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Méditation

Pause méditation du 20 janvier 2020

Une méditation proposée par notre sœur Loan.

Écouter sans entendre, voir sans voir.
D’après Mathieu 13, 14

Modeste méditation sur nos 5 sens

Entends bien qui veut bien entendre…
Vois bien qui veut bien voir…
Sent bien qui veut bien sentir…
Touche bien qui veut être bien toucher…
Goûte bien qui veut bien goûter…

C’est bien Lui qui nous a fait avec nos 5 sens principaux, nos 5 doigts de la main et nos 5 orteils du pied.
Peut être pour être libre et indépendant.
Il me semble que si nous ressentons toutes et tous différemment, avec nos 5 sens, cela dépend de notre état d’esprit (6ème sens ?).
Celui ci étant lui même influencer par notre histoire personnelle, familiale et autres… avec ses zones d’ombre et de lumière.
Souvent inconsciemment, le libre arbitre qu’il nous a donné nous fait choisir, selon nos peurs ou notre confiance, la mort ou la VIE.
Ainsi cela conditionne les perceptions de nos 5 sens.
Prendre la décision de se laisser guider par son Esprit Saint, à chaque instant, pour un jour à la FOI(s).
Cela aiguise nos 5 sens à percevoir au delà des apparences et de l’intuition nous est donnée.
Aimer rester dans sa douce présence d’amour dans le silence de nos cœurs apaisés par sa divine PAIX.

Votre sœur Loan.

Pause méditation du 13 janvier 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

Je veux t’aimer, Seigneur, pour rien.

Je veux surtout que, dans ma vie,
la prière soit le refuge de la liberté
et du gratuit.
Perdre mon temps,
ce temps si précieux, pour toi.

Le donner largement,
en pure perte, sans calcul.

Ma prière est bien distraite,
elle n’est pas une fleur de qualité,
mais c’est la seule pâquerette
que j’ai trouvée sur ma pelouse.

Je ne cherche pas la gloire
d’être un homme de prière ;
seulement la joie de t’aimer,
comme je peux, pauvrement.

J’ai passé des semaines et des
mois arides comme un désert :
pas de fleurs à l’horizon,
pas beaucoup de temps pour prier.

Mais ce désert,
je l’ai traversé parce que je t’aime un peu.
Et cette traversée vaut peut-être
un perce-neige dans mon bouquet.

Il faudra encore beaucoup de patience,
de longues heures devant toi et bien des services humbles,
bien des déserts aussi, pour atteindre la gratuité.

Je te la demande, Seigneur.
Je n’ai rien pour la payer.
Mais comment paierait-on une telle richesse ?

Michel Serin

Jour de Noël 2019

Méditation du jour de Noël par Sœur Elisabeth, prieure du monastère de la Paix-Dieu à Cabanoule.

Dans sa Bible des contrastes, le pasteur et peintre Henri Lindegaard réalise un dessin biblique intitulé : « Une ligne qui s’incline ».
C’est ainsi que l’artiste évoque le mystère de Noël : une ligne verticale qui peu à peu devient horizontale.

La ligne verticale d’abord : le bâton de Joseph le juste qui dans la foi surmonte l’incertitude.
La ligne s’incline et devient les barreaux d’une mangeoire.
La ligne s’incline encore et devient une femme fatiguée d’avoir marché longtemps, cherchant un lieu pour accoucher : Marie.
La ligne s’incline lentement encore vers une crèche et devient ce tout-petit couché, horizontal.

C’est ainsi que Dieu sous le poids de sa gloire devient homme.
Et nous voilà ensemble aujourd’hui contemplant ce mystère de Noël.

Regardons doucement ce Dieu qui fait une inclination profonde devant chacun de nous dans un respect infini.
Divine doxologie :  Gloire à toi, homme. Gloire à toi, femme.

Sœur Elisabeth





Image La ligne qui s’incline de Henri Lindegaard, extraite de La Bible des contrastes, Méditations par la plume et le trait du même auteur, 224 pages, 2005, Olivétan éditeur.

4e dimanche de l’Avent 2019

Méditation pour le 4e dimanche de l’Avent par Sœur Anne, sœur du monastère de la Paix-Dieu à Cabanoule.

DIEU – « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »
LE ROI ACAZ – « Non, je n’en demanderai pas. »

C’est tout de même embêtant, Dieu.
Comme une tracasserie, un tout petit caillou dans une chaussure, mais à chaque pas mon pied le rencontre : je ne peux l’éviter, ni léviter d’ailleurs.

Alors marchons.

Marchons à l’aveuglette avec Acaz, sourd aux conseils du prophète Isaïe et paralysé par la peur : il ne veut pas demander de signe à Dieu sous couvert de respect, il n’attend rien de Lui, préoccupé qu’il est par ses stratégies d’alliances humaines pour sauvegarder son royaume, son pouvoir, mais aussi son peuple – et c’est tout à son honneur…

Seulement voilà, géographie divine oblige, nous apprenons que « la terre dont les deux rois font trembler [Acaz] sera laissée à l’abandon », peut-être même nos propres terres, et autres royaumes !
Qu’en tous lieux, des plus noirs aux plus lumineux nous pouvons demander un signe, et que chaque situation porte en germe une espérance parce que Dieu nous y rejoint, même si cela paraît prendre un temps fou, celui d’une gestation puis celui d’apprendre à rejeter le mal et choisir le bien.

Marchons à l’écoute avec Joseph.

Joseph est juste. Il respecte la Loi, c’est pourquoi il a formé le projet de répudier sa fiancée, celle qui n’a pas connu d’homme. Dit-elle. Il se taira parce qu’il est bon, qu’il sert la Loi pour la vie, mais impossible d’être père d’un enfant qu’il n’a pas engendré, ce serait mentir. Il n’appellera pas l’enfant du péché « fils de David ». A d’autres ! C’est simple, il ne dénoncera pas publiquement cette Marie. Puis il se couche là-dessus – et c’est tout à son honneur ?
Seulement voilà, histoire sainte oblige, Joseph endormi baisse la garde, un ange passe, et nous apprenons à dépasser le légalisme de nos peurs pour compter sur l’Esprit de Dieu dans nos prises de décisions, nous apprenons que l’enfant qui devra apprendre à choisir vient de l’Esprit Saint, et peut-être même que si nous cherchons le « nous », Dieu sera là « avec », « Emmanuel ».

Un ange passe, oui… et traverse nos vies du souffle de Dieu. Malicieux, il glisse aussi un grain de blé dans ton soulier.

Sœur Anne



Image Vierge à l’enfant et l’Ange espiègle de Jean-Marie Pirot dit Arcabas. Musée Arcabas en Chartreuse.

3e dimanche de l’Avent 2019

Méditation pour le 3e dimanche de l’Avent par Sœur Marie-Christine, sœur du monastère de la Paix-Dieu à Cabanoule.

« Réjouissez-vous dans le Seigneur, réjouissez-vous toujours, proche est sa venue. »

La note spécifique de ce troisième Dimanche est une joie particulière, messianique et spirituelle. Nous sommes tous invités à entrer dans ce mystère joyeux et à revêtir un cœur nouveau pour fêter déjà notre salut, notre libération. La couleur liturgique est au rose, comme l’aurore de ce jour.

Au cœur de l’oracle d’Isaïe, l’annonce d’une parole consolatrice, d’une Bonne Nouvelle. Joie en solidarité avec la nature et toute la création : le désert refleurit, d’aride il se couvre de fleurs des champs… les faibles sont raffermis, il n’y a plus ni sourd, ni aveugle, ni boiteux… La création est renouvelée, Dieu inter-vient.

Le temps de la patience est celui de la charité, de l’amour du prochain, lié à la foi qui peut garder cependant les couleurs de la nuit. Ainsi le prophète de la joie parfaite, Jean Baptiste, en prison, s’interroge, doute tout en s’ouvrant à celui qui peut lui donner réponse :

« Es-tu Celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus accueille pleinement la question. Nous pouvons alors reconnaître dans les signes les œuvres du Christ et la venue certaine du salut en Lui. Assuré de son retour, notre cœur peut être ré-orienté et transformé dans l’intime présence qui nous habite et dans laquelle nous pouvons demeurer. Un temps de recommencement est là, une source peut jaillir.

Sœur Marie- Christine

2e dimanche de l’Avent 2019

Méditation pour le 2e dimanche de l’Avent par Sœur Pascale, sœur du monastère de la Paix-Dieu à Cabanoule :

Méditation de Matthieu 3, 12

Dans sa main est le van: il nettoiera son aire, il amassera son froment dans le grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

« Convertissez-vous… préparez le chemin du Seigneur »

Ce cri du Baptiste dans le désert de Judée, retentit en écho à celui qu’au long des âges, les prophètes ont proclamé. C’est au désert que le peuple s’est progressivement repenti.
Aujourd’hui notre cœur peut devenir ce désert, lieu de conversion, lieu où retenti ce cri, lieu où rencontrer l’intimité de Dieu. Préparer ce chemin du royaume de Dieu, ouvre à une réforme permanente : Laisser agir celui qui nous connaît en vérité et s’approche pour faire le tri à l’intérieur de nous. Il désire sauver et engranger les bons fruits.
 Des comportements dont nous ne sommes pas très fiers, il les brûlera, mais tout ce qui peut être sauvé, le bon, le beau, le vrai, sera sauvé. Quelle Bonne Nouvelle !

Sœur Pascale



Image Saint-Jean-Baptiste par Rogier Van Weyden, 1450, volet gauche du triptyque de la famille Braque.

1er dimanche de l’Avent

Méditation pour le 1er dimanche de l’Avent par Sœur Marie-Benoît, sœur du monastère de la Paix-Dieu à Cabanoule.

Voici le temps du long désir
Où l’homme apprend son indigence,
Chemin creusé pour accueillir
Celui qui vient combler les pauvres.

Pourquoi l’absence dans la nuit,
Le poids du doute et nos blessures,
Sinon pour mieux crier vers lui,
Pour mieux tenir dans l’espérance ?

Et si nos mains, pour t’appeler,
Sont trop fermées sur leurs richesses.
Seigneur Jésus, dépouille-les
Pour les ouvrir à ta rencontre.

L’amour en nous devancera
Le temps nouveau que cherche l’homme ;
Vainqueur du mal, tu nous diras :
Je suis présent dans votre attente. Voici le temps du long désir

Voici le temps du long désir
Où l’homme apprend son indigence,
Chemin creusé pour accueillir
Celui qui vient combler les pauvres.

Pourquoi l’absence dans la nuit,
Le poids du doute et nos blessures,
Sinon pour mieux crier vers lui,
Pour mieux tenir dans l’espérance ?

Et si nos mains, pour t’appeler,
Sont trop fermées sur leurs richesses.
Seigneur Jésus, dépouille-les
Pour les ouvrir à ta rencontre.

L’amour en nous devancera
Le temps nouveau que cherche l’homme ;
Vainqueur du mal, tu nous diras :
Je suis présent dans votre attente.

Nous espérons déjà la joie de Noël. Mais les textes bibliques telle une mise en garde nous incitent à rester éveillés pour un autre rendez-vous dont la date n’est pas fixée et reste possible à tout moment. Jésus, le Fils de l’homme, compare le temps de sa venue à un déluge, surprenant des gens bien installés dans leur quotidien. Or notre monde à la fois riche de tant de biens et si plein de malheurs et de souffrances, manifeste plus ou moins violemment ses insatisfactions. Nos propres contradictions dévoilent aussi notre indigence. Alors, le cœur ouvert dans l’ardeur de la prière, guettons amoureusement et pleins de joyeuse espérance le divin Voleur qui mène au Père notre fragile humanité.

Sœur Marie-Benoît

Pause méditation du 25 novembre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

La tentation est permanente
de prétendre détenir la clé du bonheur
pour les autres,
savoir ce qui est bon pour eux,
les guider et leur tenir la main
comme s’ils n’avaient pas encore
la capacité de juger par eux-mêmes,
décider pour eux
parce qu’ils pourraient se tromper
et penser faux ….

La tentation est permanente
de se faire appeler « Maître-à penser »,
à aimer, à prier
et d’occuper alors toute la place
de Celui qu’on désire annoncer !

Le seul Maître à suivre
s’appelle Jésus-Christ :
sa joie consiste à entraîner
chacun à la liberté
et il prend le risque d’inventer
avec nous notre vie.

Ce maître-là n’impose rien :
il montre des chemins,
il laisse une Parole,
il accourt si nous avons besoin de lui,
il se retire,
car il appartient à chacun
de faire soi-même
l’apprentissage de la lumière.

Charles Singer

Pause méditation du 18 novembre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Céline.

DU SILENCE ET DES MOTS (MAUX)

ne lis pas ceci, ma sœur, mon frère,

si tu es (pré) occupé·e
si tu n’as pas 5 minutes devant toi
si tu lis entre deux autres messages

ne lis pas ceci, ma sœur, mon frère,

si tu ne peux fermer les yeux
et, dans le même temps, ouvrir ton cœur
si tu ne peux retrouver ton souffle ;

lis ceci,

si tu peux faire silence
écouter sans faire de bruit
te faire petit·e et presque te faire oublier

lis ceci,

tout doucement,

pour faire silence,

respirer profondément,

sentir chaque recoin de ton corps,

apaiser le tumulte de ton esprit,

entendre les mots à maux et te résoudre à la prière silencieuse pour aimer vraiment.

Céline

Bernard Ugeux

Pause méditation du 11 novembre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

Accueillir la fragilité… La sienne, celle des autres.

De ceux qui nous la montrent, nous la confient. De celle, celui qui la cache ou qui en a honte mais que nous devinons parce que nous sommes proches de lui.

Accueillir notre propre fragilité. Donc la reconnaître, ne pas la nier ni la fuir, ni faire semblant d’être plus fort. Mais essayer de l’apprivoiser, de ne pas la juger ni de la craindre, mais de l’identifier, peut-être même de la nommer.

« Traverser la fragilité », ne pas s’y enfermer mais parcourir un exode, sachant qu’on ne s’en libère jamais totalement…
« Vivre avec » non pas avec une tare mais une limite et une chance à la fois. Car notre fragilité est aussi une brèche qui peut nous ouvrir à l’autre, quand elle ne nous enferme pas sur nous-mêmes.

Elle nous révèle alors que, de par notre humanité, nous ne pouvons pas nous en sortir seul.
Elle peut aussi être une invitation à aller à la rencontre de la fragilité de notre semblable.

Bernard Ugeux, extrait de « Traverser nos fragilités »


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