• communion.bethanie@gmail.com

Méditation

2ème dimanche de l’Avent 2019

Méditation pour le 2ème dimanche de l’Avent par Sœur Pascale, sœur du monastère de la Paix-Dieu à Cabanoule :

Méditation de Matthieu 3, 12

Dans sa main est le van: il nettoiera son aire, il amassera son froment dans le grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

« Convertissez-vous… préparez le chemin du Seigneur »

Ce cri du Baptiste dans le désert de Judée, retentit en écho à celui qu’au long des âges, les prophètes ont proclamé. C’est au désert que le peuple s’est progressivement repenti.
Aujourd’hui notre cœur peut devenir ce désert, lieu de conversion, lieu où retenti ce cri, lieu où rencontrer l’intimité de Dieu. Préparer ce chemin du royaume de Dieu, ouvre à une réforme permanente : Laisser agir celui qui nous connaît en vérité et s’approche pour faire le tri à l’intérieur de nous. Il désire sauver et engranger les bons fruits.
 Des comportements dont nous ne sommes pas très fiers, il les brûlera, mais tout ce qui peut être sauvé, le bon, le beau, le vrai, sera sauvé. Quelle Bonne Nouvelle !

Sœur Pascale

Image : Saint-Jean-Baptiste par Rogier Van Weyden en 1450 (volet gauche du triptyque de la famille Braque).

1er dimanche de l’Avent

Méditation pour le 1er dimanche de l’Avent par Sœur Marie-Benoît, sœur du monastère de la Paix-Dieu à Cabanoule.

Voici le temps du long désir
Où l’homme apprend son indigence,
Chemin creusé pour accueillir
Celui qui vient combler les pauvres.

Pourquoi l’absence dans la nuit,
Le poids du doute et nos blessures,
Sinon pour mieux crier vers lui,
Pour mieux tenir dans l’espérance ?

Et si nos mains, pour t’appeler,
Sont trop fermées sur leurs richesses.
Seigneur Jésus, dépouille-les
Pour les ouvrir à ta rencontre.

L’amour en nous devancera
Le temps nouveau que cherche l’homme ;
Vainqueur du mal, tu nous diras :
Je suis présent dans votre attente. Voici le temps du long désir

Voici le temps du long désir
Où l’homme apprend son indigence,
Chemin creusé pour accueillir
Celui qui vient combler les pauvres.

Pourquoi l’absence dans la nuit,
Le poids du doute et nos blessures,
Sinon pour mieux crier vers lui,
Pour mieux tenir dans l’espérance ?

Et si nos mains, pour t’appeler,
Sont trop fermées sur leurs richesses.
Seigneur Jésus, dépouille-les
Pour les ouvrir à ta rencontre.

L’amour en nous devancera
Le temps nouveau que cherche l’homme ;
Vainqueur du mal, tu nous diras :
Je suis présent dans votre attente.

Nous espérons déjà la joie de Noël. Mais les textes bibliques telle une mise en garde nous incitent à rester éveillés pour un autre rendez-vous dont la date n’est pas fixée et reste possible à tout moment. Jésus, le Fils de l’homme, compare le temps de sa venue à un déluge, surprenant des gens bien installés dans leur quotidien. Or notre monde à la fois riche de tant de biens et si plein de malheurs et de souffrances, manifeste plus ou moins violemment ses insatisfactions. Nos propres contradictions dévoilent aussi notre indigence. Alors, le cœur ouvert dans l’ardeur de la prière, guettons amoureusement et pleins de joyeuse espérance le divin Voleur qui mène au Père notre fragile humanité.

Sœur Marie-Benoît

Pause méditation du 25 novembre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

La tentation est permanente
de prétendre détenir la clé du bonheur
pour les autres,
savoir ce qui est bon pour eux,
les guider et leur tenir la main
comme s’ils n’avaient pas encore
la capacité de juger par eux-mêmes,
décider pour eux
parce qu’ils pourraient se tromper
et penser faux ….

La tentation est permanente
de se faire appeler « Maître-à penser »,
à aimer, à prier
et d’occuper alors toute la place
de Celui qu’on désire annoncer !

Le seul Maître à suivre
s’appelle Jésus-Christ :
sa joie consiste à entraîner
chacun à la liberté
et il prend le risque d’inventer
avec nous notre vie.

Ce maître-là n’impose rien :
il montre des chemins,
il laisse une Parole,
il accourt si nous avons besoin de lui,
il se retire,
car il appartient à chacun
de faire soi-même
l’apprentissage de la lumière.

Charles Singer

Pause méditation du 18 novembre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Céline.

DU SILENCE ET DES MOTS (MAUX)

ne lis pas ceci, ma sœur, mon frère,

si tu es (pré) occupé·e
si tu n’as pas 5 minutes devant toi
si tu lis entre deux autres messages

ne lis pas ceci, ma sœur, mon frère,

si tu ne peux fermer les yeux
et, dans le même temps, ouvrir ton cœur
si tu ne peux retrouver ton souffle ;

lis ceci,

si tu peux faire silence
écouter sans faire de bruit
te faire petit·e et presque te faire oublier

lis ceci,

tout doucement,

pour faire silence,

respirer profondément,

sentir chaque recoin de ton corps,

apaiser le tumulte de ton esprit,

entendre les mots à maux et te résoudre à la prière silencieuse pour aimer vraiment.

Céline

Bernard Ugeux

Pause méditation du 11 novembre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

Accueillir la fragilité… La sienne, celle des autres.

De ceux qui nous la montrent, nous la confient. De celle, celui qui la cache ou qui en a honte mais que nous devinons parce que nous sommes proches de lui.

Accueillir notre propre fragilité. Donc la reconnaître, ne pas la nier ni la fuir, ni faire semblant d’être plus fort. Mais essayer de l’apprivoiser, de ne pas la juger ni de la craindre, mais de l’identifier, peut-être même de la nommer.

« Traverser la fragilité », ne pas s’y enfermer mais parcourir un exode, sachant qu’on ne s’en libère jamais totalement…
« Vivre avec » non pas avec une tare mais une limite et une chance à la fois. Car notre fragilité est aussi une brèche qui peut nous ouvrir à l’autre, quand elle ne nous enferme pas sur nous-mêmes.

Elle nous révèle alors que, de par notre humanité, nous ne pouvons pas nous en sortir seul.
Elle peut aussi être une invitation à aller à la rencontre de la fragilité de notre semblable.

Bernard Ugeux, extrait de « Traverser nos fragilités »


Pause méditation du 28 octobre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

Tous les jours,
accueillir, offrir la grâce d’un sourire,
la confiance d’une main tendue,
l’appel d’une parole, le don d’une présence,
la force tendre d’une étreinte,
la nouveauté d’une rencontre…
et tous les jours devenir humain…

Tous les jours,
choisir de gagner la paix au cœur même des conflits
où vérité et justice sont en cause.
Oser pleurer parfois
de la souffrance qui nous étreint,
de la misère de l’autre,
de l’insensé du monde…

Tous les jours,
oser traverser nos larmes jusqu’à irriguer nos sols trop secs
et les terrains pierreux du monde.
Vouloir y croire, envers et contre tout,
et savoir deviner les premiers signes de toute relèvement.
Et tous les jours redevenir humain.

Tous les jours,
risquer l’aventure d’être soi-même, être fragile et passionné,
jardinier de la vie en nous ensemencée,
un, unique, parmi d’autres et avec eux,
risquer l’aventure de la rencontre,
êtres manquants et solidaires, jardiniers de la vie
les uns par les autres fécondée,
tendus vers l’accomplissement de tous et de chacun,
Et tous les jours, ensemble, créer de l’Homme.

Auteur inconnu, lu sur le site 

Pause méditation du 21 octobre 2019

Une méditation proposée par notre sœur Françoise.

Écouterons-nous l’appel venu du temps de l’Évangile : « N’éteignez pas l’Esprit » ?
Pénétrés par le souffle de l’Esprit Saint,
comprendrons-nous qu’il nous travaille,
nous sort de l’obscurité,
et nous porte vers la lumière ?
 
Jamais dans l’Évangile, le Christ n’invite à la tristesse ou à la morosité.
Tout au contraire, il rend accessibles une paisible joie
et même une jubilation dans l’Esprit-Saint.
 
Frère Roger – En tout la paix du cœur

Pause méditation du 14 octobre 2019

Une méditation

Toi mon frère, toi ma sœur,
Sais-tu que tu es l’ami de Dieu ?
Il te précède et t’accompagne.
Dans ta peur, Il est une danse.
Dans ton désert, Il est espérance.
Dans tes joies, Il est sourire.
Dans ton attente, Il est le désir.
Dans ta peine, il sèche tes larmes.
Dans ton combat, il te désarme.
Dans tes projets, Il est chemin.
Dans tes nuits, Il est le matin.

Antoine Nouis

Pause méditation du 30 septembre 2019

Une méditation.

La peur

On dit qu’avant d’entrer dans la mer une rivière tremble de peur. Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru, depuis les sommets des montagnes, la longue route sinueuse qui traverse des forêts et des villages et devant elle, elle voit un océan si vaste, qu’y pénétrer ne parait rien d’autre que devoir disparaître à jamais.

Mais il n’y a pas d’autre moyen. La rivière ne peut pas revenir en arrière. Personne ne peut revenir en arrière. Revenir en arrière est impossible dans l’existence.

La rivière a besoin de prendre le risque d’entrer dans l’océan parce que c’est alors seulement que la peur disparaîtra, parce que c’est là que la rivière saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan.

Khalil Gibran (voir sur Wikipédia)
Source : COOPBELSUD

Pause méditation du 23 septembre 2019

Une méditation.

Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise,
si tu crois qu’être différents est une richesse et non un danger,
si, pour toi, l’étranger est un frère qui t’est proposé,
si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas,
si tu partages son pain et que tu sais joindre un morceau de ton cœur,
si tu sais accepter qu’un autre te rende service,
si la colère est pour toi une faiblesse et non une preuve de force,
si tu refuses de battre la coulpe sur la poitrine des autres,
si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance,
si tu préfères être lésé que de faire du tord à quelqu’un,
si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge,
si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros,
si tu crois que l’amour est la seule force de dissuasion,
si tu crois que la paix est possible,
alors la paix viendra.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

12
%d blogueurs aiment cette page :