grâce à l’arbre disgracieux qui l’élève, Jésus le voit. Il les voit l’un et l’autre tels qu’ils sont.

Il y a du mépris et une pointe de jalousie dans les murmures des pharisiens qui voient Jésus s’inviter chez Zachée. Il y avait cette même pointe de mépris chez les orgueilleux qui, dans le livre d’Isaïe, voulaient reconstruire une ville digne de ce nom, en remplaçant le sycomore par le cèdre. Is 9, 9.

La prière du sycomore, c’est intercéder pour que Zachée et tous ceux qui lui ressemblent soient vus par Jésus.

Or, qu’est-ce que Jésus voit en Zachée ? Il voit l’homme honnête que nous ne voyons pas.

En effet, Zachée ne dit pas qu’il va rendre (au futur) aux pauvres le double de ce qu’il leur aurait pris, mais littéralement (au présent) : Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, Luc 19, 8. Peut-être que Zachée est habituellement généreux, et que seul Jésus s’en est aperçu, alors que nous, nous continuons à lire comme les pharisiens.

Puisse le sycomore nous apprendre à élever ceux qui ne sont vus par personne.


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

Pause méditation estivale du 23 août 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière du palmier
Apocalypse 7, 9-11


Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.

Ils proclamaient à haute voix : Le salut est à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau.

Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu.

… Femmes fortes, femmes violentées. Voilà les histoires des Tamar bibliques, belles et droites comme des palmiers.

La prière du palmier, c’est ce mélange de droiture et de lucidité devant la violence qu’il faut parfois traverser.

Le palmier sait que les victoires sont éphémères, que les distinctions passent, que la beauté s’étiole.
Il sait que la seule victoire est celle de ce roi nu, humilié sur une croix maudite, qui n’a pas choisi cette mort, qui ne l’a pas voulue, mais qui a déposé sa vie dans les mains des siens.

Ceux qui partagent sa victoire, et nul doute que nos Tamar en font partie, peuvent désormais chanter le cantique de l’Apocalypse que, secrètement, les palmes fredonnent avec les anges : Le salut est à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau. Ap 7, 10.


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

Pause méditation estivale du 16 août 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière de l’hysope
Psaume 50 (51), 7-9

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

… Cette petite brindille de rien du tout était immergée dans le sang de l’agneau pascal afin de purifier tout ce que ce sang touchait. Elle porte désormais du vinaigre pour désaltérer le Fils de Dieu à sa dernière heure.

La prière de l’hysope, c’est désigner le Fils comme étant celui qui purifie définitivement nos vies et ce qui est contaminé par la mort. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Ps 33 [34], 6.

Regarder le Fils et vouloir tendre nos vies vers lui c’est déjà être pur. Pendant la Semaine sainte, il n’y a que cela à faire : contempler le Christ qui s’offre, le supplier pour ce monde et ses habitants à la passion desquels Dieu s’associe pour toujours, et s’offrir à sa victoire.

La prière de l’hysope, c’est aussi offrir à boire au Christ, désaltérer notre Dieu. Les exégètes nous assurent que le vinaigre qui lui est offert est vraiment un soulagement et non une torture de plus. Tout ce qui est gratuit, tout ce qui est donné participe à soulager sa soif.

En ces heures saintes où nous célébrons l’infini amour de Dieu pour les siens, offrons nos vies en havres de Paix, où chacun puisse se reconnaître aimé tel qu’il est, délivré définitivement de ce qui tue. Désaltéré. Purifié. Vivant.


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

Pause méditation estivale du 9 août 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière du genêt
Psaume 119 (120), 2-4

Seigneur, délivre-moi
de la langue perfide,
de la bouche qui ment.

Que t’infliger, ô langue perfide,
et qu’ajouter encore ?

La flèche meurtrière du guerrier,
et la braise des genêts.

Peut-être que dans nos vies, il y a comme cela des arbres ou des rencontres minuscules, discrètes, furtives, grâce auxquelles nous avons retrouvé des forces. La prière du genêt, c’est une prière discrète et une intercession
bienveillante pour tous ceux qui vivent dans la fournaise du désert.

Solitude et désert affectif, désert religieux dans des communautés chrétiennes très fragiles mais pourtant fidèles.
Solitude de l’âge.

C’est pour chacun de nous que cette prière du genêt existe.


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

Pause méditation estivale du 2 août 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière du figuier
Jean 1, 45-51

Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? »
Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »

Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

La prière du figuier nous rappelle que toute recherche spirituelle est un secret entre un homme et son Dieu. Cela explique la surprise de Nathanaël : D’où me connais-tu ? Jn, 48.

Le figuier est le témoin de ce que c’est d’être vu par le Christ : c’est être relevé, connu du dedans, innocenté, détaché de tout ce qui tue. Le figuier sait cela, lui qui a entendu cette parole terrible : Que plus jamais aucun fruit ne vienne de toi, Mt 21, 19. Sa stérilité fut maudite !

Ce jour-là, il a compris que la parole du Christ révèle à la claire conscience ce qui se passe au fond de notre cœur et qu’elle sépare en nous ce qui est promis à la vie de ce qui nous rend esclaves. Il a compris que la figue n’était pas le fruit de son effort, qu’il n’en était pas le propriétaire, mais qu’elle était un don qu’il devait accueillir pour en faire cadeau aux passants.

La prière du figuier, c’est de mendier le fruit qu’il pourra offrir à d’autres et de demander à son Seigneur la grâce de savoir accueillir ce fruit, afin de le donner à son tour.


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

chêne

Pause méditation estivale du 26 juillet 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière du chêne
Genèse 18, 1-5

Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente. C’était l’heure la plus chaude du jour.

Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre.

Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.

Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.

Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. »


[…] Le chêne est l’arbre de l’alliance. A son ombre, nous pourrons échanger des confidences et renforcer les liens qui nous unissent. Par son envergure, il couvre ceux qui s’abritent sous son feuillage. Il permet une certaine discrétion bienvenue pour ceux qui se font des serments. Il abrite les amours naissantes, et protège les réconciliations qui s’ébauchent loin du bruit du monde. C’est à son ombre que des visiteurs ont annoncé à Abraham qu’il serait père d’une multitude.

Peut-être certains d’entre nous ont-ils aussi rencontré des anges de passage au pied d’un chêne ?

Peut-être le chêne nous invite-t-il à une prière extrêmement simple et paisible, pour que Dieu bénisse ce monde que nous aimons et permettre que nous sachions vivre de cette Alliance qu’il a scellée par son Fils sur le bois de la Croix ?


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

Pause méditation estivale du 19 juillet 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière du cèdre
Psaume 91, 8-16

Les impies croissent comme l’herbe,
ils fleurissent, ceux qui font le mal.

Mais pour disparaître à tout jamais.
Toi, qui habites là-haut, tu es pour toujours le Seigneur.

Vois tes ennemis, Seigneur, vois tes ennemis qui périssent,
et la déroute de ceux qui font le mal.

Tu me donnes la fougue du taureau,
tu me baignes d’huile nouvelle :

J’ai vu, j’ai repéré mes espions,
j’entends ceux qui viennent m’attaquer.

Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;

Planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur pour annoncer :

Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher !


[…] Peut-être le bois de la Croix en était-il ? Nul ne peut le dire. Le cèdre peut aussi être une figure de l’orgueil. Ezékiel compare Pharaon à un cèdre magnifique qui s’est enorgueilli de sa hauteur et qui est tombé.

Dans le jardin qui domine la nouvelle Alliance, il n’y a qu’un arbre plus haut que les autres et c’est l’arbre de la Croix. Comme une poutre, il porte l’unique temple qui tienne bon : le Christ en qui nous pouvons nous abriter.

La prière du cèdre, c’est peut-être de ne pas s’enorgueillir, de ne pas se prendre pour ce que l’on n’est pas. Lui seul est fort. Le plus bel arbre de la terre, fût-il le plus majestueux, peut être déraciné par des tempêtes. Paul, qui s’est parfois cru plus fort qu’il n’était, l’a appris et n’a cessé de nous l’enseigner : Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort (2 Co 12,10).

Dans cet esprit, la prière du cèdre, c’est devenir un temple pour Dieu.


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

amandier

Pause méditation estivale du 12 juillet 2021

Une méditation sélectionnée par notre frère Patrick.

Prière de l’amandier
Jérémie 1, 5-12

Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant même que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Et je dis : Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant !

Le Seigneur reprit : Ne dis pas « Je suis un enfant ! » Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai ; tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras. Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche. Il me dit : Voici, je mets dans ta bouche mes paroles ! Vois : aujourd’hui, je te donne autorité sur les nations et les royaumes, pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter.

La parole du Seigneur me fut adressée : Que vois-tu, Jérémie ? Je dis : C’est une branche d’amandier que je vois. Le Seigneur me dit : Tu as bien vu, car je veille sur ma parole pour l’accomplir.


La prière de l’amandier, ce n’est pas d’abord veiller de toutes nos forces (ce qui est le plus sûr moyen de s’endormir), mais entrer dans la veille de Dieu. C’est lui le premier veilleur. C’est lui qui, aujourd’hui encore, veille sur sa parole pour l’accomplir. C’est lui qui se choisit des prophètes n’ayant rien demandé, ne sachant pas parler. C’est lui qui met ses paroles dans leur bouche. Ceux qui, parmi nous, ont été baptisés et configurés au Christ, sont devenus membres d’un peuple de prêtres, de prophètes et de rois.

Tous nous pouvons un jour être amenés à dire cette parole que Dieu a déposée en nous.

Entrer dans la veille de Dieu, c’est lui donner nos bouches pour qu’il y dépose sa parole. C’est devenir des instruments de veille. Devenir avec lui veilleurs, enracinés dans sa veille à lui. Fleurir l’hiver, quand il fait froid encore. Annoncer un printemps auquel personne ne croit.

Donner notre corps à notre Dieu pour qu’il fasse de nos vies des crèches.

Le laisser naître en nous et entre nous, comme un petit enfant tout nu, et sans défense, et veiller sur cette naissance, éblouis comme les jeunes parents le sont. Mais c’est veiller sans crainte, car ce nouveau-né porte le nom de la grande veille de Dieu, l’accomplissement de sa Parole,

« Dieu-avec-nous. »


Anne Lécu,
in Et vous, les arbres et les animaux, bénissez le Seigneur
Éditions Bayard

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