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Pause méditation

Pause méditation du 18 septembre 2023

Une méditation proposée par notre sœur Valérie.

Au secours, besoin d’amour

Nous ne sommes qu’à la mi-septembre et déjà le mois est marqué des blessures de notre temps.

Première semaine et canicule. Tant pis pour celles et ceux, moi la première, qui espéraient la douceur d’un été indien.
Deuxième semaine et catastrophes naturelles et humanitaires, la terre qui tremble, l’eau qui noie toute une ville et j’en passe ; je ne connais pas tous les malheurs de ce monde.

Au secours, besoin d’amour

À l’horizon de notre quotidien d’hommes et de femmes, septembre rime avec rentrée : travail, école, activités. Reprendre le rythme, retrouver le stress, se faire des promesses. Tant de vaines agitations.

Au secours, besoin d’amour

Oui, le Seigneur a besoin d’amour.
De notre amour pour Lui.
De notre amour, les uns, les unes pour les autres.
De notre amour pour Sa création, pour notre Terre.

Valérie,
sœur de la Communion Béthanie

Pause méditation du 3 juillet 2023

Une méditation proposée par notre sœur Valérie.

Les vacances

Voici arrivés les premiers jours de juillet, le temps des vacances.
Pour certains, celles et ceux qui en ont la possibilité et l’habitude, le temps des grandes migrations estivales.
Pour les moins chanceux, les vacances, c’est bien souvent un peu plus de solitude et d’isolement.

Pendant les vacances, je vais pouvoir…
Pendant les vacances, j’aurai le temps de…
Les vacances, un espace de liberté tant attendu pour s’évader, se poser, se reposer…

On en viendrait presque à trouver naturel de survivre toute l’année dans l’agitation quotidienne de nos vies et de pratiquer l’escapade d’été pour sortir un peu la tête de l’eau…

Ne sommes-nous pas invités pourtant à tenir notre être sans relâche dans l’expérience quotidienne de la Paix, de Sa Paix, en Son Amour, dans un espace temps ordinaire de rencontre, d’accueil, de questionnements, d’écoute ?
Imaginez toute une vie en équilibre entre tension et repos. Ah, les belles vacances pour nos egos surmenés !

Je vous souhaite de très belles vacances, et que la liberté intérieure des fils et filles de Dieu vous porte bien au-delà.

Valérie,
sœur de la Communion Béthanie

Pause méditation du 26 juin 2023

Une méditation proposée par notre frère Manuel.

A la nôtre !

L’organisateur du banquet de noces dit au marié : Tout homme sert d’abord le bon vin, puis, quand les gens sont ivres, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent. Jn 2, 11

Le récit des noces de Cana finit avec ce conseil, que j’ai toujours pris au pied de la lettre, car il est de bon sens… En fait, quelle idée de sortir le bon vin à la fin ! Mais vu que l’Évangile n’est pas un manuel de bonnes manières à table, il y a sans doute quelque chose derrière ce conseil.

Nous pensons -avec raison- que dans nos vies nous devons faire les choses le plutôt possible, avant que ce soit trop tard. Nous pouvons être comme un vin pétillant, plein d’entrain, léger, qui se donne sans compter. Mais quand cela ne pétille plus… Les forces qui faiblissent, les impératifs sociaux ou familiaux, l’âge, la santé… Là, notre vin peut devenir une piquette sympa, juste un continuer comme avant ou un faire avec résigné. Au pire, notre vin peut devenir le vinaigre du à quoi bon ? ou du Fichez-moi la paix.

Et pourtant ! La vie d’un·e disciple du Christ ne finit jamais, et il est toujours temps de sortir le bon vin avec Lui. Si Jésus à Cana a pu transformer l’eau en vin, ne peut-il pas nous aider à servir un bon vin à n’importe quel moment de notre vie, dans n’importe quelle situation ? Peut-être pas comme nous l’aurions imaginé ou voulu, mais avec le meilleur de nous-mêmes. Et, in fine, c’est ça qui compte.

L’évangéliste ne nous raconte pas la réaction du marié aux remontrances de l’organisateur de la fête. En revanche, chacun·e de nous peut répondre à la présence de notre Dieu Tri-Unité et à l’invitation qu’il nous adresse de vivre et de donner de notre mieux maintenant, aujourd’hui, là où l’on est. Nous boirons et servirons ainsi à nos entourages le bon vin de la grâce de Dieu.

Santé !

Manuel,
frère de la Communion Béthanie.

Pause méditation du 19 juin 2023

Une méditation proposée par notre frère Raphaël.

Rendez-vous avec l’espérance…

Les textes bibliques montrent que l’espérance est inséparable de la confrontation au mal et à la souffrance, et qu’elle est orientée vers un futur que l’on ne peut complètement prévoir, mais qui est annoncé et d’une certaine manière déjà là, comme une imminence. Si l’espérance suppose de prendre la mesure des dangers actuels, elle enseigne aussi à habiter le présent et à croire en l’avenir, sans ressasser le passé et en abandonnant toute rancœur. Elle est enfin, ce dont notre âme a faim et dont l’absence nous rend amers ou violents. Comme l’amour dans le Cantique des cantiques, l’espérance redonne de la vie à notre corps que le désir avait déserté (…)

L’attente qu’implique l’espérance n’a rien à voir avec celle qui est propre à l’espoir. (…) Dans l’espoir, nous sommes encore préoccupés de nous-même et habitons le monde ou regardons les autres en fonction de ce que nous voulons obtenir. (…) Cet espoir est un désespoir qui s’ignore. (…) Au contraire, l’espérance suppose que nous ne demandions rien pour nous-mêmes ; l’attente et l’horizon qu’elle ouvre pour le sujet qui a confiance en l’avenir et se sent porté par cette confiance en dépit des difficultés se situent sur un autre plan. (…)

L’espérance est la certitude que quelque chose est déjà là, même si les évènements semblent donner tort à celles et ceux qui annoncent un progrès, c’est-à-dire une évolution positive inévitable et irréversible. L’espérance confère cette plénitude parce que, dans l’espérance, je n’attends rien pour moi-même, mais suis déjà exaucé, quelles que soient par ailleurs les insatisfactions que je peux éprouver dans les différents domaines de ma vie.

Corine Pelluchon, L’espérance, ou la traversée de l’impossible, Editions Payot & Rivages, 2023.

Raphaël,
frère de la Communion Béthanie.

Pause méditation du lundi 12 juin 2023

Une méditation proposée par notre sœur Françoise.

Une maison de prière

« Je suis une maison de prière… Saint Paul me désigne comme un temple de l’Esprit. Je suis bâti par et pour Dieu. Et c’est la prière qui me le dit, c’est elle qui me construit. Bien sûr, je suis bâti pour l’amour. Mais le même Esprit de Jésus me suggère que c’est tout un, prier et aimer. C’est pour cela qu’il me construit à ciel ouvert. Je n’ai pas à lui ouvrir, car c’est de l’intérieur qu’Il vient et qu’Il opère ; voilà pourquoi on ne sait jamais trop d’où il vient, ni surtout comment s’édifier soi-même dans l’amour. »
Christian de Chergé, dans L’Invincible espérance, Éditions Bayard.

Thérèse d’Avila dit, non sans humour, qu’il faut veiller à faire de la place pour accueillir l’hôte intérieur afin de pouvoir s’entretenir avec lui et rechercher sa compagnie…Ce temple est à « ciel ouvert ». Il laisse s’échapper vers le haut ce qui monte du cœur de l’homme : l’émerveillement et les remerciements devant tant de belles choses de la vie, la crainte et l’angoisse, les multiples peurs, la souffrance et le gémissement de l’être devant l’inachèvement des choses, le bonheur et la paix profonde…

La prière n’est pas un acte extérieur à l’homme qui viendrait essentiellement de sa volonté. Elle naît du plus profond de ses entrailles, dans l’épaisseur de sa chair et de son histoire, comme inspirée de l’intérieur, parfois presque à son insu…

Cette prière est antérieure à la volonté de prier. Elle est déjà là, au fond du cœur. Elle ne vient pas de soi mais de l’Esprit en soi. « Je n’ai pas à lui ouvrir car c’est de l’intérieur qu’Il vient et qu’Il opère ». L’Esprit Saint et la chair de l’homme s’unissent en une unique prière. La très belle finale de l’Apocalypse exprime avec force l’unité de l’Esprit Saint et du cœur de l’homme en un unique désir : « L’Esprit et l’épouse disent : Viens ! ». Viens est un mot très intime du langage amoureux. « Que l’homme de désir s’approche et qu’il reçoive l’eau de la vie gratuitement. » Ap 22,17. On comprend que Christian de Chergé nous rappelle qu’« Aimer et prier c’est tout un ! »

Extrait de Prier 15 jours avec Christian de Chergé par Christian Salenson, Editions Nouvelle Cité.

Françoise,
sœur de la Communion Béthanie

Pause méditation du 5 juin 2023

Une méditation proposée par notre sœur Christine.

Bientôt…

Bientôt, comme chaque année, les frères et sœurs de notre Communion Béthanie se retrouveront pour un temps de retraite estivale.

Bientôt, nous serons réunis au nom de Celui qui nous rassemble.
Bientôt nous nous nourrirons de la Parole.
Bientôt, dans le silence de la maison qui nous accueillera, nous partagerons le Pain de Vie et nous offrirons dans un élan de prière commune les visages de celles et ceux rencontrés. Nous renouvellerons notre engagement à accueillir les petits, les faibles, les rejetés.

Temps de ressourcement, temps d’écoute, temps de dépouillement, temps de simplicité, temps d’humilité, temps de bienveillance, temps de gratitude, temps de joie.

Désarme-nous Seigneur de nos facilités à ne pas voir,
De nos capacités à esquiver ce qui nous dérange,
Désarme-nous de nos jugements trop hâtifs,
Donne en chacun de nous la force de ton écoute,
La patience, la douceur, la tendresse,
L’accueil de celle ou celui qui a blessé,
Remplis-nous de ton baume d’Amour,
Ô Seigneur Dieu que ta miséricorde est grande !

Amen.

Christine

Pause méditation du 22 mai 2023

Une méditation proposée par notre sœur Isabelle.

« Jésus vint… »
Jean 20,19-31

La Paix soit avec vous !…La Paix soit avec vous !…
Les disciples avaient verrouillé les portes….
Recevez l’Esprit Saint….
Thomas …cesse d’être incrédule, soit croyant…
Afin que par votre Foi vous ayez la Vie.

A quoi ai-je à mourir, de quoi ai-je à me libérer, qu’est-ce qui en moi a besoin d’être renouvelé… ?
Qu’elles portes dois-je déverrouiller ?
Que dois-je lâcher, de quoi dois-je me désencombrer, pour accueillir mes fragilités, mes pauvretés, mon
impuissance… ?
Et laisser l’Esprit prendre possession de moi ?

Et de là accepter de recevoir d’un autre pauvre. Car avec mes mains nues, c’est à dire avec ma personne
vulnérable, je peux me laisser toucher, aimer, transformer par l’autre. Car si Jésus a dit qu’il y a plus de
joie à donner qu’à recevoir, pourquoi priver le pauvre, le petit, le fragile, le malade de la joie de
donner ! CF Aux captifs la libération.

Si tu refuses d’accueillir ta pauvreté, tu ne peux pas accueillir les autres pauvres. Et tu ne peux pas non
plus accueillir la Résurrection de Jésus . Mais si tu offres tes plaies, tes désespérances, tes doutes, si tu
acceptes que Jésus vienne te visiter tes enfers, alors Il va pouvoir faire des choses qui dépassent ce
que tu imagines. Si tu vis une épreuve épreuve avec Jésus, Samedi Saint, c’est Pâques, c’est la Mort,
Vendredi Saint, mais avec la Résurrection, Pâques.

La Paix soit avec vous !

Isabelle,
sœur de la Communion Béthanie.

Pause méditation du lundi 15 mai 2023

Une méditation proposée par notre sœur Valérie.

Promesse de mai

Se lever le matin,
Mettre ses pas dans les Siens.
Se coucher le soir,
Remettre sa journée dans la Sienne, qui est Éternelle.

Se lever le matin,
Voir s’ouvrir la voie du cœur,
S’y engager joyeusement en quête de Sa Volonté,
Comme un enfant se lance dans une chasse au trésor.
Parcourir tout le jour et se coucher le soir,
Sans craintes des Ténèbres,
Prier le matin,
Prier le soir :

Père saint, que ton soleil d’Amour
éclaire à nos yeux,
pour y mettre ta joie,
le chemin de la vie !

Et que ta Lumière encore,
quand tombe la nuit,
éclaire notre sommeil,
pour nous réjouir toujours !

In Vivre par l’Esprit, Éditions La Baconnière

Valérie,
sœur de la Communion Béthanie.

Pause méditation du 8 mai 2023

Une méditation proposée par notre sœur Christine.

Nous sommes tous des handicapés

Il y a tant de blessures dans la vie. Nous sommes tous des handicapés.

Chacun est crucifié à l’endroit ou il aime. Dans mon sacerdoce, je tenterai toujours, jusqu’au bout, avec mes équipiers, de dessiner le visage de l’espérance.

Société sans espérance clament les marchands de pessimisme. D’accord, les atteintes à notre humanité existent cruellement, mais une spiritualité laïque faite de courage, de solidarité peut dynamiser à fond ceux et celles qui la pratiquent.

Nous, chrétiens, avons un trésor prestigieux où nous pouvons puiser, à condition de croire aux paroles du Christ : Sois sans crainte, je suis avec toi. Nos innombrables appels ne lassent pas le Christ, toujours prêt à nous transmettre sa force. La prière est la source de notre propre force.
Extrait de Nos fragilités. Comment les accepter et les surmonter, de Guy Gilbert, Éditeur Philippe Rey.

Christine,
sœur de la Communion Béthanie.

Pause méditation du 1er mai 2023

Une méditation proposée par notre frère Manuel.

« Mon âme exalte le Seigneur »
Lc 1, 46

J’aime beaucoup le Magnificat, cette prière de louange prononcée par Marie dans l’évangile de Luc. En fait j’aime beaucoup la prière de louange : elle me dilate à l’intérieur, elle me fait me sentir bien, mais parfois je ne trouve pas quoi dire… Aussi parfois le doute m’assaille : à quoi bon dire à Dieu qu’il est beau, qu’il est grand ? Là, j’avoue, je me laisse piéger doublement : car je me place en termes d’utilité (est-il ajusté de lier prière et utilité ?) et en plus je me limite à ma bouche, à ce que je dis, éventuellement à ce que je ressens ; je ne vais donc pas au fond de moi, je ne vais pas au fond de cette rencontre qui est la prière. Alors ?

En effet, la grandeur de Dieu est ce qu’elle est, nous n’y pouvons rien ajouter. Mais ce que nous pouvons faire grandir en nous, c’est la connaissance que nous avons de lui, connaissance qui nous incite à le glorifier et à le magnifier, en particulier pour sa bienveillance et sa bonté à notre égard. Aussi la sainte mère de Jésus ne dit pas : Ma voix ou ma bouche exalte le Seigneur ; elle ne dit pas non plus : Ma main ou mes pensées ou ma raison ou ma volonté exaltent le Seigneur. Mon âme, c’est-à-dire mon être tout entier, toutes mes puissances et toutes mes facultés. Marie est, pour ainsi dire, perdue en Dieu.
Martin Luther, Commentaire au Magnificat.

Se perdre en Dieu… Cela me laisse songeur, et me ramène à la mémoire un poème de Thérèse d’Avila, où elle nous confie une parole reçue dans sa prière :

Âme, en Moi tu as à te chercher,
et en toi tu as à Me chercher.

La relation avec Dieu, comme toute relation sérieuse, nous prend les tripes, pour ainsi dire. Elle nous prend dans nos entièretés à tous les deux, dans tout l’être des deux partenaires, et pas uniquement dans le mental ou la sensibilité. Dieu a fait en Marie de grandes choses. Mais la plus grande, nous dit Marie elle-même, c’est qu’il ait jeté les yeux sur elle, car tout dépend et découle de cette grâce initiale. En effet quand Dieu se penche sur une âme et jette les yeux sur elle, c’est pour la sauver par pure bonté, et de ce premier bienfait dériveront tous les autres.
Martin Luther

Car lorsque Dieu nous regarde, il nous regarde en profondeur, et c’est en profondeur que nous pouvons consentir à son regard, consentir à tous ses bienfaits ; c’est ainsi que nous pouvons entonner notre propre Magnificat. Chantons-le, alors, et marchons mettre ces bienfaits au service de nos frères et sœurs ; eux aussi glorifieront le Seigneur.
Mt 5, 16

Manuel,
frère de la Communion Béthanie.

Pause méditation du lundi 24 avril 2023

Une méditation proposée par notre frère Sylvain.

Sur le chemin d’Emmaüs

Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Luc 24, 25-26

Depuis longtemps je ne cesse de recommander à tous un contact direct avec les évangiles. Pourquoi ? Parce que si nous n’avons pas un contact journalier avec l’être cher, il nous sera difficile de l’aimer. L’amour ne se vit pas par correspondance, il ne peut s’entretenir uniquement à distance : bien sûr cela peut exister, mais il s’agit là d’exceptions. L’amour nécessite un contact permanent, un dialogue permanent ; l’amour c’est écouter l’autre, l’accueillir, le regarder. Ça consiste à partager sa vie. Si nous n’avons pas l’expérience du Christ vivant, celui avec lequel l’Évangile nous met en contact, nous risquons de ne saisir que des idées, voire pire, des idéologies sur l’Évangile.

Il n’y a pas de foi sans rencontre, car la foi est une rencontre personnelle avec Jésus.

Rapprochons-nous donc des épisodes de la vie de Jésus avec des yeux pleins de contemplation. S’il est vrai que la foi commence par l’écoute, la rencontre commence par le voir. C’est pourquoi il est important d’écouter et de voir Jésus dans les Évangiles.
Pape François, Introduction à La vie de Jésus
par Andréa Tornielli

Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures !

Que notre cœur devienne brûlant tandis que tu nous parles.

Amen.

Sylvain,
frère de la Communion Béthanie.

Pause méditation du 17 avril 2023

Une méditation proposée par notre sœur Isabelle.

« Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains… »
Marc 10: 13-16

Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Mon corps, ma chair, lieu de rencontre, de relations vraies, d’union, de communion profonde, intime, de bénédictions ; ou lieu d’incompréhension, de divisions, de rejet, d’abus, de malédictions ?

Dans l’Évangile, Jésus très souvent rencontre l’autre, le guérit à travers son corps.

Et moi, suis-je suffisamment disponible pour me laisser toucher physiquement, affectivement, spirituellement…et ainsi guérir mon cœur de pierre ?

Comme l’enfant, suis-je prêt·e à me laisser « toucher », « embrasser » et accueillir ainsi la bénédiction de Jésus, ou la transmettre physiquement aux autres, aux prochains ?

Mystère de l’Incarnation.

Isabelle,
sœur de la Communion Béthanie