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Dates

cieux déchirés, dieu descend

1er dimanche de l’Avent 2020

Méditation pour le temps de l’Avent par Sœur François-Marie osc, sœur du monastère Sainte-Claire Montbrison.

« Si tu déchirais les cieux »

Ce cri exprime l’attente brûlante de l’humanité, à travers tous les siècles. Il est celui d’Isaïe, il est aussi le nôtre.
L’attente de Dieu. L’attente de Celui qui vient nous sauver. L’attente d’un Dieu qui descend.

Et c’est là l’extraordinaire nouvelle : Dieu n’est pas solitaire dans les hauteurs, il descend.
Il descend parmi nous, dans nos vies, dans nos ténèbres, dans nos enfers.

Mais pour que la lumière puisse traverser les ténèbres, il faut que les cieux soient déchirés.
Il faut que nos cœurs soient déchirés pour laisser passer la lumière de Dieu. Pour la laisser rejoindre le plus profond de notre être.
Il faut que nos cœurs soient ouverts. Comme celui du Christ par la lance.

Nous ne savons ni le jour ni l’heure, mais nous savons que cette lumière descendra dans nos obscurités.
Quand nous aurons suffisamment veillé dans la nuit pour que nos cœurs soient déchirés par le désir, par l’attente, par l’espérance malgré tout.

Quand tu déchireras les cieux, nous serons là.


Sœur François-Marie osc
du monastère Sainte-Claire Montbrison

Message de rentrée – Écouter le mouvement de la vie

« Être à l’écoute », c’était mon engagement lors de mon entrée dans le Temps de Nazareth, le 9 décembre 2018. C’était le service auquel je me sentais appelée alors auprès de mes sœurs et de mes frères en Communion Béthanie et dans le monde.

« Être à l’écoute », c’est plus que jamais ma vocation singulière, au sortir de ce temps si particulier, après des mois d’existence pas comme les autres, à ceci près que je parlerais plus volontiers aujourd’hui de « l’écoute du mouvement de la vie ».

Laissez-moi, en cette rentrée, tenter de vous emmener avec moi dans cette mise en mouvement…

Nous avons connu… l’obligation de réduire nos déplacements, de renoncer à certaines de nos activités. Nous avons dû nous habituer à ne rien pouvoir programmer, ni anticiper.
Lorsque les conditions le permettaient pourtant, ralentir notre rythme de vie nous a conduits à redécouvrir le silence extérieur et à goûter au silence intérieur.
La Vie alors s’est faite Maître dans l’apprentissage de l’accueil de l’inattendu, dans le consentement à ne pas savoir, à ne pas pouvoir, à nous laisser faire par les circonstances… et à accueillir ce qui est.

Chacun, chacune, nous avons pu entendre l’invitation simple à vivre, au jour le jour, instant après instant, dans le présent, en proximité avec nos très proches, avec nous-mêmes et avec le Vivant. Invitation à être là, simplement, à goûter chaque jour la Vie être en nous. Sans vouloir la posséder, la contrôler. S’enraciner dans ce que nous portons de plus précieux au plus profond de nous-mêmes, le Souffle du Vivant. Et nous mettre à Son écoute.

Le chemin pour cela, nous le connaissons : nous retirer à l’intérieur de nous-mêmes et nous rendre présent à Sa présence, dans le silence.
Accueillir le présent de Sa présence à chaque instant présent.
Nous rendre pleinement disponible, corps et âme, attentifs à la Présence lumineuse du Souffle.

De là, consentir (et non se soumettre ou subir) au non-savoir, au non-pouvoir, au non-comprendre dans l’immédiat.
Nous laisser désamarrer et dépouiller de l’inessentiel.

Puis, suivre le mouvement de la Vie ! Trouver l’équilibre entre l’intérieur et l’extérieur, l’immobilité et la mobilité, la solitude et la relation.

Parfois, la route débouche sur l’un de ces carrefours de l’existence où la Vie parle. Qui sait si le temps que nous venons de vivre dans l’immobilité du confinement ou encore ce temps de rentrée, n’en sont pas, de ces carrefours ?
Alors quoi ? Sinon s’y tenir un instant et risquer ensuite des pas nouveaux ?
Marcher Sa parole en Sa présence.
Vibrer la lumière que nous sommes.
Se laisser mettre en actes par le Souffle du Vivant.
Ne pas empêcher la musique que l’on porte au fond de soi de résonner : écouter le chant que nous recevons de la Source, les vibrations qui nous relient à tous les êtres vivants, et offrir au monde, aux autres, sa note particulière, sa couleur singulière, parce qu’unique et essentiel à la co-écriture de la Symphonie de la Vie à laquelle nous convie le Vivant.

C’est permettre la Vie en soi et autour de soi qui fait de nous des passeurs et des passeuses de Vie.

Nous avons je crois la responsabilité de nourrir quotidiennement notre cœur et nos sens de beauté, de lumière, d’amour et le choix du mouvement.

Ainsi…
Marchant sur le chemin vers la Vie, en Fraternité, en Sororité, avec nos fragilités, nos fractures, nos doutes, nos ombres, et en même temps nos forces, nos découvertes, nos couleurs, nos espérances ;

Marchant au rythme du Souffle du Vivant, dans l’accueil confiant de l’inattendu, de l’imprévu, qui peut parfois être chaotique, mais toujours abritant des braises qui ne demandent qu’à reprendre vie ;
Vivant un monachisme intériorisé, un monachisme du cœur, dans la contemplation de Jésus ;

Vivant la présence de Dieu en plein monde ;
Goûterons-nous à toutes les promesses de nos chemins d’engagement ou d’amitié en Communion Béthanie et dans nos communautés respectives !

Une très bonne rentrée à toutes et à tous !

Lætitia,
votre sœur en Communion Béthanie.

Pentecôte 2020 : naphtaline ou mite ?

« La question est : que garder de bon, de juste, de vrai de tous ces lieux et mouvements qui ont été si influents dans l’Eglise ces cinquante dernières années ? …
Cela me travaille au plus profond depuis dix-huit ans : que faut-il en garder ?
»
Ainsi s’exprime mon ami Christophe Rémond.

« Que faut-il en garder ? »
Cette question ouverte me traverse de part en part.

En cette fête de Pentecôte 2020, je ne veux plus me gargariser de formules pieuses usées jusqu’à la corde, de certitudes du type : telle onction sur cette personne, sur cette communauté ! Je suis certain que l’Esprit-Saint inspire vraiment cette œuvre !

Qui sait où souffle Celui qui, au dire de Jésus, est comme le vent ?

« Tu ne sais ni d’où il vient
ni où il va. »

Jean 3, 8.

Je ne veux plus me retrouver -par respect pour ma santé mentale et physique- dans des espaces qui sentent la naphtaline !

L’Esprit-Saint me semble être comme une mite puissante.

Il me semble préférer les trous qui laissent entrevoir la splendeur, la fragilité de notre humanité à l’impeccabilité de nos oripeaux ecclésiaux.

Je rejette fermement aujourd’hui, cette idée, qui m’a longtemps formatée : « notre culture contemporaine est une culture de mort… »

Modestement, je crois que Dieu s’exprime à chaque fois qu’une personne se met debout pour vivre dans la liberté de sa conscience humaine.

Sur un projet et des idées, Madame Marie Cau vient d’être élue maire de Tilloy-lez-Marchiennes, petite commune de 550 habitants dans la région des Hauts-de-France.

« Chère Madame la Maire,
Vous êtes la première personne transgenre élue première magistrate d’une commune en France.
Je vous présente mes sincères félicitations.
Loin de moi, l’idée de vous instrumentaliser.

Ceci-dit, comme frère en Communion Béthanie, (fraternité de prière œcuménique au service de toutes, de tous, en particulier au service des personnes transgenres et homosensibles), je vois dans votre élection un appel de l’Homme de Nazareth.

Jésus dont la manière d’être vivant me rend vivant, dont la manière d’être vivant me met debout au service de la famille humaine.

Dans le service de vos concitoyens, ma prière vous accompagne. »

Pentecôte 2020

Marie Cau, tant de femmes et d’hommes portent l’avenir de ce monde.
Là, je contemple l’action à la fois discrète et forte de l’Esprit-Saint.

Je reçois, dans un élan renouvelé, cette citation de Antonia Susan Byatt :
« Nous sommes définis par les lignes que nous décidons de traverser ou d’accepter comme frontières. »

Je reçois, dans un élan renouvelé, ce chant chrétien de mon enfance :
« Allez-vous-en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous-en sur les places y chercher mes amis …
Et soyez mes témoins chaque jour.
»


Jean-Michel+, votre frère.

Dimanche de Pâques 2020

Cette année, comme c’est le cas depuis six dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce cinquième temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

Pâques, Résurrection, Vie Éternelle !

Ces jours-ci, c’était la Semaine Sainte, les jours qui mènent à Pâques, la plus grande fête des chrétiens. Et en ces temps de pandémie, les mots, Mort, Résurrection et Vie Éternelle résonnent plus fort que d’habitude.

Actuellement, nous subissons tous le confinement et cela peut être une chance pour certains, une opportunité pour d’autres, d’avoir le temps ! Ce que nous n’avons pas d’habitude, LE TEMPS. Sans doute ce n’est pas le cas de tout le monde, notamment tous ceux qui  » sont au front « … les soignants, par exemple… mais nombre d’entre nous vivent ce temps dans une certaine solitude.

Pensons spécialement à nos amis détenus qui sont encore plus que d’habitude en confinement ; pas d’activités, pas d’aumônier qui frappe à la porte de la cellule, pas de célébration avec les autres, pas de groupe bible.

Vous connaissez cette anecdote. Un homme passe devant trois tailleurs de pierre.
Au premier, il demande : « Qu’est-ce que tu fais ? » et l’ homme répond : « Je gagne ma vie. »
Au second, il demande : « Qu’est-ce que tu fais ? » Et l’homme répond : « Je taille une pierre. »
Au troisième, il demande : « Qu’est-ce que tu fais ? » Et l’homme répond : « Je bâtis une cathédrale. »

Depuis la Résurrection de Jésus, les chrétiens croient qu’il y a une façon de vivre qui ne conduit pas à la mort.
Les liens que nous tissons dans l’amour, dans l’amitié, demeurent éternellement. Le plus humble geste porte son fruit. Le regard de tendresse, l’attention d’un instant, la parole qui aide, la rancune oubliée, le travail avec ses gestes mille fois répétés. Tout porte un fruit d’éternité. Tout va vers la joie qui demeure.

Notez bien que c’est cela croire à la « résurrection de la chair ». Il ne s’agit pas de retrouver nos corps à partir de nos restes et de nos cendres. C’est naïf, absurde de croire cela. Croire à la résurrection des corps, c’est avoir l’assurance que nous retrouverons, sous une forme qui n’est pas décrite, ce que notre corps nous permet aujourd’hui.

Et donc, la relation, la communication, l’amour, les merveilles découvertes par tous nos sens, tout ce qui fait corps avec nous.
Croire à la résurrection des corps, c’est croire que, dans l’au-delà, Dieu nous donnera non pas une vie désincarnée, éthérée et vaporeuse, mais une existence humaine, à la mesure de notre vie terrestre, à la mesure de nos gestes d’amour. Pour vivre avec Dieu, près de Dieu, notre vie sur terre est un apprentissage pour apprendre à aimer.

Voilà la grande nouvelle de Pâques ! CHRIST est ressuscité ! Alléluia !

Et il donne à tout un peuple de participer à la vie éternelle. Cette vie éternelle qui commence dès que nous comprenons l’Évangile qui se résume ainsi : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et ton prochain comme toi même. C’est pour tout de suite pas pour après la mort !

Dans chaque être humain qui veut, qui essaye d’aimer, Dieu est présent.
Dans ces humains, il y a donc quelque chose de divin. Et la part de divin qui est en nous ne peut pas mourir. C’est notre espérance et c’est notre foi.

Alors, gagner sa vie, tailler une pierre ou bâtir une cathédrale, c’est un choix de vie.
Dans les gestes les plus simples du quotidien soyons tous des bâtisseurs de cathédrales.
Nous pouvons ainsi participer à la construction d’un monde plus beau, plus humain, plus fraternel, plus solidaire.
Alors on s’approche du royaume de Dieu, Père de tous les hommes, que nous participons chaque jour à construire un peu plus.


Jacques Risselin, prêtre responsable de l’aumônerie du centre pénitentiaire de REAU 77.



Ainsi s’achève nos rendez-vous réguliers de ce Carême et de cette Pâques 2020.
Communion Béthanie remercie chaleureusement les détenu·e·s de l’aumônerie pénitentiaire de REAU 77, ainsi que Nicolas et le père Risselin qui nous ont accompagné·e·s depuis le 1er mars et ont assuré ce service dans cette période si particulière.

Vendredi Saint 2020

Cette année, comme c’est le cas depuis cinq dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce quatrième temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

Passion de notre Seigneur Jésus-Christ
« Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur »

Jn 18, 1 – 19, 42

En cette période de confinement, et plus particulièrement en cette Semaine Sainte, ne vivons nous pas un anéantissement, mais en restant dans l’Espérance ?

En ce Vendredi Saint, le Christ nous montre qu’Il est cet Agneau immolé pour le genre humain par Amour de nous.

Mes sœurs, mes frères en Christ, je vous demande : Sommes-nous conscients de cet Amour infini de Dieu qui se donne par son Fils unique, notre Seigneur, le Christ, pour nous laver de nos péchés ?

La Passion du Christ. Quel beau mot : Passion.
Oui, car il a été jusqu’à l’ultime sacrifice pour nous par Amour.

Quand je relie ce passage de l’Évangile, il y a deux choses qui me viennent à l’esprit que je souhaite partager avec vous.

Le première est l’anneau que nos sœurs et frères portent le jour de leurs vœux de charité. Il est le symbole de nos fractures.
En ce Vendredi Saint ne pleurons pas, ne regardons pas nos failles, mais rappelons-nous que la Pâques est là.
Que la vraie lumière et notre rédemption arrivent.
Tout comme cet anneau, trouvons en ce jour la lumière dans nos ténèbres.
Que dans nos fractures nous trouvions la croix Rédemptrice.

La seconde est une image. Celle de la Piéta.
Pour moi, elle symbolise tellement la Passion de notre Seigneur.
Ce corps sans vie dans les bras de Marie, sa Mère.
Car comme elle, nous connaissons et nous souffrirons encore de la perte de personnes chères à notre cœur.
Pour moi, la Piéta représente tellement l’HUMANITÉ de notre Seigneur.

« Ta Croix, Seigneur, nous la vénérons, et ta sainte résurrection, nous la chantons ; c’est par le bois de la croix que la joie est venue sur le monde. »


Votre frère Nicolas en communion avec mes frères et sœurs détenues de REAU 77.

Vivre les Rameaux et la Semaine Sainte en temps de confinement

La Communion Béthanie vous propose de ne pas vivre la montée vers Pâques par procuration, ni isolé·e, mais en direct.

Situation inimaginable pour nos générations. Pour la première fois depuis 75 ans en temps de paix, nous ne pourrons pas vivre la fête des Rameaux, la Semaine Sainte et Pâques, dans nos paroisses et communautés respectives. Les célébrations et cultes ne pouvant pas accueillir les fidèles.

Occasion de nous unir à nos frères et sœurs juives qui, confinées comme nous, célébreront cette année les fêtes de Pessah quasiment aux mêmes dates que notre Semaine Sainte et Pâques. Le Séder sera célébré le soir de notre Jeudi Saint.

La Communion Béthanie vous invite à aller aux confins de cet isolement sanitaire en le transformant en lien partagé en direct grâce à la technologie. Celle du direct vidéo et de la méditation vidéo.

Les propositions listées ci-dessous ne prétendent pas être exhaustives mais être des possibilités offertes.

Merci à toutes les personnes qui, dans l’ombre, rendent possibles ces prouesses techniques.

Dimanche des Rameaux

Paroisse Sainte-Victoire de Trets (13)
Retrouver la méditation du père Michel-Pierre Morin, c’est ici.
Ses méditations des dimanches de Carême c’est ici.

Dominicains, Province de Toulouse
à 11h : Messe du dimanche de la Passion, Bordeaux,
en direct sur YouTube.

Semaine Sainte

Theodom

Chaque jour, des frères dominicains vous proposent d’approfondir notre connaissance du Triduum pascal grâce à leurs vidéos originales sur theodom.org.

Dimanche des Rameaux : vous saurez tout sur l’expression Hosanna.
Lundi Saint : Tolkien et la résurrection.
Mardi Saint : qu’est-ce que le Triduum pascal ?
Mercredi Saint : Jésus prie les psaumes.
Jeudi Saint : le mystère de l’Eucharistie.
Vendredi Saint : petite histoire du chemin de croix.
Samedi Saint : saint-sépulcres médiévaux de la vallée rhénane.
Dimanche de Pâques : les récits de résurrection dans les évangiles.
Lundi de Pâques : la résurrection de la chair.

Offices

Couvent des dominicains de Lyon
Jeudi Saint, 9 avril
Vendredi Saint, 10 avril
Samedi Saint, 11 avril
à 8h00 Office des Ténèbres,
en direct sur la page Facebook du couvent du Saint-Nom-de-Jésus de Lyon.

Maison du 60 (Lille)
Jeudi Saint, 9 avril, à 19h00 : messe du Jeudi Saint,
Samedi Saint, 11 avril, à 20h00 : vigile pascale,
sur YouTube ou sur leur site.

Couvent des dominicains de Nancy
Lundi Saint, Mardi Saint et Mercredi Saint (6, 7 et 8 avril)
à 8h30 messe,
en direct sur la page Facebook du couvent.

Dominicains, Province de Toulouse
En direct sur Facebook (FB) ou YouTube (YT).

Lundi, Mardi et Mercredi Saints, 6, 7 et 8 avril
à 19h : Vêpres du dimanche de la Passion du Seigneur, Toulouse (FB) (YT).

Jeudi Saint, 9 avril
08h30 Office des Ténèbres, Toulouse (FB) (YT).
10h30 Catéchèse Mystagogique, (YT).
19h00 Messe de la Cène, Bordeaux (YT).

Vendredi Saint, 10 avril
08h30 Office des Ténèbres, Toulouse (FB) (YT).
10h30 Catéchèse Mystagogique, (YT).
15h00 Célébration de la Passion, Bordeaux (YT).

Samedi Saint, 11 avril
08h30 Office des Ténèbres, (FB) (YT).
A suivre.

Pour retrouver les liens et détails, visitez le site de Carême dans la ville.


Stéphane,
votre frère en Communion Béthanie

Rameaux 2020

Cette année, comme c’est le cas depuis cinq dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce troisième temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

« Je suis le chemin vers la Jérusalem Céleste. »
Mt 21, 1-11

Nous sommes toujours en confinement.

Le Christ nous montre, même dans ce passage glorieux , qu’il reste humble, plein de douceur.

Mes sœurs, mes frères en Christ, je vous demande : Sommes nous, nous aussi, humbles et plein de compassion envers nos frères et sœurs les plus démuni·e·s ? Surtout dans une période où la solidarité doit se faire encore plus présente.

Nous devons comme lui, même dans nos petites gloires, ne pas oublier l’autre, celle ou celui qui est isolé·e.

A la fin de ce passage, la foule dit : « Celui-ci est le prophète Jésus qui vient de Nazareth en Galilée. »
Mais pour toi qui est-il ? Que représente-t il ? Et surtout, crois-tu en LUI ?

Comme par cette belle image qu’est l’ânon, essayons de retrouver un cœur d’enfant plein de tendresse, d’amour et d’innocence, et laissons nous remplir de LUI.

En ce début de Semaine sainte, je vous confie à sa Sainte Miséricorde.


Votre frère Nicolas en communion avec mes frères et sœurs détenues de REAU 77.

Carême 2020 – 5e dimanche

Cette année, comme c’est le cas depuis quatre dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce deuxième temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

« Je suis la résurrection et la vie. »
Jn 11, 1-45

Nous sommes toujours en confinement.

Le Christ nous rappelle qu’il est la VIE, qu’Il est le seul chemin vers la Résurrection, la VIE ÉTERNELLE.

Mes sœurs, mes frères en Christ, je vous demande : Crois-tu, AUJOURD’HUI, que les choses définitives commenceront pour TOI quand tu auras cessé ?

Nous devons avoir foi en notre Seigneur. Il est là mais l’entendons nous ?
Répondons nous à son appel ?
« Le Maître est là, et il t’appelle. »

Même dans la souffrance, en particulier en cette période du coronavirus, qui abîme nos corps, voire notre moral, ne laissons pas le désespoir nous gagner.
Comme saint Jean-Paul II nous le disait : « N’ayez pas peur. »
Ouvrons nos cœurs, car le Christ est au cœur de ce monde.

« Le troisième jour Il est ressuscité des morts, est monté au cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivant et les morts. »
Que ce passage du crédo ne soit pas que parole, mais qu’il prenne chair et que notre foi nous permette de dire OUI, JE CROIS.


Votre frère Nicolas en communion avec mes frères et sœurs détenues de REAU 77.

Carême 2020 – 4e dimanche

Cette année, comme c’est le cas depuis trois dimanches déjà, ce sont normalement nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
En cette période de confinement imposé où la solidarité et les proches sont extrêmement secourables et importants, je vous demande de prier particulièrement pour vos sœurs et frères détenus et qui n’ont plus de lien avec l’humanité. Cela est très dur pour eux.
Que ce premier temps fait sans eux leur soit particulièrement dédié.

« Je suis la lumière du monde. »
Jn 9, 1-41

En ces temps difficiles et d’isolement, cet Évangile n’est-il pas d’actualité ?
Le Christ nous rappelle qu’Il est la lumière de ce monde. Il est le seul et unique chemin.

Nous devions partager ce texte avec les détenus, mais hélas ils sont encore plus dans l’isolement dû au confinement. Je ne peux les rencontrer.

Donc c’est à vous mes sœurs, mes frères, en Christ que je vous demande, comme l’aveugle, votre conversion a-t-elle produit dans votre vie un changement visible par tous ?

Nous devons être des témoins de l’Amour de Dieu. C’est en témoignant de celui-ci que nous pouvons apporter un peu de cette Lumière à toutes nos sœurs et frères.

Même dans les moments difficiles et de crainte, tendons notre main, notre oreille, notre cœur aux plus démunis ; les personnes âgées, les personnes vivantes seules, les malades et ceux qui sont incarcérés…

Le Seigneur est le phare de ce monde, notre espérance en ces temps troublés. Laissons-nous guider par son Amour. Par nos actes et gestes tendus soyons dignes de ce magnifique cadeau que nous avons reçu, la FOI.


Votre frère Nicolas en communion avec mes frères et sœurs détenues de REAU 77.




Photo : phare du Four, nord Finistère, par Ewan Lebourdais, photographe maritime, à découvrir ici.

Carême 2020 – 3e dimanche

Cette année, ce sont nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
Au fil des dimanches de ce temps, elles et ils nous donneront d’entrer plus avant dans leur charisme.
Gratitude et action de grâce !

En ces heures où notre liberté d’embrasser les êtres aimés, de serrer des mains, de nous déplacer à notre guise est restreinte comme jamais, notre génération n’ayant jamais connu pareille situation, nous ne pouvons que rejoindre nos sœurs et frères incarcéré·e·s. Prenez soin de vous, comme vous prenez soin de nous par vos paroles d’actualité.

« Jésus homme de libertés »
Jn 4, 5-42

Le Christ eau vive, source d’espoir en ce lieu où le doute est si présent.

Il nous interpelle et nous renvoie à notre propre fors intérieur.
On s’est justement posé ses deux questions.

Où cherches-tu ton bonheur ?

  • Une date de libération.
  • Retrouver mes enfants.
  • Notre foi, nos croyances.
  • Les rencontres.
  • La paix.
  • Se sentir bien.

De quoi as-tu soif ?

  • De santé spirituelle.
  • La spiritualité est forte quand le corps est contraint.
  • Par la foi, on peut tenir.
  • De relativiser, ne pas s’arrêter aux détails.
  • La découverte de l’âme humaine.

Le Seigneur est source de la Vie et d’Espoir, comme Lui Il nous veut libres et heureux dans l’Amour du Père.

Ne soyons pas sourds à son appel.


Groupe bible hommes CPSF REAU 77

Carême 2020 – 2e dimanche

Cette année, ce sont nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
Au fil des dimanches de ce temps, elles et ils nous donneront d’entrer plus avant dans leur charisme.
Gratitude et action de grâce !

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Mt 17, 5

Le Christ transfiguré, illumine ce lieu de béton sans lumière.

Il nous interpelle et nous relève, On c’est justement posé cette question :
Par quels signes la présence de Dieu se fait-elle dans notre quotidien ?

  • Quand je refuse l’escalade de la violence ;
  • Quand l’amour vrai et désintéressé témoigne de l’existence de Dieu ;
  • Quand l’espérance l’emporte sur le découragement ;
  • Ma maman qui vient régulièrement ;
  • Ma sœur qui vient de revenir vers moi après des années de rejet ;
  • Mon désir de donner du réconfort et de l’amour aux autres détenues ;
  • Mon avocat qui a permis que le juge reprenne mon dossier pour plaider une peine plus juste ;
  • Une amie religieuse qui m’écrit régulièrement ;
  • La rencontre régulière des détenues qui témoignent de leur foi et de leur espérance malgré leurs souffrances.

Sa présence est partout, vu qu’il est notre Créateur et Il a commencé en nous.
Le plus beau signe qu’il nous fait, c’est ce cadeau qu’est la foi.

« Qu’elle devienne audacieuse pour transfigurer nos épreuves. »


Groupe bible Mixte CPSF REAU 77

Carême 2020 – 1er dimanche

Cette année, ce sont nos sœurs et frères d’aumônerie dans le monde pénitentiaire qui nous accompagnent durant ce carême.
Au fil des dimanches de ce temps, elles et ils nous donneront d’entrer plus avant dans leur charisme.
Gratitude et action de grâce !

« Rends-moi la joie d’être sauvé. »
Mt 4, 1-11

Le Christ, le Verbe, donc la Parole, nous parle en cet Évangile et dans ce temps de carême.
Dans ce milieu carcéral, la question s’est posée :
Où est la place de la Parole de Dieu dans MON quotidien ?

La Parole peut se traduire de différentes façons :

  • apporter une parole d’Espérance ;
  • apporter la Parole du Salut, la paix à mon prochain, être bienveillant ;
  • remercier le Seigneur pour sa Parole ;
  • remercier Dieu pour cette journée qui commence et qui m’est offerte ;
  • remercier Dieu de me protéger, de me laisser la vie, de me préserver, ainsi que mes proches.

Que la Parole devienne HUMANITÉ dans ce lieu sans lumière.
Ce lieu de béton et de fer, …notre désert…

Groupe bible Hommes CPSF REAU 77