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Archive de l’étiquette Christine

Pause méditation du 10 mai 2021

Une méditation proposée par notre sœur Christine.

La vie n’attend pas

La vie n’attend pas, Seigneur,
elle nous fait signe
à chaque instant,
à chaque tournant
et nous marchons souvent
tête baissée
sur nos soucis,
sur nos replis.

La vie n’attend pas,
les autres sont là
à chaque instant,
à chaque tournant
et nous sommes souvent
mal-entendants,
paresseux dans nos empressements.

La vie n’attend pas, Seigneur,
c’est toi qui nous attends !

Toi qui nous cherches inlassablement,
qui nous veux vivants
à chaque instant,
à chaque tournant.

Ouvre en nous l’espace pour ton pardon,
qui est toujours un commencement,
et donne-nous de vivre de ta patience
qui nous rend à la belle urgence d’aimer la vie
en la faisant passer de visage en visage,
à chaque instant,
à chaque tournant !


Francine Carrillo,
pasteure, théologienne et écrivaine.

Pause méditation du 12 avril 2021

Une méditation proposée par notre sœur Christine.

Mettons-nous en tenue de service
Lc 13, 10-17

En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »
À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

Lorsqu’il est réciproque, le service est un don exercé et reçu avec joie parce que tous, nous sommes au bénéfice du don que Jésus le Christ a fait à la multitude dont nous faisons partie. Il nous a libérés, Il nous a affranchis de tout ce qui nous séparait de Dieu.

Rester libre est un combat dans lequel le service réciproque est une arme paradoxale.
Réjouissons-nous d’avoir besoin les uns des autres.
Réjouissons-nous de pouvoir nous soutenir les uns les autres.
C’est au cœur du service que nous vivons la communion fraternelle à laquelle notre Seigneur s’associe et dans laquelle il se réjouit.

Amen+

Christine,
sœur de la Communion Béthanie

In memoriam – sœur Chantal

Notre sœur Chantal a rejoint le Père mercredi 13 mai, à 23h30


Voici cinq années, elle devenait sœur en alliance de notre Communion Béthanie qu’elle aimait tant et dont elle comprenait le sens profond.
Malgré son grand âge, elle avait assisté à deux retraites chez nos sœurs de la Paix Dieu à Mazille.
Quelle joie quand elle pouvait s’échapper de l’ephad de Quincy-sous-Sénart, signe d’enfermement pour elle !

Chantal avait une multitude d’amis.
Tout comme Jésus, elle fréquentait les les laissés-pour-compte, les petits, les sans voix. Prostituées, prisonniers, trisomiques étaient ses proches, sa famille.

Elle disposait d’une qualité rare : l’écoute.
Elle savait écouter avec une oreille attentive, silencieuse, joyeusement étonnée de ceux qu’elle rencontrait et accueillait avec un grand cœur dilaté d’amour.

Quand je lui ai parlé de la Communion Béthanie, elle n’avait de cesse de rencontrer notre prieur et d’aller vers les personnes transgenres dont elle avait entendu parler mais qu’elle ne connaissait pas.

Chantal connaissait, pour l’avoir vécue, la discrimination.
Elle était sœur de Sainte-Clotilde, dans une congrégation vouée à l’enseignement. Elle m’a souvent confié combien elle avait souffert des regards hautains et méprisants de certaines de ses sœurs car elle n’avait pas fait d’études. A l’époque, elle était désignée pour faire les petits travaux.

C’était Chantal, épouse du Christ, épouse de l’humanité, aimante de l’Afrique où elle avait séjourné pendant dix-huit années de sa vie, à Mopti au Mali. L’arrachement à cette terre qu’elle aimait tant lui avait coûté la perte d’un œil.

Elle a vécu en communauté avec notre sœur et amie Anne-Marie, pauvre parmi les pauvres, dans une cité du quart-monde où désespoir, détresse, espérance et joie faisaient concert.
Vous l’avez compris, sa vie de femme, de religieuse, était riche de rencontres, de joies qu’elle accueillait et dont elle rayonnait.

Chantal a rejoint notre Seigneur avec tous ses « pourquoi » qui la laissaient dans un questionnement douloureux.
Elle a dû retrouver sa maman qui est décédée le jour de sa naissance, puis son papa qu’elle n’aura que très peu connu, puisqu’il disparaissait lui aussi à l’âge de ses dix ans ! Cette souffrance l’aura accompagnée toute sa vie.

Chantal c’était aussi mon amie, ma sœur, ma mère, ma confidente, celle à qui je pouvais tout dire sans avoir crainte d’être jugée.
Maintenant Chantal va accompagner le nouveau seuil de déploiement de notre Communion Béthanie.

A DIEU Chantal !
Nous nous retrouverons et nous rirons à la VIE.


Votre sœur Christine.

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