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Archive de l’auteur admin

Pause méditation du 15 juin 2020

Une méditation proposée par notre sœur Loan.

« Offre à Dieu un sacrifice de louange,
Et acquitte-toi de tes vœux envers le Très-Haut.
Invoque-moi alors au jour de la détresse :
Je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Psaume 50 (49), 14-15.


Loué sois-tu Seigneur pour tous ces signes que tu m’as donnés et dévoilés, alors que je ne te le demandais pas.
Béni sois-tu Seigneur pour tous ces signes que tu m’as donnés et révélés, lorsque je te l’ai demandé.
Je te rends Grâce pour toutes les fois où j’ai fait l’expérience que c’est bien à l’heure la plus sombre de la nuit, que pointe la Lumière de l’aube.
C’est bien toi qui me guides lorsque je suis perdu.e.
Merci du libre arbitre que tu me laisses lorsque je n’en fais qu’à ma tête en te désobéissant.
Merci de ta patience lorsque je reste inconsciemment dans mes erreurs.
Merci pour tes inspirations qui réjouissent mon âme d’enfant.
Merci de m’éclairer sur ta Sainte Trinité.
Toi qui es la VIE, tu m’enseignes que l’avis de la VIE est plus important que mon avis ou celui de l’autre.
Oui, tu es le Tiers Divin, le tiers de la relation qui m’apprend à développer des relations harmonieuses avec mon prochain.
Oui c’est bon de te rendre gloire à chaque instant, pour un jour à la Foi.s.

Je t’aime mon Seigneur et cela me fait du bien, c’est beau et c’est bon…

C’est bien toi le Bon Dieu.


Votre sœur Loan

Web-culte : Célébration spéciale « Pride » – samedi 13 juin – 18:00

Le samedi 13 juin 2020 à l’occasion de la traditionnelle journée de la Pride (annulée cette année), l’Antenne Inclusive de la paroisse Saint-Guillaume de Strasbourg, David & Jonathan et la Communion Béthanie organisent une célébration inclusive et œcuménique en ligne.

L’horaire de l’office habituel, soit le samedi 18:00, a été maintenu pour s’intégrer pleinement dans le rythme de la paroisse.

C’est une belle occasion de prendre un temps spirituel pour se ressourcer en cette période avec une grande diversité d’interventions :
– Cyril Pallaud sera à l’orgue,
– Jean-Michel Dunand, prieur de la Communion Béthanie, donnera la prédication,
– tandis que la pasteure Caroline Keck coordonnera tout cela avec les membres de David & Jonathan.
– Un temps spécial de témoignages sera donné par Gwendoline Goetz, membre de l’Antenne.

En place et lieu de la collecte, nous proposons de soutenir deux projets :
#SauvonsGuillaume : http://www.sauvonsguillaume.org,
et The European Network Against Racism (ENAR) : https://www.enar-eu.org/Donate-161.

Lors de ce web-culte, nous vous inviterons à allumer une 🕯.
Pensez à en avoir proche de vous, si cela est possible.


Fraternellement.

Stéphane,
frère de la Communion Béthanie

Pause méditation du 8 juin 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Apprends-moi la bienveillance qui voit le bien avant tout »

Seigneur,
Apprends-moi la douceur,
cette vertu aimable dans les peines
comme dans les joies,
dans l’amitié blessée
comme dans la fidélité heureuse.

Ouvre-moi les yeux,
Ouvre-moi le coeur,
pour que je puisse voir et aimer
tous ceux et celles, que je rencontre,
et qui auraient besoin
de mon amitié, de mon sourire.

Inspire-moi la douce parole
qui ranime, qui relève, qui console
qui encourage, qui fortifie.

Aide-moi à fermer les yeux
devant toute ingratitude,
à donner sans recevoir,
à m’oublier moi-même
pour ne penser qu’au bonheur des autres,
à garder pour moi mes chagrins
et mes soucis pour ne pas en faire un fardeau pour autrui.

Apprends-moi la bienveillance qui voit le bien avant tout,
la patience qui sait attendre et pardonner,
la prévenance attentive qui court au-devant
des désirs et devance les demandes.

Fais que mon influence entraîne
à la vérité, à la bonté et à la beauté,
ceux et celles qui font route avec moi sur le chemin.
Que ma vie, unie à la tienne, témoigne de ton bonheur.


Auteur·e inconnu·e

Pause méditation du 1er juin 2020

Les premiers lundis du mois, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.


17

Parfois, sans en avoir l’air,
un grand calme se fait…
Il arrive on ne sait d’où,
d’un Au-delà de toi
soudain revenu…

Ce n’est pas à toi que tu le dois !
Alors ne va pas trop vite te rassurer
quand la Vie te gâte,
ni te féliciter pour tout cela :
n’oublie pas ta fragilité !

Le courage, la paix, la joie de vivre
échappent à ton emprise…
Alors pour continuer à les recevoir,
n’arrête pas de remercier la Vie,
bien conscient que tu Lui dois tout !

Ainsi disponible, malléable dans ses Mains,
tu laisseras œuvrer en toi
ce mystérieux Amour qui sauve de la détresse…


Philippe

Pentecôte 2020 : naphtaline ou mite ?

« La question est : que garder de bon, de juste, de vrai de tous ces lieux et mouvements qui ont été si influents dans l’Eglise ces cinquante dernières années ? …
Cela me travaille au plus profond depuis dix-huit ans : que faut-il en garder ?
»
Ainsi s’exprime mon ami Christophe Rémond.

« Que faut-il en garder ? »
Cette question ouverte me traverse de part en part.

En cette fête de Pentecôte 2020, je ne veux plus me gargariser de formules pieuses usées jusqu’à la corde, de certitudes du type : telle onction sur cette personne, sur cette communauté ! Je suis certain que l’Esprit-Saint inspire vraiment cette œuvre !

Qui sait où souffle Celui qui, au dire de Jésus, est comme le vent ?

« Tu ne sais ni d’où il vient
ni où il va. »

Jean 3, 8.

Je ne veux plus me retrouver -par respect pour ma santé mentale et physique- dans des espaces qui sentent la naphtaline !

L’Esprit-Saint me semble être comme une mite puissante.

Il me semble préférer les trous qui laissent entrevoir la splendeur, la fragilité de notre humanité à l’impeccabilité de nos oripeaux ecclésiaux.

Je rejette fermement aujourd’hui, cette idée, qui m’a longtemps formatée : « notre culture contemporaine est une culture de mort… »

Modestement, je crois que Dieu s’exprime à chaque fois qu’une personne se met debout pour vivre dans la liberté de sa conscience humaine.

Sur un projet et des idées, Madame Marie Cau vient d’être élue maire de Tilloy-lez-Marchiennes, petite commune de 550 habitants dans la région des Hauts-de-France.

« Chère Madame la Maire,
Vous êtes la première personne transgenre élue première magistrate d’une commune en France.
Je vous présente mes sincères félicitations.
Loin de moi, l’idée de vous instrumentaliser.

Ceci-dit, comme frère en Communion Béthanie, (fraternité de prière œcuménique au service de toutes, de tous, en particulier au service des personnes transgenres et homosensibles), je vois dans votre élection un appel de l’Homme de Nazareth.

Jésus dont la manière d’être vivant me rend vivant, dont la manière d’être vivant me met debout au service de la famille humaine.

Dans le service de vos concitoyens, ma prière vous accompagne. »

Pentecôte 2020

Marie Cau, tant de femmes et d’hommes portent l’avenir de ce monde.
Là, je contemple l’action à la fois discrète et forte de l’Esprit-Saint.

Je reçois, dans un élan renouvelé, cette citation de Antonia Susan Byatt :
« Nous sommes définis par les lignes que nous décidons de traverser ou d’accepter comme frontières. »

Je reçois, dans un élan renouvelé, ce chant chrétien de mon enfance :
« Allez-vous-en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous-en sur les places y chercher mes amis …
Et soyez mes témoins chaque jour.
»


Jean-Michel+, votre frère.

Pause méditation du 25 mai 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Me voici »

Rien d’autre que : Me voici.

Un Me voici peuplé de tout ce qui est,
loyal, qui ne fait plus d’histoire, qui vient
au rendez-vous avec ses mondes,
environné des soucis du jour, des visages.
Qui se prend tout entier pour aller mais
qui ne tient rien en laisse. Dépouillé de tout
jugement, dé-préoccupé de soi, de plus
en plus simple, de moins en moins comptable.

Un Me voici ouvert vers devant,
ouvert en dedans, qui ne connaît pas de fin.

Me voici à chaque teinte des jours.
Me voici, je viens.
Me voici là, j’arrive.

Je suis là.

Me voici.
Ne me perds pas.
Touche-moi beaucoup.
Je viens prendre ton air, Dieu inconnu,
et t’ouvrir le mien.

Où nos souffles s’épousent,
je viens apprendre à vivre.


Marie-Laure Choplin

Pause méditation du 18 mai 2020

Une méditation proposée par notre sœur Céline.

Tel Saint-Exupéry, Ahmed ou Zoé,
Tous en panne en plein désert,
Par l’ennui et l’incertitude liés,
Attendre les secours ou réparer ?

Régulier comme la pleine lune,
Un jour, des insectes par nuées,
Un autre jour, une peste brune,
Aujourd’hui, une tête couronnée,

Mon ennemi, je ne te crains pas.

Famille, sœur, frère, étranger,
Vous me manquez,

Aujourd’hui,
Demain,
Plus tard,
Attendre les hypothétiques secours ou de moi-même, je répare ?

Aujourd’hui,
Demain,
Plus tard,
Retour à la case départ ?

Avec Dieu, je suis prêt·E.


Céline Witt

In memoriam – sœur Chantal

Notre sœur Chantal a rejoint le Père mercredi 13 mai, à 23h30


Voici cinq années, elle devenait sœur en alliance de notre Communion Béthanie qu’elle aimait tant et dont elle comprenait le sens profond.
Malgré son grand âge, elle avait assisté à deux retraites chez nos sœurs de la Paix Dieu à Mazille.
Quelle joie quand elle pouvait s’échapper de l’ephad de Quincy-sous-Sénart, signe d’enfermement pour elle !

Chantal avait une multitude d’amis.
Tout comme Jésus, elle fréquentait les les laissés-pour-compte, les petits, les sans voix. Prostituées, prisonniers, trisomiques étaient ses proches, sa famille.

Elle disposait d’une qualité rare : l’écoute.
Elle savait écouter avec une oreille attentive, silencieuse, joyeusement étonnée de ceux qu’elle rencontrait et accueillait avec un grand cœur dilaté d’amour.

Quand je lui ai parlé de la Communion Béthanie, elle n’avait de cesse de rencontrer notre prieur et d’aller vers les personnes transgenres dont elle avait entendu parler mais qu’elle ne connaissait pas.

Chantal connaissait, pour l’avoir vécue, la discrimination.
Elle était sœur de Sainte-Clotilde, dans une congrégation vouée à l’enseignement. Elle m’a souvent confié combien elle avait souffert des regards hautains et méprisants de certaines de ses sœurs car elle n’avait pas fait d’études. A l’époque, elle était désignée pour faire les petits travaux.

C’était Chantal, épouse du Christ, épouse de l’humanité, aimante de l’Afrique où elle avait séjourné pendant dix-huit années de sa vie, à Mopti au Mali. L’arrachement à cette terre qu’elle aimait tant lui avait coûté la perte d’un œil.

Elle a vécu en communauté avec notre sœur et amie Anne-Marie, pauvre parmi les pauvres, dans une cité du quart-monde où désespoir, détresse, espérance et joie faisaient concert.
Vous l’avez compris, sa vie de femme, de religieuse, était riche de rencontres, de joies qu’elle accueillait et dont elle rayonnait.

Chantal a rejoint notre Seigneur avec tous ses « pourquoi » qui la laissaient dans un questionnement douloureux.
Elle a dû retrouver sa maman qui est décédée le jour de sa naissance, puis son papa qu’elle n’aura que très peu connu, puisqu’il disparaissait lui aussi à l’âge de ses dix ans ! Cette souffrance l’aura accompagnée toute sa vie.

Chantal c’était aussi mon amie, ma sœur, ma mère, ma confidente, celle à qui je pouvais tout dire sans avoir crainte d’être jugée.
Maintenant Chantal va accompagner le nouveau seuil de déploiement de notre Communion Béthanie.

A DIEU Chantal !
Nous nous retrouverons et nous rirons à la VIE.


Votre sœur Christine.

Pause méditation du 11 mai 2020

Une méditation proposée par notre sœur Marie-Agnès.

« Retrouve les senteurs
De ce pays sans âge
Dont tu es le berger. »

Ce que tu ne crois plus
Fais-en une clarté
Un désert qui te sauve
Une brûlante absence
Une voie bondissante
Une arche inversée
Un paradis perdu
Un geste qui réchauffe
Une tempête apaisée.

Abrite ses silences
Escorte ses rumeurs
Retrouve les senteurs
De ce pays sans âge
Dont tu es le berger.

Cela qui n’éclaire plus
Qui ne dit plus pour toi
La source et le secret
Fais-le rire au présent
Donne souffle à ses rêves
Sois le feu qu’il engendre
L’éclat de ses possibles
La foudre des matins.

Aujourd’hui sois le vent
Sois promesse d’azur
Et fiancé du torrent
Et blessure d’amour
Clameur du vivant !


Jean Lavoué


Découvrez le site Enfance des arbres.

Pause méditation du 4 mai 2020

Les premiers lundis du mois, nous entrons dans la poésie de notre frère Philippe.

16

Au fond de toi, cachée, obscure,
une épaisseur de doute,
de fermeture, d’inertie et de peur
pas encore reconnue, pas encore traversée…

Impuissance, sable mouvant,
rien pour assurer ton pas :
de quoi guérir peu à peu
de toute prétention, de toute suffisante !

Reste inconsolable,
mesure bien l’étendue de ton mal…
Fais taire le bavardage dérisoire de ton mental :
il bloque ta respiration !
Sonde toujours plus profond ton tourment…
Mais n’oublie pas le courant qui te porte !

Laisse ainsi venir en toi une autre écoute…
Libère les larmes et le cri !
Tends l’oreille sans relâche
pour te rendre présent à l’Au-delà de tout
puisque tu Lui dois la vie…

Réponds au désir de Celui qui t’habite…
Ta soif de L’écouter
soignera ton angoisse, te rendra des forces,
te guidera, sur le Chemin…


Philippe

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