Une méditation sélectionnée par notre sœur Françoise.
Je t’aimais. Je t’aime. Je t’aimerai. Il ne suffit pas d’une chair pour naître.
Il y fait aussi cette parole. Elle vient de loin. Elle vient du bleu lointain des cieux, elle s’enfonce dans le vivant, elle ruisselle sous les chairs du vivant comme une eau souterraine d’amour pur.
Ce n’est pas nécessaire de connaître la Bible pour l’entendre. Ce n’est pas nécessaire de croire en Dieu pour être vivifié par son souffle.
Cette parole imprègne chaque page de la Bible, mais elle imprègne aussi bien les feuilles des arbres, les poils des animaux et chaque grain de poussière volant dans l’air. Le fin fond de la matière, son dernier noyau, sa pointe ultime, ce n’est pas la matière mais cette parole. Je t’aime. Je t’aime d’un amour éternel, éternellement tourné vers toi – poussière, bête, homme. (…). Avant de planer sur les berceaux, avant de danser aux lèvres des mères, cette parole se fraie un chemin au travers des voix (…). Et par le travers, et par en dessous, et par en dessus, l’esprit du vent, la folle rumeur, le bourdonnement dans le sang rouge : Je t’aime. Bien avant que tu sois né. Bien avant la fin des temps. Je t’aime dans toutes éternités.
Christian Bobin, Le Très bas.
Françoise,
sœur de la Communion Béthanie
Une méditation proposée par notre sœur Isabelle.
En ce 20 novembre, Journée du souvenir trans en hommage aux 327 personnes transgenres, agenres, non binaires ou intersexes assassinées ou qui se sont suicidées face aux discriminations du quotidien en un an de par le monde, notre sœur Isabelle plante ses graines d’espérance et de vie.
En ces temps troublés : climat, guerres, épidémies…, d’épreuves et de scandales divers et multiples, dans et hors l’Église, comment ne pas désespérer et baisser les bras ?
Est-ce la fin du monde ou d’un monde ? Lc 21. 5-19
Peut-être que les citations bibliques qui ont permis au père Pierluigi Maccalli, missionnaire italien prisonnier pendant deux ans des djihadistes au Mali et libéré en 2020, de survivre, peuvent nous aider nous aussi à garder courage, confiance et foi en l’avenir.
Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Quel sens a tout ceci ? Que veux-tu me dire ?
Pourquoi m’as-tu abandonné ?
Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur.
Ne crains pas… Je t’aime… Je ne t’oublierai pas.
Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien.
Marche humblement avec ton Dieu.
Aie confiance, Il t’appelle.
Et alors pouvoir dire avec ce missionnaire :
Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Ces deux années que je croyais volées à la mission, ont été les plus fécondes de mon ministère, et pendant lesquelles je n’ai rien pu faire, m’ont remis à ma place de serviteur inutile… Dieu sait transformer la mort en Vie.
Ce que l’homme humanise, Dieu le divinise.
Seigneur que ta volonté soit faite.
Donne-moi d’accepter ce qui ne répond pas ou va à l’encontre de mes désirs.
Car, tout concourt au bien de celui qui aime : Dieu et ses sœurs et frères en humanité.
Isabelle,
sœur de la Communion Béthanie
Lundi 21 novembre, vous pourrez retrouver notre sœur Isabelle à 22h55 sur France 3 dans Le cœur des murs, un documentaire sur le vécu des habitants d’un immeuble HLM qui vient d’être démoli pour réhabilitation et dans lequel elle témoigne de son vécu de personne transidentitaire.
Une prière sélectionnée par notre frère Raphaël.
Lorsque nous parcourons la Bible, nous découvrons qu’un autre nous rejoint, un plus grand que nous qui mystérieusement s’abaisse jusqu’à nous, un étranger qui nous rejoint sur nos chemins et se fait tout proche de nous, un visiteur qui nous fait l’offrande d’une présence et se retire aussitôt, un murmure qui chante dans nos silences et qui est plus léger qu’un souffle, une présence qui parfois se fait absence.
Mais voilà mon assurance : Il est le Dieu de la libération des opprimés et de la traversée du désert. Il est le Dieu de ceux qui fuient en exil et qui espèrent un retour. Il est le Dieu de Jésus dans ses déambulations sur les routes de Galilée ou lors de sa montée à Jérusalem. Il est le Dieu des premiers chrétiens envoyés dans le monde pour annoncer la bonne nouvelle. Il est le Dieu des détours et des routes sinueuses. Il est le Dieu des sommets ensoleillés et des vallées obscures.
Et toujours, Il est le Dieu du pardon,
Toujours, Il est celui qui relève et met en route.
Francine Carillo
Raphaël,
frère de la Communion Béthanie
Une prière proposée par notre frère Philippe à son frère.
J’écoute :
« Aujourd’hui encore tu es là vivant,
tu respires…
Il t’es donné de respirer,
mystère qui t’échappe mais qui pourtant te porte…
La vie, tu l’as reçue d’En-Haut
sans l’avoir demandée et depuis,
comme les sarments branchés sur la vigne
laissent passer la sève pour porter du fruit,
tu continues de la recevoir gratuitement…
confiée à ta garde provisoire,
mais sans cesse reprise quand tu expires.
Elle ne t’appartient pas !
Tu as sans cesse à être secouru pour vivre de la vigne…
Ainsi la peur n’est jamais bien loin,
mais ne la laisse pas t’étouffer !
N’oublie jamais trop longtemps ta respiration,
relance-la souvent en insistant, profondément…
Libère ainsi chaque fois le Cri enfoui au fond de toi !
Il ouvre le passage et laisse le champ libre au Souffle qui revient !
Alors le « Grand Vivant », mystère d’Amour qui nous fait vivre,
peut encore t’apaiser et te renouveler…
Avec Lui repose-toi dans les profondeurs de ton mystère…
et n’oublie pas de remercier
pour la joie et la paix, les forces qui reviennent. »
Philippe de Givry
auteur du recueil Un chemin d’apaisement
Editions Conseils Mandron
Une méditation sélectionnée par notre sœur Françoise.
C’est une question enfantine Elle est posée par l’âme qui s’agite dans une poignée de ciel bleu sous un silence trop grand pour elle : D’où je viens, moi qui n’étais pas toujours là ? Où j’étais quand je n’étais pas né ?
Notre époque a la réponse la plus courte qui soit : tu viens d’une copulation entre ton père et ta mère…
Au treizième siècle, au siècle de François d’Assise, la réponse était plus longue, beaucoup plus longue, même si elle se révélait aussi peu capable d’éteindre la question…Au treizième siècle on venait de Dieu et on y retournait.
La réponse était dans la Bible, ne faisait qu’un avec le Livre. Elle n’était pas tant dans la Bible que dans le cœur de celui qui lisait la Bible pour y trouver la réponse.
Et il ne pouvait bien lire qu’en faisant entrer sa lecture dans chacun de ses jours. La réponse n’était pas lue, mais éprouvée – charnellement éprouvée, mentalement éprouvée, spirituellement éprouvée.
Ce n’était pas une réponse de professeurs. Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu’eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
Mais on n’apprend pas dans un livre d’air. On en reçoit par intervalles la fraîcheur. On tressaille sous le souffle d’une parole : je t’aimais bien avant que tu sois né. Je t’aimerai bien après la fin des temps. Je t’aime dans toutes éternités…
Et avant d’être dans la Bible, cette parole, où elle était, d’où elle venait ?
Elle planait sur le vide des terres et sur le vide des cœurs. Elle était première. Elle avait toujours été là.
La parole d’amour est antérieure à tout, même à l’amour.
Christian Bobin, in Le très-bas.
Françoise,
sœur de la Communion Béthanie
Une méditation proposée par notre sœur Valérie.
Crains-tu l’automne, les jours qui raccourcissent, les arbres qui se dénudent ?
Crains-tu l’automne de ta vie, la lenteur à faire les choses, les raideurs et grincements du corps ?
Songeant à ces questions, les yeux dans le vague, mon regard s’arrête sur quatre feuilles qui s’agitent au gré du vent, au bout de la branche du cerisier.
Le soleil du matin les éclaire d’une belle lumière. Le fond gris du ciel met en valeur leur couleur dorée.
Je les observe. Je m’en imprègne.
Elles sont encore sur la branche, je ne sais comment ni pourquoi.
Elles tiennent sans s’accrocher.
Demain, y seront-elles ?
Elles finiront par tomber et s’envoleront sans résister.
Ainsi en va-t-il de nos vies Seigneur.
Des vies que tu as créées fortes et solides, comme des arbres bien enracinés dans le sol.
Des vies que tu as voulues légères et frêles, comme ces feuilles qui s’offrent à l’instant présent, naissant au printemps, s’envolant et tombant à l’automne, disparaissant en hiver.
Des vies si belles pourtant, dans le contraste d’un ciel gris et d’un regard, d’une lueur, qui en changent la perspective.
Seigneur,
Je regarde ces feuilles et voilà que j’entrevois ton Amour, ta Présence.
Ton Évangile se lit en toute chose, à tout instant.
C’est en toute saison et dans tous les états que je veux vivre par Toi.
Valérie,
sœur de la Communion Béthanie
Une méditation proposée par notre sœur Françoise.
Mais qu’est-ce que vivre ? L’homme est-il condamné à vivre seulement de pain ?
Jésus invite ces hommes et ces femmes à porter plus haut leur désir de vie. Le pain qu’il leur a donné est le signe d’une nourriture plus forte, plus nourrissante et plus désirable : une nourriture d’éternité.
S’il a multiplié les pains, ce n’est pas pour qu’ils (les hommes et les femmes qui constituent la foule) en soient béatement rassasiés et qu’ils en restent là, mais pour creuser leur faim et leur désir.
Il leur demande donc de travailler non pour la nourriture périssable, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle. Quel est ce travail ?
C’est le travail du désir sur lui-même.
Le désir de vivre ne doit pas s’arrêter à une satisfaction matérielle… Il doit aller jusqu’au bout de lui-même, s’ouvrir à la plénitude de la vie.
Il doit devenir le désir d’une vie éternelle.
Éloi Leclerc, in Le Maître du désir
Je suis donc invitée à renouer avec mon être de désir. Il se conjugue avec la plénitude de la vie…
Désir de vie éternelle…
Participer à la propre vie de Dieu dans le Fils bien-aimé. Est-ce cela le désir de la vie éternelle ?
C’est un travail de chaque instant, une soif et une ardeur de vivre que rien de fini ne peut apaiser.
Éloi Leclerc
Merci Seigneur pour cette ardeur de vivre en moi, pour l’ardeur de vivre de ceux que je rencontre et qui me révèle ton amour pour chacun de nous.
Françoise,
sœur de la Communion Béthanie
Le Chatelard, centre jésuite, à 10 km de Lyon, propose un week-end spirituel pour les couples homosexuels, les samedi 12 et dimanche 13 novembre prochains.
Quel chemin de vie avec le Christ pour notre couple homosexuel ?
Nous vivons en couple depuis quelques années déjà.
Cela n’a peut-être pas été facile à porter et à traverser, aux débuts.
Il peut y avoir aussi des paliers, des passages où ça tangue, des avancées aussi.
Notre foi chrétienne est là, pour nous deux, ou pour l’un, ou différemment pour chacun·e.
Cela compte pour moi, ou pour nous, de savoir que je suis membre de ce Peuple de Dieu qui chemine, à travers la diversité des visages de l’Église.
Au point où nous en sommes, nous voulons prendre le temps de nous poser, pour réfléchir, prier, échanger avec d’autres couples, sur notre chemin de vie avec le Christ. Nous souhaitons relire notre histoire de couple, ses hauts, ses bas, la fidélité que nous voudrions vivre entre nous, les pardons à nous donner, notre projet de vie, demain, dans son ouverture au monde et à la vie.
La proposition de ce week-end spirituel donnera :
– de relire nos récits de couple,
– de reconnaître et interroger notre fidélité, en celle du Christ avec l’humanité,
– de voir les obstacles sur ce chemin, les pardons pour en faire un chemin de vie chrétienne,
– d’avancer sur notre projet de vie, demain, pour un chemin qui regarde ses fécondités.
Week-end spirituel pour les couples homosexuels,
du samedi 12 (9:00) au dimanche 13 novembre (17:00).
Quel chemin de vie avec le Christ pour notre couple homosexuel ?
Le Chatelard, 41 route du Bruissin 69340 FRANCHEVILLE.
Animateurs : Manuel Schwach-Fernandez de la Communion Béthanie,
et Jean-Luc Fabre sj.
Plus d’informations à accueil@chatelard-sj.org.
Une méditation proposée par notre sœur Valérie.
J’ai mal
Tu es malade
Il a mal
Nous sommes malades
Vous avez mal
Ils sont malades
Le monde a mal et nous avec.
Il est malade, de la Paix, de la Démocratie, de son climat, de sa biodiversité et nous en sommes malades d’effroi.
Etait-ce mieux, était-ce plus simple du temps de Jésus ?
Crises, guerres, luttes de pouvoir…
Aujourd’hui, nous courons pour trouver de l’essence. C’est là tout notre essentiel.
Il y a 2.000 ans, le peuple juif attendait un roi puissant et voilà que lui était donné un Messie qui prêchait l’Amour comme seul vrai Royaume de Dieu.
J’ai de la joie au cœur
Tu es comblé d’Amour
Il a de la joie au cœur
Nous sommes comblés d’Amour
Vous avez de la joie au cœur
Il sont comblés d’Amour
En toute franchise, en toute vérité, les jours de doutes, les jours de peine, pour le monde ou pour nous-mêmes, laquelle de ces deux conjugaisons des verbes être et avoir prend le pas, nous semble la plus dense, la plus intense, la plus réelle, avoir le plus de consistance ? Laquelle récitons-nous inlassablement ?
Celle de notre condition humaine, en proie à la douleur, à la souffrance ou bien celle du Verbe de Vie, qui chante l’Espoir et la joie simple d’être aimé·e de Dieu ?
Nous le savons bien pourtant qu’aux ténèbres succèdent toujours la Lumière, Sa Lumière…
Valérie,
sœur de la Communion Béthanie
Une méditation proposée par notre frère Manuel.
Solitude,
même au milieu des bruits,
même au milieu de la foule,
en ce lundi d’automne.
Solitude,
laisser fleurir Ta Parole
dans un discret silence pudique ;
entendre le murmure
de Ta Présence en moi,
en ceux et celles qui m’entourent,
me bousculent, me parlent.
Présence,
la tienne en tout et tous,
comme une nappe souterraine
qui donne la vie en silence,
discrètement, aujourd’hui.
Silence en moi,
espace d’accueil en moi
de Toi, de l’autre, du réel,
accueil de la Vie que Tu me donnes,
que Tu nous donnes.
Ma présence et ma parole,
oh, que je voudrais qu’elles soient
rayonnement de Toi,
rayonnement de ta Vie,
rayonnement de ta Joie.
Te rayonner
ici et maintenant,
aujourd’hui, 10 octobre,
dans mon quotidien.
Solitude, silence,
présence et parole…
Joie et gratitude !
Livre de prières, p. 278, Société Luthérienne et Ed. Olivétain, 2012.
Manuel,
frère de la Communion Béthanie
Une méditation proposée par notre sœur Élisabeth.
Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. C’est toi que j’espère tout le jour en raison
de ta bonté, Seigneur.
Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ; dans ton amour, ne m’oublie pas.
Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin.
Les voies du Seigneur sont amour et vérité pour qui veille à son alliance et à ses lois.
A cause de ton nom, Seigneur, pardonne ma faute : elle est grande.
Est-il un homme qui craigne le Seigneur ? Dieu lui montre le chemin qu’il doit prendre.
Psaume 24, 4-12
Il est parfois difficile de savoir si nous sommes sur le bon chemin, si dans nos vies nous marchons là où le Seigneur aimerait nous conduire et réaliser ses projets en nous.
Et puis la route de nos vies n’est pas toujours droite, elle est sinueuse, il arrive même que nous ayons l’impression de revenir en arrière, trois pas en avant, deux pas en arrière, comme dit la chanson.
Parfois, les choses vont trop vite et nous aimerions freiner un peu la course. Et voilà maintenant d’autres situations ! Nous sommes obligés de rester confinés, les frontières se ferment.
Ou à l’inverse, tant de personnes par nécessité sont obligées de tout quitter, de partir en exil loin, vers des lieux où elles seront plus en sécurité. Et alors elles sont mal accueillies, pas attendues !
Chacun suit le chemin de sa vie mais c’est si compliqué, Seigneur !
Aide-nous à comprendre et accepter ces directions vers les différents lieux de vie qui sont les nôtres.
Qu’elles favorisent la compréhension, la fraternité, le partage, la bienveillance. S’il te plaît, Seigneur, sois notre guide à chaque instant.
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.
Jean 14, 6
Élisabeth,
sœur de la Communion Béthanie
Une méditation proposée par notre sœur Christine.
A partir du moment où le Seigneur s’est fait chair, rien ne lui est donc étranger dans nos vies. Il n’y a rien qu’il dédaigne. Nous pouvons tout partager avec Lui, tout. Cher frère, chère sœur, Dieu s’est fait chair pour nous dire, pour te dire qu’il t’aime précisément là, qu’il nous aime justement là, dans nos fragilités, dans tes fragilités ; précisément là, où nous avons le plus honte, où tu as le plus honte. Cela est audacieux, la décision de Dieu est audacieuse. Il se fait chair justement là où nous avons si souvent honte. Il entre dans notre honte pour se faire notre frère, pour partager notre chemin de vie.
Pape François, Angélus du 3 janvier 2021.
Seigneur, quand tu me vois venir vers toi, que dis-tu ?
Je m’unirai aujourd’hui à toutes les personnes qui avancent dans les ténèbres, qui sont en crise de foi ou qui ont perdu le sens de leur vie, afin que ma prière, mon offrande leur apporte le secours dont ils ont besoin.
Mon Dieu, je t’aime, donne-moi à t’aimer chaque jour un peu plus.
Mon Dieu, j’ai confiance en toi, aide-moi à grandir en confiance.
Mon Dieu, je crois en toi, fortifie toujours plus ma foi.
Puissions nous ne jamais renoncer à chercher la paix, à poursuivre la joie.
Christine,
sœur de la Communion Béthanie
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