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Archive de l’auteur admin

Pause méditation du 27 avril 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Devenez des artisans de la parole. »
Jacques 1,22

Se tenir
dans une extrême présence,

une veille
de chaque instant

pour sortir
du prêt-à-porter

d’un langage
qui dispense

de porter soi-même
le travail de la parole.

Car la parole est
à confectionner

dans la patience
de l’artisan.

Subtil ouvrage
à remettre sans fin

sur le métier
des jours,

dans l’amour
et dans l’humour.

On s’y blesse,
comme à tout labeur essentiel.

On y apprend
l’endurance et l’humilité.

Mais on y reçoit
aussi la vie

en surabondance

et l’offrande immense
qu’elle nous fait des autres.


Françoise Carillo

Pause méditation du 20 avril 2020

Une méditation proposée par notre sœur Françoise.

Joie de Pâques, Christ est ressuscité !
Alléluia !

Confinée, notre voix elle aussi, qui n’a pu laisser éclater à la face du monde, en communauté, visage à visage, l’allégresse de la joie !
Joie murmurée dans le souffle de notre prière solitaire, intensément habitée par le Vainqueur, le Vivant.

Je le sais, je le crois… Il a brisé les portes de la mort, de toute mort.
Les miennes et celles de toute humanité.

Il vient, se jouant des portes verrouillées.
Il se tient là, comme un murmure. Le murmure de la Vie…

Un murmure qui se répand comme un feu depuis 2000 ans, qui parcourt le monde, de porte en porte, de ville en ville, de paroles d’amour en perles d’éclats de rires, de cœurs transfigurés en regards illuminés…

N’entendez-vous pas ? C’est le murmure de la Résurrection, murmuré en mon cœur, en nos cœurs, pour que notre joie soit parfaite.

Françoise

Parution de Un chemin d’apaisement de Philippe de Givry

La Communion Béthanie a la joie de vous partager la publication de Un chemin d’apaisement de Philippe de Givry, aux Éditions Conseils Mandron.

Philippe de Givry

Philippe de Givry est un auteur connu des lectrices et lecteurs de ce site. Mais connaissez-vous son inspiration ?

Après une année de noviciat à l’abbaye de Tamié en Savoie, Philippe de Givry a enseigné pendant 30 ans le français langue étrangère à l’Alliance française de Paris.

Il tient un journal, chaque soir, depuis plus de 40 ans. Il prend des notes. C’est ainsi qu’est né peu à peu le recueil de poésies Un chemin d’apaisement.

Chaque matin, cette petite voix captée au fond de lui, ces mots tout simples l’apaisement, lui font du bien, libèrent en lui la Vie qui ne finit pas.

Ce cadeau, il se sent tenu de le partager, en particulier avec ceux et celles que le langage religieux habituel n’arrive pas à rejoindre.

Dans un monde troublé, inquiétant même, un langage simple, compréhensible qui éclaire et apaise… Une aide disponible à tout moment, pour laisser revenir la vie et découvrir un chemin. Un compagnon de route pour retrouver un chemin d’apaisement et un mieux-être.

Un chemin d’apaisement
de Philippe de Givry
Éditions Conseils Mandron

Commande possible ici.

Pause méditation du 13 avril 2020

Les premiers lundis du mois, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.


15

Distractions incessantes…
Pourtant ne te décourage pas…
Accepte d’avoir à mendier
à tout moment du secours,
aussi simplement et volontiers
que de boire ou de respirer…

Reste vigilant et garde confiance…
Chaque peur, chaque souffrance,
confie-les à mesure au vivant qui te porte…
Toute cela ne L’impressionne pas,
Il en fait Son affaire,
Il les prend et les emporte loin de toi…

A chaque instant qui se présente,
un nouveau secours est là qui t’attend…
Tu ne peux pas t’en passer !
Alors n’oublie pas qu’Il est là
et reste tourné vers Lui…

La vérité, c’est que ta vie repose
dans d’autres mains que les tiennes…
Ce cœur qui bat sans relâche dans ta poitrine
peut s’arrêter à tout moment…
Et ton corps, dis-moi, qui l’a façonné ?

Accepte d’avoir à couler sans cesse
puisque tu es sans cesse repêché,
et ne te lasse pas de remercier.


Philippe

Dimanche de Pâques 2020

Cette année, comme c’est le cas depuis six dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce cinquième temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

Pâques, Résurrection, Vie Éternelle !

Ces jours-ci, c’était la Semaine Sainte, les jours qui mènent à Pâques, la plus grande fête des chrétiens. Et en ces temps de pandémie, les mots, Mort, Résurrection et Vie Éternelle résonnent plus fort que d’habitude.

Actuellement, nous subissons tous le confinement et cela peut être une chance pour certains, une opportunité pour d’autres, d’avoir le temps ! Ce que nous n’avons pas d’habitude, LE TEMPS. Sans doute ce n’est pas le cas de tout le monde, notamment tous ceux qui  » sont au front « … les soignants, par exemple… mais nombre d’entre nous vivent ce temps dans une certaine solitude.

Pensons spécialement à nos amis détenus qui sont encore plus que d’habitude en confinement ; pas d’activités, pas d’aumônier qui frappe à la porte de la cellule, pas de célébration avec les autres, pas de groupe bible.

Vous connaissez cette anecdote. Un homme passe devant trois tailleurs de pierre.
Au premier, il demande : « Qu’est-ce que tu fais ? » et l’ homme répond : « Je gagne ma vie. »
Au second, il demande : « Qu’est-ce que tu fais ? » Et l’homme répond : « Je taille une pierre. »
Au troisième, il demande : « Qu’est-ce que tu fais ? » Et l’homme répond : « Je bâtis une cathédrale. »

Depuis la Résurrection de Jésus, les chrétiens croient qu’il y a une façon de vivre qui ne conduit pas à la mort.
Les liens que nous tissons dans l’amour, dans l’amitié, demeurent éternellement. Le plus humble geste porte son fruit. Le regard de tendresse, l’attention d’un instant, la parole qui aide, la rancune oubliée, le travail avec ses gestes mille fois répétés. Tout porte un fruit d’éternité. Tout va vers la joie qui demeure.

Notez bien que c’est cela croire à la « résurrection de la chair ». Il ne s’agit pas de retrouver nos corps à partir de nos restes et de nos cendres. C’est naïf, absurde de croire cela. Croire à la résurrection des corps, c’est avoir l’assurance que nous retrouverons, sous une forme qui n’est pas décrite, ce que notre corps nous permet aujourd’hui.

Et donc, la relation, la communication, l’amour, les merveilles découvertes par tous nos sens, tout ce qui fait corps avec nous.
Croire à la résurrection des corps, c’est croire que, dans l’au-delà, Dieu nous donnera non pas une vie désincarnée, éthérée et vaporeuse, mais une existence humaine, à la mesure de notre vie terrestre, à la mesure de nos gestes d’amour. Pour vivre avec Dieu, près de Dieu, notre vie sur terre est un apprentissage pour apprendre à aimer.

Voilà la grande nouvelle de Pâques ! CHRIST est ressuscité ! Alléluia !

Et il donne à tout un peuple de participer à la vie éternelle. Cette vie éternelle qui commence dès que nous comprenons l’Évangile qui se résume ainsi : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et ton prochain comme toi même. C’est pour tout de suite pas pour après la mort !

Dans chaque être humain qui veut, qui essaye d’aimer, Dieu est présent.
Dans ces humains, il y a donc quelque chose de divin. Et la part de divin qui est en nous ne peut pas mourir. C’est notre espérance et c’est notre foi.

Alors, gagner sa vie, tailler une pierre ou bâtir une cathédrale, c’est un choix de vie.
Dans les gestes les plus simples du quotidien soyons tous des bâtisseurs de cathédrales.
Nous pouvons ainsi participer à la construction d’un monde plus beau, plus humain, plus fraternel, plus solidaire.
Alors on s’approche du royaume de Dieu, Père de tous les hommes, que nous participons chaque jour à construire un peu plus.


Jacques Risselin, prêtre responsable de l’aumônerie du centre pénitentiaire de REAU 77.



Ainsi s’achève nos rendez-vous réguliers de ce Carême et de cette Pâques 2020.
Communion Béthanie remercie chaleureusement les détenu·e·s de l’aumônerie pénitentiaire de REAU 77, ainsi que Nicolas et le père Risselin qui nous ont accompagné·e·s depuis le 1er mars et ont assuré ce service dans cette période si particulière.

Vendredi Saint 2020

Cette année, comme c’est le cas depuis cinq dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce quatrième temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

Passion de notre Seigneur Jésus-Christ
« Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur »

Jn 18, 1 – 19, 42

En cette période de confinement, et plus particulièrement en cette Semaine Sainte, ne vivons nous pas un anéantissement, mais en restant dans l’Espérance ?

En ce Vendredi Saint, le Christ nous montre qu’Il est cet Agneau immolé pour le genre humain par Amour de nous.

Mes sœurs, mes frères en Christ, je vous demande : Sommes-nous conscients de cet Amour infini de Dieu qui se donne par son Fils unique, notre Seigneur, le Christ, pour nous laver de nos péchés ?

La Passion du Christ. Quel beau mot : Passion.
Oui, car il a été jusqu’à l’ultime sacrifice pour nous par Amour.

Quand je relie ce passage de l’Évangile, il y a deux choses qui me viennent à l’esprit que je souhaite partager avec vous.

Le première est l’anneau que nos sœurs et frères portent le jour de leurs vœux de charité. Il est le symbole de nos fractures.
En ce Vendredi Saint ne pleurons pas, ne regardons pas nos failles, mais rappelons-nous que la Pâques est là.
Que la vraie lumière et notre rédemption arrivent.
Tout comme cet anneau, trouvons en ce jour la lumière dans nos ténèbres.
Que dans nos fractures nous trouvions la croix Rédemptrice.

La seconde est une image. Celle de la Piéta.
Pour moi, elle symbolise tellement la Passion de notre Seigneur.
Ce corps sans vie dans les bras de Marie, sa Mère.
Car comme elle, nous connaissons et nous souffrirons encore de la perte de personnes chères à notre cœur.
Pour moi, la Piéta représente tellement l’HUMANITÉ de notre Seigneur.

« Ta Croix, Seigneur, nous la vénérons, et ta sainte résurrection, nous la chantons ; c’est par le bois de la croix que la joie est venue sur le monde. »


Votre frère Nicolas en communion avec mes frères et sœurs détenues de REAU 77.

Vivre les Rameaux et la Semaine Sainte en temps de confinement

La Communion Béthanie vous propose de ne pas vivre la montée vers Pâques par procuration, ni isolé·e, mais en direct.

Situation inimaginable pour nos générations. Pour la première fois depuis 75 ans en temps de paix, nous ne pourrons pas vivre la fête des Rameaux, la Semaine Sainte et Pâques, dans nos paroisses et communautés respectives. Les célébrations et cultes ne pouvant pas accueillir les fidèles.

Occasion de nous unir à nos frères et sœurs juives qui, confinées comme nous, célébreront cette année les fêtes de Pessah quasiment aux mêmes dates que notre Semaine Sainte et Pâques. Le Séder sera célébré le soir de notre Jeudi Saint.

La Communion Béthanie vous invite à aller aux confins de cet isolement sanitaire en le transformant en lien partagé en direct grâce à la technologie. Celle du direct vidéo et de la méditation vidéo.

Les propositions listées ci-dessous ne prétendent pas être exhaustives mais être des possibilités offertes.

Merci à toutes les personnes qui, dans l’ombre, rendent possibles ces prouesses techniques.

Dimanche des Rameaux

Paroisse Sainte-Victoire de Trets (13)
Retrouver la méditation du père Michel-Pierre Morin, c’est ici.
Ses méditations des dimanches de Carême c’est ici.

Dominicains, Province de Toulouse
à 11h : Messe du dimanche de la Passion, Bordeaux,
en direct sur YouTube.

Semaine Sainte

Theodom

Chaque jour, des frères dominicains vous proposent d’approfondir notre connaissance du Triduum pascal grâce à leurs vidéos originales sur theodom.org.

Dimanche des Rameaux : vous saurez tout sur l’expression Hosanna.
Lundi Saint : Tolkien et la résurrection.
Mardi Saint : qu’est-ce que le Triduum pascal ?
Mercredi Saint : Jésus prie les psaumes.
Jeudi Saint : le mystère de l’Eucharistie.
Vendredi Saint : petite histoire du chemin de croix.
Samedi Saint : saint-sépulcres médiévaux de la vallée rhénane.
Dimanche de Pâques : les récits de résurrection dans les évangiles.
Lundi de Pâques : la résurrection de la chair.

Offices

Couvent des dominicains de Lyon
Jeudi Saint, 9 avril
Vendredi Saint, 10 avril
Samedi Saint, 11 avril
à 8h00 Office des Ténèbres,
en direct sur la page Facebook du couvent du Saint-Nom-de-Jésus de Lyon.

Maison du 60 (Lille)
Jeudi Saint, 9 avril, à 19h00 : messe du Jeudi Saint,
Samedi Saint, 11 avril, à 20h00 : vigile pascale,
sur YouTube ou sur leur site.

Couvent des dominicains de Nancy
Lundi Saint, Mardi Saint et Mercredi Saint (6, 7 et 8 avril)
à 8h30 messe,
en direct sur la page Facebook du couvent.

Dominicains, Province de Toulouse
En direct sur Facebook (FB) ou YouTube (YT).

Lundi, Mardi et Mercredi Saints, 6, 7 et 8 avril
à 19h : Vêpres du dimanche de la Passion du Seigneur, Toulouse (FB) (YT).

Jeudi Saint, 9 avril
08h30 Office des Ténèbres, Toulouse (FB) (YT).
10h30 Catéchèse Mystagogique, (YT).
19h00 Messe de la Cène, Bordeaux (YT).

Vendredi Saint, 10 avril
08h30 Office des Ténèbres, Toulouse (FB) (YT).
10h30 Catéchèse Mystagogique, (YT).
15h00 Célébration de la Passion, Bordeaux (YT).

Samedi Saint, 11 avril
08h30 Office des Ténèbres, (FB) (YT).
A suivre.

Pour retrouver les liens et détails, visitez le site de Carême dans la ville.


Stéphane,
votre frère en Communion Béthanie

Rameaux 2020

Cette année, comme c’est le cas depuis cinq dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce troisième temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

« Je suis le chemin vers la Jérusalem Céleste. »
Mt 21, 1-11

Nous sommes toujours en confinement.

Le Christ nous montre, même dans ce passage glorieux , qu’il reste humble, plein de douceur.

Mes sœurs, mes frères en Christ, je vous demande : Sommes nous, nous aussi, humbles et plein de compassion envers nos frères et sœurs les plus démuni·e·s ? Surtout dans une période où la solidarité doit se faire encore plus présente.

Nous devons comme lui, même dans nos petites gloires, ne pas oublier l’autre, celle ou celui qui est isolé·e.

A la fin de ce passage, la foule dit : « Celui-ci est le prophète Jésus qui vient de Nazareth en Galilée. »
Mais pour toi qui est-il ? Que représente-t il ? Et surtout, crois-tu en LUI ?

Comme par cette belle image qu’est l’ânon, essayons de retrouver un cœur d’enfant plein de tendresse, d’amour et d’innocence, et laissons nous remplir de LUI.

En ce début de Semaine sainte, je vous confie à sa Sainte Miséricorde.


Votre frère Nicolas en communion avec mes frères et sœurs détenues de REAU 77.

Carême 2020 – 5e dimanche

Cette année, comme c’est le cas depuis quatre dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce deuxième temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

« Je suis la résurrection et la vie. »
Jn 11, 1-45

Nous sommes toujours en confinement.

Le Christ nous rappelle qu’il est la VIE, qu’Il est le seul chemin vers la Résurrection, la VIE ÉTERNELLE.

Mes sœurs, mes frères en Christ, je vous demande : Crois-tu, AUJOURD’HUI, que les choses définitives commenceront pour TOI quand tu auras cessé ?

Nous devons avoir foi en notre Seigneur. Il est là mais l’entendons nous ?
Répondons nous à son appel ?
« Le Maître est là, et il t’appelle. »

Même dans la souffrance, en particulier en cette période du coronavirus, qui abîme nos corps, voire notre moral, ne laissons pas le désespoir nous gagner.
Comme saint Jean-Paul II nous le disait : « N’ayez pas peur. »
Ouvrons nos cœurs, car le Christ est au cœur de ce monde.

« Le troisième jour Il est ressuscité des morts, est monté au cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivant et les morts. »
Que ce passage du crédo ne soit pas que parole, mais qu’il prenne chair et que notre foi nous permette de dire OUI, JE CROIS.


Votre frère Nicolas en communion avec mes frères et sœurs détenues de REAU 77.

Message du prieur · 23 mars 2020

Un temps kairos

Chères sœurs, frères, ami·e·s,

Frère de la Communion Béthanie, le cœur de ma vocation, c’est d’être là, sans réponse théologique toute faite, sans stratégie pastorale préétablie, sans influence, sans prière préfabriquée, sans bruit.

Nous vivons, me semble-t-il, un temps kairos (le temps du moment opportun), un temps qui, à la différence du temps chronos (une durée de temps), offre de la profondeur, de la densité à l’instant.

En ce temps kairos, je demeure modestement à votre écoute.
Je m’engage à répondre à chacun de vos messages, via l’adresse mail de notre Communion Béthanie : communion.bethanie@gmail.com

Précieusement, je garde dans mon esprit ce conseil, donné par un moine de l’Abbaye Notre-Dame de Tamié, lorsque j’avais 14 ans :
« Tu as deux oreilles et une bouche.
C’est le signe que tu dois écouter deux fois plus que tu ne parles. »

J’essaye de vivre ce conseil monastique, chaque jour depuis mon adolescence, et d’une manière particulière dans notre aujourd’hui.

« Chema Israël. Écoute Israël. »
Deutéronome 6, 4

« Écoute » : premier mot de la règle monastique de saint Benoît.

Il y a quelques temps, sur les réseaux sociaux, j’exprimais mon vif désir de voir advenir un synode national au sein de notre Église qui est en France, la grande Église Universelle, comme le disait souvent notre Frère Roger de Taizé.

En même temps, j’exprimais le vif désir que nous vivions, en Église, une cure de silence.

La cure du silence nous est imposée et paradoxalement offerte…
A nous de ne pas la combler par des petites dévotions, comme les appelait sainte Thérèse de Jésus, ni par des épouvantails religieux, comme les nommait un ami prêtre.
A nous de la combler par la méditation de La Parole.
A nous de l’emplir du silence de la Source.

Le synode national où la parole doit maintenant être pleinement libérée, j’engage notre Communion Béthanie a en être, à sa juste place, actrice et espace. Je l’espère de tout mon cœur.

Écoutons ensemble ce que l’Esprit-Saint murmure en ces heures…
Merci.

Jean-Michel+,
votre frère en Communion Béthanie

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