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Pause méditation

Pause méditation du 11 janvier 2021

Une méditation proposée par notre sœur Loan.

« C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. »
Esaïe 30, 15

Combien cette année 2020 fut éprouvante et déroutante jusqu’à la fin de décembre, et cela pour nombre d’entre nous.
Combien cette nouvelle année 2021 est pleine d’incertitudes et de questionnements sur ce qui va advenir.
Combien l’agitation nous guette à chaque mauvaise nouvelle, pour nous-mêmes et pour les autres.

Heureusement Seigneur que tu es là en nous et autour de nous.
Heureusement Seigneur que tu sais apaiser nos craintes.
Heureusement Seigneur que tu fais palpiter nos cœurs, toi qui nous connaît par cœur.
Heureusement Seigneur que tu insuffles en nous le souffle de ton Esprit Saint.

C’est bien en cultivant ma confiance en Toi que je peux être calme et goûter à ta force.
C’est bien en te restant proche que tu fais de moi une artisane de Paix et de Joie, avec pour bouclier ton Amour et pour épée ton humour bon enfant.

Merci infiniment pour tous ces dons et ces talents que tu nous as confiés afin de te servir et de servir nos sœurs et frères.

Je suis enchantée de te chanter, te prier et de célébrer Ton nom, pour un jour à la Foi·s.


Loan,
sœur de la Communion Béthanie

solidarité

Pause méditation du 4 janvier 2021

Une méditation proposée par notre frère Manuel.

« Au commencement était la Parole […]. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes… »
Jn 1, 1-4

Depuis quatre jours, on répète et l’on reçoit les vœux pour cette année toute nouvelle que nous venons de commencer. Je ne voudrais pas déroger à cette habitude, et je vous souhaite un très beau et joyeux 2021, plein d’amour et de bénédictions pour chacune et chacun.

Nous fixons notre attention de coup sur ce temps mesuré et chronométré dans lequel nous vivons et que nous fêtons ces jours. Même s’il peut sembler un peu étrange, c’est aussi un bon moment pour porter notre regard un peu au-delà. Et si nous jetions un coup d’œil à l’éternité ? Ou, pour mieux dire, à la vie éternelle ?

« Je vous ai écrit tout cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui avez la foi au nom du Fils de Dieu. » 1Jn 5, 13.

Tiens donc ! Cette vie éternelle, nous la portons en nous, elle n’est pas loin ni est inatteignable… Et il n’est pas obligatoire d’attendre notre propre mort pour la vivre !

Mais de quoi s’agit-il ? « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » Jn 17, 3. Il est question tout simplement d’avancer dans la relation avec notre Dieu Tri-Unité à partir du Christ Jésus, de serrer de plus en plus nos liens avec Lui. Nous pouvons répondre à cette invitation à travers la prière, la lecture et la méditation de la Parole, le service offert à nos sœurs et frères en humanité… Tout acte et attitude vécus consciemment dans l’amour bienveillant du Seigneur fera grandir cette vie éternelle en nous.

Vivre d’ores et déjà cette vie éternelle qui nous est donnée va rehausser le goût de nos journées, et lui donner une autre lumière. Aucun instant n’est perdu quand on sait que nous vivons déjà dans l’éternité, bien au contraire : chaque instant de nos journées sera encore plus précieux.


Manuel,
frère de la Communion Béthanie

silence

Pause méditation du 31 décembre 2020

En cette fin 2020, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.

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J’écoute… tout au fond du Silence…
comme une Voix qui me prie :

« Regarde… toujours en toi la Vie se renouvelle,
rien ne peut La décourager…
Et quand tu penses avoir tout perdu,
tu es encore là pour L’accueillir…
Car les vagues de la mer meurent
et renaissent sans cesse…

C’est Moi qui, patiemment, t’aie façonné·e,
qui vis en toi au rythme de ton cœur…
Ne sois donc pas effrayé·e par les remous :
accepte d’être parfois brisé·e, désemparé·e…

Embarqué avec vous dans cette étrange aventure,
laissez-Moi vous rejoindre et vous rassurer,
vous relever quand tout semble perdu…
Elle est forte, agissante, ma Douceur,…
C’est l’heure de la joie et de la gratitude :
vous êtes libres et pardonnés !

Laissez-Moi seulement continuer mon ouvrage,
travailler dans l’obscur de vos cœurs,
prendre sur Moi tout ce qui vous accable,
pour que Mon amour en porte du fruit
et vous garde avec moi vivants pour toujours ! »

Philippe

Pause méditation du 28 décembre 2020

En cette octave de Noël, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.

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…Et toujours revenir au Silence,
tendre l’oreille de notre cœur…

Redescendre sans cesse
tout au fond de nous-mêmes…
y retrouver, toujours présent,
le cri de l’enfant nouveau-né…

Oser ressentir sa détresse,
oser crier, oser pleurer…
et laisser peu à peu le calme revenir…

Sentir de nouveau le Vivant qui nous porte…
Il vient nous refaire, Il nous guide
et nous rend libres pour aimer !

Présence mystérieuse,
Tu donnes puis reprends
pour redonner encore si nous y consentons…
n’est-ce pas Toi qui m’as fait devenir
ce que je suis aujourd’hui ?

Source de courage et de bonté,
C’est Toi en moi ces forces qui reviennent
lueurs d’espoir, de douceur et de joie
tout au bout du Silence,
tout au bout de la nuit…

Qu’à tout moment je sache Te reconnaître
et chanter ce que Tu es !

Philippe

chaos, fléau

1er décembre Journée mondiale de lutte contre le sida

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, notre frère DeoGracias vous propose sa méditation.

Le fléau, un chaos

Jésus envoya ses disciples deux par deux dans toutes les nations et ils parlaient leur langue pour annoncer la bonne nouvelle.
Jésus envoya ses disciples deux par deux chez tous les peuples, sans les différencier, là où le mal, la maladie, sévissaient.

Ephata, ouvre toi

Le fléau de la contamination à VIH, dont trop de personnes souffrent encore, n’est toujours pas éradiqué. Ni en Europe ni de par le monde. Un fléau qui, de sa découverte à aujourd’hui, sème le chaos.

Depuis nous connaissons d’autres chaos ; une épidémie covidienne, ceux que nous sentons venir, à l’image de ces dérèglements climatiques et de leurs conséquences.

De ce fléau de la contamination à VIH est advenu un autre chaos ; politique, sanitaire, financier, relationnel, sexuel, et spirituel cette fois-ci. Il allait advenir de ces chaos réunis un bouleversement tel que nul·le n’aurait pu oser l’imaginer. Pour la première fois les malades du sida, et leurs allié·e·s, allaient devenir des spécialistes, des sachants de leur propre maladie. De ce savoir acquis au prix d’une hécatombe, de mobilisations, les séropositives et séropositifs allaient forcer pouvoirs publics et médecins à presser le pas pour gagner la bataille des traitements.

Le chaos est un enchevêtrement de négativisme face à la maladie, un désordre de réactions, de peurs, un tumulte d’angoisses, la perturbation de l’esprit, l’abandon dans les ténèbres, l’écriture d’un requiem. Et pourtant, l’histoire humaine a maintes fois démontré que d’un chaos aussi puissant naît une issue, une histoire collective qui change la perspective, enraye une épidémie en attendant de l’éradiquer.

Heureusement, grâce aux dons collectés, des hommes et des femmes, médecins, scientifiques font inlassablement progresser la recherche.
Heureusement, les traitements sont plus légers et plus faciles à prendre.
Heureusement, une guérison complète advint.

D’hier à aujourd’hui, les masques et toutes les pratiques de réduction des risques sont de mise.

Ephata, ouvre toi

Au milieu de ce chaos, nous, sœurs et frères, sommes envoyé·e·s en mission. Envoyé·e·s deux par deux, pour porter témoignage, pour vivre pleinement notre mission, notre chemin, notre place si difficile à l’épicentre du chaos, à l’épicentre du fléau ; une place minuscule et discrète, d’où vient néanmoins cette clarté éblouissante.

Contemplons les visages de celles et ceux vers qui nous nous sentons envoyé·e·s. Contemplons la lumière et les couleurs de notre monde, évoquant sa création.
Écoutons le chant de la terre.
Tous symbolisent l’espérance, la confiance en nos vies projetées en Lui et avec Lui, en elles et avec elles.

En ces temps d’épidémie, prenez bien soin de vous et de vos proches.


DeoGracias

s'embrasser

Pause méditation du 23 novembre 2020

Une méditation proposée par notre sœur Céline.

« Confinement ou les cinq étapes d’un deuil »

Confinement,
Frustration, ralentissement, interrogation, résilience, oubli
Confinement,
Les cinq étapes d’un deuil.

Ne plus pouvoir, ne plus se voir, ne plus s’embrasser, ne plus se disputer, ne plus se trahir,
Frustration.

Ne plus doubler, perdre des bénéfices, attendre, filtrer la vie en visio, réfléchir au lieu d’agir,
Ralentissement.

Moins consommer, moins gaspiller, trouver des alternatives, vivre différemment, changer,
Interrogation.

Attendre le jour d’après, espérer du nouveau, sourire à l’avenir, être libéré, surtout, être soulagé,
Résilience.

Reproduire le jour d’avant, passer la seconde, dépasser les limites, oublier le chant des oiseaux, oublier tout court,
Oubli.

Pas la peine de dire non
Pas la peine de s’excuser
Juste garder le silence
Juste prier
Juste aimer comme Il nous aime.


Céline

fragilité, vulnérabilité

Pause méditation du 16 novembre 2020

Une méditation proposée par notre sœur Isabelle.

« Transidentité et vulnérabilité en période de pandémie »

Si nous étions dans un certain déni, à moi-même femme transgenre, comme à beaucoup d’autres sans doute, cette pandémie est venue nous rappeler, entre autres, que nous étions tou·te·s vulnérables et mortel·le·s, quel que soit notre âge, sexe, état de santé, pouvoir…, différemment, mais inévitablement.

Nous, personnes transgenres, ne sommes-nous pas tout spécialement appelées a être témoins de cette fragilité, vulnérabilité (dite à tort féminine !), revendiquées, symboliquement exprimées, ou plus ou moins reconnues et accueillies par nous ? Fragilité et vulnérabilité que paradoxalement nous sommes invité·e·s à faire fructifier humblement : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort… » témoigne saint Paul, 2 Co 12:10.

Oui, pour moi, et probablement pour beaucoup de personnes transidentitaires, le féminin évoque plus spécialement la fragilité. Symbolique probablement, renforcée par une culture machiste, dont nous avons du mal à nous libérer. « Faibles femmes !», « C’est une femme si fragile, ne la laisse pas tomber… »
L’homme doit être fort, protecteur, dominateur, tout maîtriser… et n’a pas droit à la vulnérabilité, à la tendresse, au doute… voir à l’erreur et donc à la miséricorde, à la compassion. Certains scientifiques, techniciens, prétendent pouvoir tout contrôler, programmer ; leur vie, celle des autres, le vivant, la nature…, voire Dieu. Toute-puissance divine ! Oui, notre Dieu est tout-puissant, mais à travers la fragilité de son Amour infini et inconditionnel.

Peut-être que pour certains, cette obligation d’être forts, infaillibles, parfaits, insensibles… a été renforcée par une éducation, un environnement, voire une spiritualité mortifère… Toujours est-il qu’elle nous est devenue insupportable et que pour nous autoriser à enfreindre l’interdit, donc à accueillir la fragilité, à exprimer et recevoir tendresse et sensibilité, nous avons dû avoir recours à cette identification féminine, sous diverses formes et à divers degrés.

Ce n’est sans doute pas vrai pour certaines d’entre nous, car il y a beaucoup d’autres raisons, origines, connues ou non, à ce besoin identitaire vital. Toujours est-il que ces dernières années, après plus de 10 ans de vécu féminin, je m’interroge de plus en plus, sur ce qu’au delà du besoin vestimentaire, de papiers d’identité officiels, d’hormonothérapie, d’opération de réassignation pour certaines, plus ou moins satisfaisants, veut me dire cette « Isabelle ». Dit autrement, que veut me faire entendre, prendre conscience, cette réalité ? De plus en plus clairement, surtout dans ce contexte de pandémie, ne serait-ce pas : « Non seulement tu as droit à la fragilité, mais comme tout être humain, femme, homme, handicapé·e, différent·e ou non. Tu es vulnérable et mortelle. »

Comment reconnaître, accueillir, gérer au mieux et faire fructifier cette réalité indéniable ? Peut-être en admettant humblement que nous ne sommes pas tout-puissants (Jupiter, Dieu… !) et autosuffisants. Que nous avons besoin des autres, voire du Tout-autre, du Tout-puissant ! En essayant de devenir un peu plus humain, en reconnaissant nos limites de créature face au Créateur et en œuvrant à un peu plus de solidarité, de compassion, de bienveillance et de miséricorde. En veillant à des relations plus vraies, transparentes, généreuses, enrichissantes… En veillant à renforcer la communion, non seulement en Béthanie, mais aussi celle des croyants, de notre commune humanité, afin qu’à l’issue de cette épreuve, de ce Samedi Saint, où se joue notre Foi, Confiance, Espérance et Charité, la venue du Royaume ici-bas, la Vie et l’Amour sortent vainqueurs.

Isabelle

plante, pousse

Pause méditation du 9 novembre 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

Mon frère, écoute-moi.
C’est vrai, tu te sens bien impuissant.
Tu es fatigué de tout et surtout de toi-même.
Mais, souviens-toi,
quelque part dans le vieux Livre, il est écrit :
« Va avec la force que tu as : n’est-ce pas Dieu qui t’envoie ? » Juges 6,14.

Tu n’as que la force que tu as.
Mais va quand même.
Cette force t’est donnée par Celui
qui met en mouvement le soleil et les autres étoiles.

Elle doit te suffire. Elle te suffira.
Il te faut apprendre à être pauvre et à marcher avec peu.
Il te faut croire avec peu de foi,
espérer avec peu d’espérance et aimer avec peu d’amour.

La plante doit apprendre à pousser là où elle a été semée, et avec ce qu’elle a.
Elle ne choisit pas le terrain mais elle l’utilise.
Certes, c’est vrai, elle ne peut pas changer le monde,
mais la plus humble pâquerette peut fleurir son arpent de terre.

Prépare ta journée de demain
comme si c’était la dernière que tu aies à vivre sous ce soleil.
Alors elle sera peut-être la première d’une vie nouvelle.
Tu as peu de possibilités, certes,
mais elles te suffisent.

Pose ta pierre,
ainsi tu contraindras Dieu à construire la maison.

Sème ta graine,
Dieu devra bien la faire pousser.

Panse le blessé,
il faudra bien que Dieu le guérisse.

Alors, un jour, un jour bientôt peut-être,
la porte entr’ouverte de ta maison
laissera passer tant de silence
qu’il recouvrira les amertumes du jour,
tant de lumière
qu’elle envahira les ombres et les tristesses,
et tant d’amour
qu’il n’y aura plus ni cri, ni clameur, ni souffrance.

Alain Houziaux

chemin, automne

Pause méditation du 2 novembre 2020

Le premier lundi de chaque mois, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.


20

Ô Toi Source cachée…
mystère d’amour qui fait que nous existons !
C’est de Toi que nous recevons
le Souffle à tout moment…

Toi ma vie, je t’oublie si souvent…
Je cesse alors de t’appeler
et de te remercier…

Très vite alors je m’égare, je m’essouffle…
Je retombe dans la peur
et le découragement…

Mais Tu es là
présent au fond de moi,
près à me relever !

Il suffit que je repense à Toi,
que je te crie mon désarroi…

Alors déjà je reprends souffle
car tu m’apaises…

Tu me consoles et me réjouis,
Tu me délivres
et me relances sur le chemin !


Philippe

monde, univers

Pause méditation du 26 octobre 2020

Une méditation proposée par notre frère Raphaël.

« Aimer le monde »

Comment pouvons-nous ne pas aimer le monde si ce monde est un don que le Père a fait au Fils et qu’il a créé pour Lui, le Lui remettant, et le Lui destinant ? Comment pouvons-nous ne pas aimer le monde, si Dieu lui-même l’a aimé au point de lui donner son Fils bien-aimé ?
Comment pouvons-nous ne pas aimer le monde, si ce monde est la matière par laquelle nous devons construire le Royaume de Dieu ?

Les anciens auteurs chrétiens disaient : « En Dieu il y a un abîme de paternité », car le Père regarde toujours miséricordieusement notre monde avec toutes ses peines, ses péchés et sa perdition et donne son fils premier-né afin que le monde soit sauvé et renouvelé.
Le regard du père doit devenir notre regard sur le monde et sur ce qui s’y passe, même le mal, « car le Dieu Tout-Puissant (…), puisqu’il est souverainement bon, ne laisserait jamais un mal quelconque exister dans ses œuvres s’il n’était assez puissant et bon pour faire sortir le bien du mal lui-même. » Saint Augustin.

« Nous savons d’autre part que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. » Rm 8,28

Donc, dans le monde, pour un cœur qui aime Dieu, rien ne s’oppose à Lui, si ce n’est le péché, commis et poursuivi consciemment en tant qu’objectif.
Lorsque quelqu’un décide délibérément de faire le mal, il se place contre Dieu et contre le monde. Il n’y a rien dans le monde qui soit un obstacle à notre rapport avec Dieu, si ce n’est le mal volontairement accompli. Et même ce mal – une fois commis – devient pour Dieu l’occasion d’en tirer du bien.
Un chrétien sait que le mal existe, mais il ne se laisse jamais arrêté par lui.

Prier dans le monde de Antonio-Maria Sicardi, o.c.d.
hors-série Vives Flammes, Éditions du Carmel, 2015.

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