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Archive de l’étiquette Jean-Michel Dunand

Blog de Jean-Michel Dunand du 9 novembre 2019

« Maintenant mon amertume s’est changée en bonheur, car tu m’as aimé assez pour m’éviter la mort ; tu as jeté toutes mes fautes loin derrière toi. » Ésaïe 38, 17.

« Homothérapie, conversion forcée », le film-documentaire de Bernard Nicolas, qui sera diffusé sur Arte le mardi 26 novembre prochain en prime time, « Dieu est amour », le livre de Jean-Loup Adénor et de Timothée de Rauglaudre : ma vie est exposée en ces jours.

Hier, lors d’un dialogue dans une classe de première, une lycéenne me posait la question suivante : « Vous faites preuve d’une grande humanité, d’où cela vient-il ? »
Après l’avoir remercié, je lui ai confié ceci :
«  Je n’ai jamais oublié les nuits sans sommeil où je pleurais amèrement, en espérant ne plus être attiré par la beauté du corps des hommes, je n’ai jamais oublié la longue période où j’ai été harcelé au collège, au lycée, je n’ai jamais oublié ces jours, ces nuits où mon seul objectif était d’en finir avec cette vie irrespirable…
Je n’ai rien oublié comme un grand brûlé ne peut pas oublier ses brûlures…
Aujourd’hui, par ma confiance en Jésus le Christ, par l’Amour, par l’Amitié, par la Fraternité en Communion Béthanie, mes larmes sont devenues source d’une humanité fragile mais paisible. Mon amertume s’est comme transformée en chemin de paix.  »
En voyant les regards (et même les larmes) de ces jeunes face à moi, j’ai la naïveté de croire que « mon message » est passé!

Lorsque l’on plonge le théâtre dans le noir, on laisse toujours allumer une lampe. Cette veilleuse se nomme la servante.

Merci à Dieu, merci à la Vie, car en regardant en arrière et surtout en avant, je crois que « la servante » a toujours été là, qu’elle sera toujours discrètement présente. Là est mon espérance !

« La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas étouffée. » Jean 1, 5.

Chercheur de lueur… : là est peut-être ma vocation ?!

Jean-Michel+, votre frère en Communion Béthanie

Blog de Jean-Michel Dunand du 13 octobre 2019

« Que les pauvres m’entendent et soient en fête ! »
Psaume 33

Dans le cadre de nos parcours d’engagement, j’ai eu la joie de vivre, il y a quelques heures, une rencontre entre des lycéens d’une de nos classes de seconde et des personnes de la communauté de l’Arche de Jean Vanier.

Une rencontre humaine, « terriblement humaine » comme le dit très souvent une amie moniale lorsqu’elle me parle de la démarche chrétienne.

Échanges, préparation et partage du repas.

Je garde chaleureusement dans mon cœur ces visages, ces rires, ces cris, ces paroles, ces silences et surtout ces regards.

Jean Vanier disait souvent que la vie à l’Arche avait fait surgir du plus profond de ses entrailles « le cri primal » :

« Suis-je aimable ? Suis-je aimé ? »

Personne portant un handicap visible ou personne portant un handicap invisible, nos regards, ce soir là, exprimaient, me semble-t-il, « ce cri primal »…

Marchant dans les rues de Montpellier, alors que je reconduisais une de nos lycéennes à l’internat, je me suis souvenu de cette parole de la philosophe Simone Weil :

« Ce n’est pas à la façon dont un homme parle de Dieu que je vois s’il a séjourné dans le feu de l’Amour divin…, mais c’est à la manière dont il me parle des choses terrestres ».

Jean-Michel+, votre frère en Communion Béthanie

Journée du Coming out du 11 octobre 2019

En ce vendredi 11 octobre « coming out day », notre Communion Béthanie est heureuse de vous offrir un entretien de notre frère prieur, Jean-Michel, avec la journaliste de « La Vie », Sophie Lebrun. Interview réalisé suite à la publication du livre : « Dieu est amour ».

Si « coming out » signifie « sortir » , voici « une parole en sortie ! »,
Une parole qui cherche, une parole qui ne prétend pas posséder la vérité.
Car…, si nous avons la vérité, il ne reste plus rien aux autres !
Une parole qui, en Église, n’offre pas des certitudes mais un questionnement.
Une parole qui ouvre un chemin de rencontre avec Jésus le Christ.
Lui qui, comme pour son ami Lazare, nous invite chaque jour au « coming out » : « viens dehors pour vivre… »

Message de rentrée septembre 2019

Ami-es, sœurs, frères,

Chaque matin, lorsque je passe sous le porche de « mon lycée », je me souviens de ce verset de saint Jean :

« Si quelqu’un dit : j’aime Dieu et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » 1 Jn 4, 20

En effet, je peux prêcher Dieu, adopter toutes « les postures spirituelles inimaginables », si je n’aime pas les jeunes, les adultes de mon établissement scolaire, je ne suis pas au service du rayonnement de l’Évangile, je suis un menteur.

J’ai une conscience de plus en plus vive de l’exigence de cette mission d’adjoint en pastorale scolaire.
C’est vraiment pour moi le lieu de ma conversion quotidienne à l’amour-don.

Depuis plus de vingt ans, lorsque je passe sous le porche de « mon lycée », je lis : « Institution Notre-Dame de la Merci ».
Je ne vous cache pas que jusqu’à l’hiver dernier, j’étais très mal à l’aise avec le mot « institution ».
Jusqu’à ce que je découvre une des origines latines de ce mot :
« stare » ce qui signifie : se tenir debout.

Que se soit au sein de l’enseignement catholique ou au sein de notre Communion Béthanie, je désire être au service de la croissance, du déploiement des jeunes, des adultes.

Se tenir debout n’est-pas le signe de la résurrection ?
Une personne debout, c’est une personne qui en-visage, qui s’engage, qui crée un nouveau rapport avec « le reste » du vivant… 

Je débute cette nouvelle année scolaire à Montferrand-le-Château par un pèlerinage avec les ami-es du bienheureux Jean-Joseph Lataste.
Ce frère dominicain m’inspire, nous inspire.
Il a aimé, non avec des discours, mais en actes.
Il a fondé « une institution », un élan de Miséricorde, où des femmes et des hommes ressuscitent, se tiennent debout.

En Jésus le Christ, je nous souhaite d’accueillir un cœur très aimant, « un stare », l’humilité et l’audace de la semence.
Je vis ce pèlerinage dans cet élan, dans ce désir de fond.

en 2018 à Montferrand-le-Château

Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

Weekend inter-spirituel des 21 et 22 décembre 2019

Chers ami-es,

Je suis heureux de vous inviter à un temps inter-spirituel.
Il se vivra chez nos Sœurs du Cénacle à Versailles du samedi 21 décembre 2019 (11h) au dimanche 22 décembre 2019 (14h 30).
Avec mes amis et frères Federico (bouddhiste) et Ludovic-Mohamed (musulman) nous vous invitons à ce temps de simple rencontre, de partage, de méditation, de prière, de brefs apports de notre part.

TOUT SIMPLEMENT! : pourrait-être notre thème.

Merci de vous inscrire directement auprès de notre sœur Loan : loanabc@hotmail.fr

Merci à Loan et bientôt à Laetitia! de veiller sur ce temps inter-spirituel. Loan vous fera parvenir une nouvelle invitation en septembre prochain.

Je souhaitais vous faire parvenir cette première invitation avant la pause estivale… (le lieu d’accueil de nos Sœurs du Cénacle est vite plein!)

Très fraternellement et chaleureusement,
Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

Des vies qui ne servent à rien !? – Message fraternel de notre prieur du 14 juillet 2019

Des vies qui ne servent à rien…!?

Pour la qualité, pour la délicatesse de votre accueil, merci chère Sœur Annunciata, merci chères Sœurs Clarisses.

Une moniale, un moine, une ou un ermite, ça ne sert à rien !?

Un chemin qui n’est pas performant, un chemin qui n’est pas rentable, à quoi cela peut-il bien servir dans le monde qui est le nôtre ?

Une fois de plus, lors de cette retraite spirituelle personnelle, je viens d’être ramené à l’essentiel :

  • une vie de prière et donc une vie de foi. « Ni écran de fumée, ni superstition de bazar, mais l’invincible Espérance chevillée au corps » comme l’écrivait le bienheureux moine, Christian de Chergé.
  • une vie de travail, une vie sobre et donc une vie réaliste, attentive à l’instant présent, attentive aux plus petits détails.
  • une vie fraternelle et donc une vie exigeante. Loin de tout sentimentalisme hors-sol, il s’agit d’apprendre à aimer l’autre, d’apprendre à durer dans l’amour.
  • une vie, non pas loin du monde, mais à côté du monde pour mieux écouter ses joies, ses espoirs, sa souffrance, ses cris…

Depuis sa fondation, j’ai souhaité, pour notre Communion Béthanie, un monachisme de cœur, vécu en plein monde.

Pourquoi ?
Pour que notre Communion Béthanie ne serve à rien !!!
Je lui souhaite de devenir un espace où toutes personnes, particulièrement les personnes transgenres et homosensibles puissent expérimenter la gratuité.

C’est tout !?
Oui, c’est tout car le reste appartient à Jésus le Christ.
S’Il souhaite faire de cette gratuité un lieu de rencontre avec Lui, un lieu de fécondité, c’est son affaire… !

Donc c’est tout !
Dans quelques jours, notre Communion Béthanie vivra sa retraite d’été à Strasbourg.
Merci de prier avec nous et pour nous.

C’est vraiment tout !!!
Jean-Michel+, votre frère en Communion Béthanie


In memoriam – Père Abbé Charles GALICHET – OSB (1944-2019), le samedi 6 juillet 2019

En ce jour où notre grand et cher ami, Frère Charles, nous a quittés pour rejoindre la Maison du Père, nous ne pouvons que rendre grâce pour tout l’amour qui rayonnait sur son visage et révélait l’immense tendresse de son cœur.
Notre première rencontre remonte au 4 octobre 1972, en la fête de Saint François d’Assise, en l’Abbaye du Bec Hellouin, alors qu’il venait d’entrer dans l’Ordre des Bénédictins du Mont Olivet.
Quelques années plus tard, il fera partie de la petite équipe de Frères et de Sœurs qui reviendront fonder l’Abbaye Notre Dame de la Résurrection à Abou Gosh, au lieu dit de l’Emmaüs des Croisés, en Israël.
Délicatement proche de chacun et de chacune, il avait une prédilection pour celles et ceux qui, en raison de leur homosensibilité et de leurs différences de genre pouvaient se sentir exclu(e)s ou en souffrance dans leurs relations au monde et à leurs communautés d’Église.
Cette discrète et intense proximité, qui était la sienne, n’a cessé de renforcer les relations d’amitié fraternelle nées entre nous deux et qui m’ont aidé à guérir de bien des blessures subies au sein de l’Église.
Mais ce qui restera gravé a tout jamais au plus profond de mon être, ce sont les moments si lumineux que j’ai eu la grâce de vivre à son chevet à l’hôpital lors des dernières fêtes pascales au cours desquels nous avons eu des échanges fraternels d’une profondeur sans égale mais où l’humour n’était jamais absent.

Avec lui nous pouvons, désormais, chanter au Seigneur :

« Mon âme se repose en Paix sur Dieu seul, de Lui vient mon Salut!
Oui sur Dieu seul mon âme se repose, se repose en Paix! »

Au nom de Jean-Michel Dunand, Bernard, un frère de la Communion Béthanie

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