Tout au long de ce Carême 2021 et jusqu’à Pâques, retrouvez les méditations du collectif LGBT+ & Croyant·e·s Anjou.
« Ne juge pas la journée en fonction de la récolte du soir mais d’après les graines que tu as semées » écrivait Robert Louis Stevenson, quelques années après les paroles du Christ : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul. S’il meurt, il porte beaucoup de fruit. »
Dans l’Évangile du jour, Jésus n’a pas encore vécu la mort, mais il la sait inévitable, et l’annonce presque explicitement. Et il a confiance. Il sait que son sacrifice ne sera pas inutile, puisqu’elle montrera à tous que la Vie surgit de la Mort.
En annonçant sa propre résurrection, il sème aussi la graine de l’espoir, celle d’une intuition : le don de soi est toujours fécond. Si la graine plantée en terre donne d’autres graines, c’est grâce à sa disparition et à sa métamorphose, sans possibilité de retour. Et à sa patience : il faut du temps avant que la plante ne germe.
De la même manière, si nous regardons nos vies et nos actes comme des graines plantées en terre, les épreuves et les échecs n’auront jamais le dernier mot. L’espoir et la confiance que nous mettons en nous-mêmes, en nos qualités, en les autres et en Dieu… ne suppriment ni la difficulté, ni la douleur mais nous permettent de les dépasser, de voir et viser plus loin et plus haut.
Et si nous laissions germer en nous cette conviction que la difficulté fait grandir, pour partager la beauté du don gratuit, sans attentes et sans conditions ?
Chaque personne est féconde, dès lors qu’elle choisit de donner et de se donner.
Tout au long de ce Carême 2021 et jusqu’à Pâques, retrouvez les méditations du collectif LGBT+ & Croyant·e·s Anjou.
Dans le passé, les juifs élevaient ce serpent de bronze dans le désert.
Ils n’étaient alors qu’un petit groupe sans terre, encore attaché à des superstitions.
Mais déjà Dieu veillait sur eux en les guérissant des morsures des serpents.
Il leur redonnait vie.
Jésus annonce sa mort, mais il parle de Vie.
Il va mourir, aux yeux de ses contemporains, comme un criminel.
Humilié, exclu, sous les insultes et les crachats.
Mais, bien qu’humain et sensible à la peur, il n’adopte pas le regard des gens de son temps.
Il change le point de vue, pour prendre celui de Dieu :
Il sera élevé.
Dans toute vie, il y a des moments de souffrance et d’autres de bonheur.
Jésus nous invite à une conversion de notre regard.
Cet Évangile fait écho à celui de Mathieu : « Vous êtes la lumière du monde » Matthieu 5 :14-15.
Bien sûr, nos vies ne sont pas que lumière ou ténèbres.
Mais dans toutes ces nuances, « tout homme » peut croire à l’amour inconditionnel du Père.
Choisis la vie !
Tout au long de ce Carême 2021 et jusqu’à Pâques, retrouvez les méditations du collectif LGBT+ & Croyant·e·s Anjou.
C’est un des rares passages de l’Évangile où Jésus laisse éclater sa colère. C’est pourtant sa première visite à Jérusalem au moment de la fête de la Pâque, et son premier geste est de se fabriquer un fouet pour chasser les marchands, leurs bœufs et leurs brebis, ainsi que les changeurs de monnaie.
On peut alors s’étonner de cette violence, de cette spontanéité, de la liberté que se donne Jésus, petit nouveau en ville. Et les marchands et les changeurs sont choqués. Ils sont après tout de bonne volonté. Ils permettaient aux pèlerins accourus de tout Israël d’offrir un sacrifice au temple et de remplir leurs devoirs de croyants ! Leur présence est légitime, justifiée, et l’habitude de leur présence est devenue légale.
Jésus se rebelle non pas au nom de la loi, mais de la justice. Il ne vise pas le commerce, mais sa mauvaise utilisation, et les réflexes trop humains des hommes dans leur rapport à Dieu. Le culte devient un trafic, un échange de bon procédés un marchandage qui est sans doute un leurre : un cadeau à Dieu contre une faveur de sa part.
La colère de Jésus est un déclencheur, un moteur, une énergie qui détruit pour interroger et reconstruire. Son bouillonnement intérieur face à la naïveté, à l’égoïsme, à l’injustice, est aussi le nôtre parfois.
Comment pouvons-nous écouter, utiliser et dominer cette colère ?
Comment est-elle symboliquement un refus de ce qui ne nous paraît pas essentiel, pas ajusté, dans notre vie, dans notre foi, dans notre rapport à Dieu et aux autres ?
Comment faire pour comprendre nos propres colères, et celles des autres ?
Ce temps de Carême est un temps de conversion, autrement dit un basculement choisi : un moment idéal pour accueillir nos colères, et transformer protestations, refus, confrontations, en autant d’espace d’échanges, de dialogues et d’écoute.
Tout au long de ce Carême 2021 et jusqu’à Pâques, retrouvez les méditations du collectif LGBT+ & Croyant·e·s Anjou.
Dans Harry Potter, JK Rowling nous a fait rêver de pouvoir nous métamorphoser à notre guise en notre animal préféré, de nous donner le pouvoir de plonger une heure dans un lac sans respirer, ou encore, avec la pierre philosophale, de pouvoir être revivifiés.
En comparaison, quel type de métamorphose le Christ nous propose-t-il ?
Le contraste est saisissant. Il se met à l’écart, alors que nous sommes dans une période de fête, et demande bien à ses disciples de ne rien dire. Après une brève rencontre avec Élie et Moïse, prophètes et sauveurs d’Israël, quel est le résultat de cette métamorphose ? Un homme, un simple homme debout, qui de plus n’est pas venu pour être servi mais pour servir, qui relève ses disciples tombés à terre.
La parole de Dieu est aussi saisissante. Il ne dit pas : « Lisez, appliquez et conformez-vous à ce que je vous enseigne. » Non, il dit : « Écoutez ». C’est là que s’opère toute la différence. Écouter implique une action d’ouverture, d’attention à l’autre. Cela veut dire, soyons attentifs, disponibles et prenons en compte l’autre, reflet de l’image de Dieu.
En cette période difficile, durant laquelle nous sommes contraint·e·s à l’enfermement et avons l’impression de ne pas toujours déceler la lumière, c’est l’écoute, la rencontre, l’échange avec la singularité de l’autre, l’amour qui comptent.
C’est tout cela qui nous met en mouvement, nous transforme, nous métamorphose en continu. D’où l’intérêt de ne se contenter que d’une tente pour abri au lieu de désirer un pré carré clos qui nous empêcherait de rester en marche.
Au long de cette route, l’image qui nous accompagne est celle du Christ métamorphosé. Celle d’un homme, d’un ami qui parle à un ami, et qui nous relève quand nous tombons.
Tout au long de ce Carême 2021 et jusqu’à Pâques, retrouvez les méditations du collectif LGBT+ & Croyant·e·s Anjou.
Le désert peut être effrayant.
C’est le lieu de la mort, de la perte de repère, un lieu silencieux et stérile.
L’aviateur du Petit Prince sait cela.
C’est pourtant là, quand tout espoir semble perdu, qu’il trouve un ami.
Jésus aussi connaît le danger de ce lieu, où règne Satan, l’ennemi, le Diable, « celui qui divise ».
Mais il n’y est pas seul. Il se laisse pousser par l’Esprit.
Nous aussi nous traversons des déserts. Nous ressentons la tristesse, la colère, l’injustice, et nous n’y trouvons aucun sens.
Seigneur, donne-nous d’être attentif à l’Esprit, ami caché dans nos déserts.
Collectif LGBT+ & Croyant·e·s Anjou.
Une fois n’est pas coutume, je vous propose, au seuil de ce Carême 2021, un lien vers une conférence (40mn) du frère Philippe, sur la violence, les violences dans l’Église.
Conférence récente, brûlante, pertinente, lumineuse, en ces heures si particulières, si troublées.
Philippe Lefebvre est frère de l’Ordre des Prêcheurs, bibliste, professeur d’Ancien Testament à la faculté de théologie de l’Université de Fribourg, en Suisse.
Il vient d’être appelé à rejoindre la Commission biblique pontificale.
Très engagé dans la lutte contre toutes formes d’abus, au sein de l’Église catholique, il nous offre une lecture de la Parole, amoureuse, tonifiante, intelligente, « très loin de certaines nunucheries ».
Philippe est un vrai frère pour moi, pour nous.
En Communion Béthanie, il est venu partager la Parole avec nous, lors d’une retraite.
Des années plus tard, nous en gardons encore le parfum.
Il écrivait récemment :
« Il y a sans doute une culture de la parole à trouver, à retrouver dans l’Église. »
De cette magnifique conférence, je retiens Tout.
Ceci-dit, je vous offre ces deux courts extraits :
« Le corps du Christ est ce qui donne asile à tous ces corps violentés que l’on a cru disparus mais qui ont un lieu dans le corps du Christ. »
« Dire Marie, toujours vierge, c’est dire Marie toujours en danger.
Marie apparaît comme une pécheresse alors qu’elle est innocente.
Elle anticipe son Fils… »
Je vous souhaite un Carême plongé dans la Parole, avec Celle qui la médite en son cœur.
Pour ce Carême 2021, j’ai demandé à nos ami·e·s du collectif LGBT+ & Croyant·e·s Anjou de nous accompagner. Elles et ils nous offriront les méditations des dimanches du Carême, des Rameaux et de Pâques.
Qu’elles et ils en soient vivement remercié·e·s.
Jean-Michel+,
frère prieur de la Communion Béthanie.
La Communion Béthanie vous recommande Carême dans la ville 2021, à partir du mercredi des Cendres, 17 février.
Vivez un carême dynamique grâce à cette retraite en ligne adaptée à tous les formats et à tous les écrans. Découvrez la parole de Dieu proche de vous, grâce à un frère ou une sœur, dominicaine ou laïque.
Cette année, le thème sera « Je t’aime, Seigneur, ma force », psaume 17,2.
« Sans doute Jésus est-il le premier à pouvoir dire ces mots en toute sincérité. Il nous donne la témérité de le suivre. Oui, il est possible d’aimer Dieu. Quand nous aimons notre frère, surtout celui dans le besoin, nous aimons Dieu. Et quand quelqu’un nous aime en vérité, c’est Dieu qui nous aime. En cette période de pandémie, comment aimer sans la proximité physique de celui qu’on aime ? Si nous voulons tenir dans cette épreuve, nous devons apprendre à aimer à distance. » Frère Benoît Ente, op.
Pour rejoindre des milliers de retraitant·e·s et recevoir quotidiennement la méditation du jour, la possibilité d’entendre les offices, il vous suffit de vous inscrire directement sur le site Carême dans la Ville 2021.
Communion Béthanie vous proposera parallèlement une montée vers Pâques avec, cette année, des méditations en provenance d’Anjou. Les pauses méditations du lundi s’éclipsent et reviendront dès le 5 avril.
Stéphane,
votre frère en Communion Béthanie.
Méditation de la Nativité par Sœur François-Marie osc, sœur du monastère Sainte-Claire Montbrison.
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière
À Moïse, Dieu est apparu dans la flamme du buisson. Notre Dieu est un feu. Un feu consumant. Un feu qui illumine les ténèbres.
Noël, c’est le surgissement, dans l’obscurité de nos vies, de nos cœurs blessés, de nos doutes, de la grande lumière de Dieu.
Dieu déchire les cieux comme l’éclair déchire les nuées. Il déchire les cieux et descend allumer pour nous le feu qui ne s’éteint jamais.
Dans notre monde, les ténèbres demeurent. Mais demeure aussi la trace de cette grande flamme qui s’est allumée, pour l’éternité, dans la crèche de Bethléem.
Et notre terre en est à jamais illuminée. Notre cœur en est à jamais transfiguré.
La lumière de Dieu a jailli dans nos ténèbres, éclairant nos chemins de traverse pour les ramener vers le cœur de Dieu.
C’est notre joie, et elle est parfaite.
Sœur François-Marie osc,
du monastère Sainte-Claire Montbrison
Méditation pour le temps de l’Avent par Sœur François-Marie osc, sœur du monastère Sainte-Claire Montbrison.
Marche en ma présence, avait dit Dieu à Abraham.
Marcher en présence de Dieu, demeurer sous son regard, c’est bien l’appel le plus radical, le plus profond, le plus bouleversant aussi, qui nous est adressé.
Notre Dieu est le Dieu de la présence. Dieu avec nous.
S’il déchire les cieux et descend, c’est pour demeurer avec nous.
S’il annonce à son peuple la consolation qui vient, c’est parce qu’il nous visite au cœur de nos souffrances.
S’il nous offre la joie, c’est parce que sa présence comble, seule, notre attente la plus profonde.
Dieu est avec nous et nous ne serons jamais plus seuls.
C’est cela, l’Incarnation : la Toute-puissance de Dieu qui se penche sur nous et nous rejoint dans nos détresses, dans notre solitude, dans nos peurs, pour les remplir de sa douce présence.
Dieu est avec nous.
C’est là notre joie et elle est parfaite.
Sœur François-Marie osc,
du monastère Sainte-Claire Montbrison
Qu’exulte la terre par le Chœur dans la ville.
Retrouver sur le site retraitedanslaville.org les méditations du temps de l’Avent.
Méditation pour le temps de l’Avent par Sœur François-Marie osc, sœur du monastère Sainte-Claire Montbrison.
Soyez dans la joie car votre Dieu, le Dieu fidèle qui entend la clameur de son peuple, qui voit sa misère et se laisse toucher au cœur, déchire votre obscurité pour venir vous consoler.
C’est cet appel de la lettre aux Thessaloniciens qui résonne aujourd’hui dans nos cœurs. Dieu nous appelle à la joie. Nous sommes créés pour la joie et, au terme de notre chemin terrestre, nous serons absorbés dans l’immense clarté de la joie de Dieu.
La joie de Dieu, non pas la nôtre.
Jean-Baptiste nous apprend cette joie lumineuse : au milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas. Nous ne le connaissons pas encore, mais nous savons déjà qu’il est le Dieu fidèle, Celui qui guérit les cœurs brisés et délivre les captifs.
Au plus profond de notre nuit brille Celui qui est la lumière du monde.
Sa promesse, il l’accomplira. Il est bien Celui qui doit venir, il nous suffit de tenir nos lampes allumées.
Sœur François-Marie osc
du monastère Sainte-Claire Montbrison
Méditation pour le temps de l’Avent par Sœur François-Marie osc, sœur du monastère Sainte-Claire Montbrison.
« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. »
Ce Dieu qui déchire les cieux pour venir jusqu’à nous est un Dieu de consolation, nous annonce le prophète Isaïe.
Il ne peut nous rejoindre dans nos obscurités qu’en déchirant nos cœurs de péché. Mais il le fait pour nous consoler.
Ce Dieu qui parle au cœur de Jérusalem, au cœur de chacun d’entre nous, ce Dieu du cœur humain est celui qui, selon l’Apocalypse reprenant les mots du prophète, essuiera toutes larmes de nos yeux.
Si Dieu peut nous consoler c’est que, mystérieusement, du plus profond de sa Gloire, il reçoit en plein cœur la peine des hommes.
L’Ecclésiastique nous dit que les larmes de la veuve coulent sur les joues de Dieu. Bouleversante expression, qui nous révèle la Face de Dieu. Une face de lumière et de gloire sur laquelle, cependant, ruissellent les larmes de son peuple.
C’est cela que nous attendons, dans les ténèbres, mais avec une indestructible espérance.
Dieu vient consoler son peuple. Du haut des cieux, il descend sur notre monde blessé, sur nos cœurs blessés, pour faire ruisseler sa Joie.
Sœur François-Marie osc
du monastère Sainte-Claire Montbrison
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, notre frère DeoGracias vous propose sa méditation.
Jésus envoya ses disciples deux par deux dans toutes les nations et ils parlaient leur langue pour annoncer la bonne nouvelle.
Jésus envoya ses disciples deux par deux chez tous les peuples, sans les différencier, là où le mal, la maladie, sévissaient.
Ephata, ouvre toi
Le fléau de la contamination à VIH, dont trop de personnes souffrent encore, n’est toujours pas éradiqué. Ni en Europe ni de par le monde. Un fléau qui, de sa découverte à aujourd’hui, sème le chaos.
Depuis nous connaissons d’autres chaos ; une épidémie covidienne, ceux que nous sentons venir, à l’image de ces dérèglements climatiques et de leurs conséquences.
De ce fléau de la contamination à VIH est advenu un autre chaos ; politique, sanitaire, financier, relationnel, sexuel, et spirituel cette fois-ci. Il allait advenir de ces chaos réunis un bouleversement tel que nul·le n’aurait pu oser l’imaginer. Pour la première fois les malades du sida, et leurs allié·e·s, allaient devenir des spécialistes, des sachants de leur propre maladie. De ce savoir acquis au prix d’une hécatombe, de mobilisations, les séropositives et séropositifs allaient forcer pouvoirs publics et médecins à presser le pas pour gagner la bataille des traitements.
Le chaos est un enchevêtrement de négativisme face à la maladie, un désordre de réactions, de peurs, un tumulte d’angoisses, la perturbation de l’esprit, l’abandon dans les ténèbres, l’écriture d’un requiem. Et pourtant, l’histoire humaine a maintes fois démontré que d’un chaos aussi puissant naît une issue, une histoire collective qui change la perspective, enraye une épidémie en attendant de l’éradiquer.
Heureusement, grâce aux dons collectés, des hommes et des femmes, médecins, scientifiques font inlassablement progresser la recherche.
Heureusement, les traitements sont plus légers et plus faciles à prendre.
Heureusement, une guérison complète advint.
D’hier à aujourd’hui, les masques et toutes les pratiques de réduction des risques sont de mise.
Ephata, ouvre toi
Au milieu de ce chaos, nous, sœurs et frères, sommes envoyé·e·s en mission. Envoyé·e·s deux par deux, pour porter témoignage, pour vivre pleinement notre mission, notre chemin, notre place si difficile à l’épicentre du chaos, à l’épicentre du fléau ; une place minuscule et discrète, d’où vient néanmoins cette clarté éblouissante.
Contemplons les visages de celles et ceux vers qui nous nous sentons envoyé·e·s. Contemplons la lumière et les couleurs de notre monde, évoquant sa création.
Écoutons le chant de la terre.
Tous symbolisent l’espérance, la confiance en nos vies projetées en Lui et avec Lui, en elles et avec elles.
En ces temps d’épidémie, prenez bien soin de vous et de vos proches.
DeoGracias