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Archive de l’auteur admin

épines, vie, combat, Dieu

Pause méditation estivale du 10 août 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Qui suis-je pour aller…? »
Exode 3, 11

On se construit
en se cognant,

à des parents,
à des lois,
à des événements.

Apprendre
à ne pas esquiver
ce combat.

Nous y sommes
de toute façon envoyés
par la voix embuissonnée
dans les épines.

Celle qui a foi
en nous
jusqu’à faire taire
nos frilosités

quand il s’agit
de débusquer
la violence
dont nous sommes traversés.

On voudrait parfois
que l’appel se détourne
et nous rende
à la tranquillité d’être.

Mais la voix est là
qui fait corps
avec notre glaise.

On ne l’esquive pas
impunément
car c’est elle
qui veille sur notre liberté.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides


Photo pxhere.com.

cailloux, construction, Dieu, équilibre, arche

Pause méditation estivale du 3 août 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« J’ai vu la misère de mon peuple. »
Exode 3, 7

On aimerait que vivre
aille de soi.

Que les cailloux fondent
et que l’amour réponde !

On voudrait aller
dans ses journées

le coeur accordé
et les gestes libres

dans la simple tranquillité
d’être ce que l’on est.

Quelquefois il est vrai,
le miracle s’accomplit.

Pour certains d’ailleurs
plus que pour d’autres.

On perdrait son temps
à questionner cette inégalité.

Regarder plutôt
vers cette clarté d’en haut

qui ne s’habitue pas
à nos obscurités.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides

Pause méditation estivale du 27 juillet 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Me voici. »
Exode 3, 4

On sait si peu
le nom de Dieu,

seulement qu’il est
la question

et parfois une parole
au bout du silence.

On veut parler
et ce n’est déjà plus lui
que les mots emmènent.

Mais on parle
et c’est une trace.

Un jour pourtant,
on risque un
« Me voici. » .

C’est donc
que la rencontre a eu lieu

et que l’on consent enfin
à tutoyer le mystère !


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides



Photo de fdecomite, Traces dans le sable de l’exposition de robots au PASS (Mons, Belgique).

Pause méditation estivale du 20 juillet 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Moïse, Moïse ! »
Exode 3, 4

Seuls les familiers du désert
entendent,
car leur oreille est creusée
par le silence.

Ils ont appris
à se tenir proches
de ce qui les brûle
sans s’y consumer.

Pour recueillir
au fond d’eux-mêmes
la parole
d’avant le commencement

qui les place
dans l’infini de l’amour
en prononçant
leur nom.

Écouter son nom
est un avènement.

Comme une naissance
parmi les vivants.

Il n’est plus basse misère
que de jamais être nommé.

Beaucoup d’ailleurs
en meurent.

Mais on peut affiner son ouïe
et aller plus profond

chercher cette voix
incommensurable
qui porte à rebondir
sur l’ombre ou l’amertume.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides

Pause méditation estivale du 13 juillet 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »
Exode 3, 3

Risquer un détour
par ce qui interroge.

S’exposer à la question,
avant d’exiger la réponse.

La vie fait des signes
qu’il faut lire à genoux,

dans l’humilité de ceux
qui savent s’incliner.

Avancer lentement,
en accueillant ce qui vient,

la caresse
ou l’aiguillon !

Se savoir terreux
et prendre plaisir à cette racine.

La rencontre n’a lieu
que si l’on se baisse

pour dénouer
ses sandales.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides

Il y a en moi plus grand que moi.
A la rencontre de ce plus grand.

Stage résidentiel de ressourcement psychologique et spirituel sur quatre jours, du 30 juillet au 2 août 2020 à la Roche-d’Or à Besançon (25).

La Communion Béthanie vous informe.

« J’ai appris qu’il est important de sentir que nous agissons depuis un espace d’amour et non un espace de peur et de vivre enfin notre propre vérité. Cela nous donnera un aperçu d’une autre dimension et d’une réalité plus profonde, celle qui nous habite au creux de nous-mêmes, notre soi infini, là où je perçois qu’il y a en moi plus grand que moi.
Dans cette perspective, il s’agit de mettre le doigt sur ce qui nous empêche de rejoindre la partie divine en nous, de nous voir à travers les yeux du divin et de créer véritablement un quotidien nouveau.
»
Anita Moorjani

A qui s’adresse ce stage ?
À toute personne en recherche spirituelle, qui désire approfondir sa relation à Dieu, quelle que soit son orientation spirituelle ou religieuse.

Pourquoi venir à cette session ?
Pour pouvoir vivre une dimension spirituelle dans notre quotidien et pour découvrir le divin à l’intérieur de nous.


Contenu de la session
Ce stage a la particularité d’être guidé par cinq animateurs, chacun avec ses spécificités. Ceci pour nous permettre d’accéder à cette dimension spirituelle par différentes voies, avec des ateliers à la carte proposés en accompagnement du contenu commun.

Nous cheminerons au travers de méditations, d’enseignements, de partages en groupe, d’exercices pratiques, de moments dans la nature, enrichis par les nuances propres à chacun des animateurs.

La finalité de cette session est d’entrer dans une harmonie avec nous-mêmes et avec le monde qui nous entoure.

Au cours de ces quatre jours, nous aborderons les points suivants :

  • réfléchir et prendre conscience de qui est Dieu pour moi,
  • repérer les freins à ma vie spirituelle et m’en libérer,
  • faire l’expérience de mon énergie intérieure et la rayonner,
  • goûter à la vie divine qui circule en moi et l’apprécier pleinement.

Va vers toi-même
Tu découvriras que dans le temple secret de ton cœur, ton Être profond t’invite à se déployer vivement.

Suite au stage Il y a en moi plus grand que moi créé en 2017 par Émeline et Guy, nous avons eu envie, à cinq, d’approfondir cette relation à cet Absolu, à ce plus grand, qui est source d’Amour, de Sérénité et de Joie dans nos vies. C’est ainsi que ce stage a vu le jour et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous vous le proposons.

Découvrez les modalités d’inscription ici.

Pause méditation estivale du 6 juillet 2020

Une méditation estivale proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Je vais faire un détour. »
Exode 3, 3

S’étonner, détonner,
quitter la tonalité courante.

Et prendre le temps
des détours
qui rafraîchissent
le regard…

On peut partir
loin,
se laisser griser
par des saveurs d’ailleurs,

mais
on peut rester
et faire en soi
le chemin.

Là où se tiennent
les résistances
et les broussailles
très anciennes.

On va et on vient
dans sa vie.

Des allées et venues
qui nous tiennent,
nous maintiennent.

Mais si l’urgence cesse ?
Si le temps s’impose soudain
comme une page
blanche ?

S’y dessine alors
l’incontournable appel
à marcher pieds nus
dans le souffle des jours.


Francine Carrillo
Vers l’inépuisable, 52 traversées pour 52 semaines
Éditions Labor et Fides

Pause méditation du 29 juin 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« La joie réside dans une mémoire de l’éternité.
Nous sommes vivants. Réels. »

La joie est un regard divin posé sur le monde,
tout comme un regard divin posé sur le monde
est toujours un regard joyeux…
Tout être est porté par la vie.
Tout être est donc, à ce titre,
porté par un élan d’éternité,
le souffle de ce qui est
étant antérieur à tout ce qui est.

Quand on ne voit plus que soi,
on tend à oublier ce souffle.
On ne finit par ne plus voir qu’une vie
allant irréductiblement vers la mort
et donc vers l’échec.

La joie réside dans une mémoire de l’éternité.
Nous sommes vivants. Réels.
Pourquoi la vie qui nous a rendu ainsi vivantes et réels
devrait-elle nous abandonner ?
Le réel peut-il cesser d’être réel ?


Bertrand Vergely

Je tiens dans la foi grâce à la présence amicale de sœurs, de frères, de la terre et des cieux

Eu égard aux circonstances que nous vivons, nous ne nous retrouverons pas pour notre retraite d’été, en juillet prochain.
Ceci-dit, notre proximité demeure et s’intensifie, par le coeur et par la prière.
Comme il m’arrive de le dire régulièrement : – et ce n’est pas une formule de style ! –

« Toi qui veilles en la nuit,
Joyeuse est ta lumière !
Tu es la lampe qui brûle et qui luit
Jusqu’à l’Aube attendue
Depuis des siècles.

Tu précèdes le jour,
Tu portes l’espérance ;
Éclaire l’humanité en sa quête d’amour
Et ramène son cœur
À l’innocence.

À la Pâque de Dieu
Prépare notre terre !
Tu nous annonces un baptême de Feu :
Qu’il embrase la vie
De tous les êtres !
»

Ainsi l’Église s’adresse à saint Jean le Baptiste, au jour de sa fête.

« Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes sœurs, tes frères. »
Luc 22, 32.

Pour des raisons personnelles, pour d’autres raisons aussi, ma confiance, ma foi en l’Église est mise à dure épreuve ces derniers mois.
Et pourtant… j’aime l’Église : la communauté des ami.es de Jésus, l’humanité, toute la création infiniment aimée.

Je tiens dans la foi grâce à la présence amicale de sœurs, de frères, de la terre et des cieux.

Parmi eux Frère Roger et Jean XXIII.
Je relis souvent, en ces heures, ce bref texte émanant de la communauté œcuménique de Taizé :

« Frère Roger a compris très tôt dans sa vie que, pour transmettre l’Évangile aux jeunes, une réconciliation des chrétiens était essentielle. Après Jean XXIII et le Concile Vatican II, il a considéré que le temps de la réconciliation était venu. Il a souvent raconté que, lors de sa dernière rencontre avec Jean XXIII, en 1963, il avait tenu à entendre du pape un testament spirituel et l’avait interrogé sur la place de Taizé dans l’Église. Jean XXIII avait répondu, faisant de ses mains des gestes circulaires : « L’Église catholique est faite de cercles concentriques toujours plus grands, toujours plus grands. » Le pape n’a pas précisé dans quel cercle il voyait Taizé mais Frère Roger a compris que le pape voulait lui dire : vous êtes déjà à l’intérieur, continuez simplement sur ce chemin. Et c’est ce qu’il a fait. »

Parmi eux aussi, notre sœur Véronique Margron op, qui écrivait ces jours derniers :

« Aujourd’hui, si l’Église, habitée de l’Esprit de sagesse et de conseil, est appelée à pouvoir à nouveau se rassembler, elle est d’abord, je le crois, convoquée à sortir pour se rendre présente à ce temps douloureux, à celles et ceux que tenaillent la peine, la douleur de vivre, l’angoisse du lendemain, le sens de l’existence. Quitter trop d’habitudes, de façons de faire trop codées peut-être, de langages sans doute, pour se retourner vers ce temps éprouvé. L’Église, au souffle de l’Esprit de consolation et d’audace, ne peut se retrouver si elle ne s’est pas avant tout dispersée en faveur de tous. Elle existe pour se donner. On ne connaît que ceux à qui on se donne. On ne connaît que ce qui enflamme et brûle une vie. »

Ensemble tenons.

L’Évangile est attendu, comme une source d’eau vive.
Même si c’est parfois de nuit, marchons en Église.
Avançons encore, continuons encore sur ce chemin.
Nous sommes à l’intérieur, pour être dispersés en faveur de toutes, de tous, en particulier, en faveur des personnes transgenres et homosensibles.

Au seuil de cette été, alors que nous fêtons le Précurseur, je vous redis ma proximité cordiale.


Jean-Michel+,
frère prieur de la Communion Béthanie.

Pause méditation du 22 juin 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Ce temps n’a pas disparu.
Il est en toi, indestructible. »

Il fut un temps où la nature fortifiait l’homme, l’instruisait, guérissait ses blessures et lui procurait la force de vivre.

Il était empli de compassion et d’amour maternel pour la terre.
Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature se dessèche et devient dur.

Ce temps n’a pas disparu.
Il est en toi, indestructible.
Il suffit de modifier ton regard sur les choses, de faire taire le vacarme du monde et de retrouver la parole du cœur.

Aujourd’hui, les vastes solitudes ont été peuplées par des villes puissantes.
Mais les étoiles restent à la même place dans le ciel et le soleil se lève toujours.

Apprends à contempler ce qui ne change pas, autour de toi, mais aussi à l’intérieur de toi-même, et tu retrouveras l’unité perdue, la sagesse de l’esprit et la santé du corps…


Sagesse amérindienne

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